EE0RES1NES ET BAUMES
On voiL un fait pareil dans la lig. A, qui représente des canaux placés autour de la moelle, et que les couches ligneuses ont empôché de se développer latéralement. Dans les ligures Lî, C, E on voit, au contraire, l'intervalle des cellules, qui se prononce de manière à former un véritable canal sécréteur g , qui peut même parfois s’élargir considérablement, ainsi que le montre la figure 3Ui en h.
Les canaux sécréteurs peu vent être répartis seulement dans l'écorce, ou à la fois dans l’écorce et le bois. Nous verrons les cas particuliers qui peuvent se présenter en étudiant chacune des substances. — Ce sont les familles des Conifères, des Térébinlhacées, des Gutlilères, qui présentent dans leur plus grand développement ce système de canaux sécréteurs. — Dans d’autres groupes, dans les Balsamifluées, par exemple, on ne voit pas d’élément anatomique semblable, et l’oléo-résine paraît se former dans des utricules, ou être une véritable transformation de cellules.
[.'aire géographique des végétaux, qui fournissent les oléorésines, est plus étendue que celle des gommes résines on des résines pures, exsudant naturellement. Les Conifères s’étendent depuis les régions froides de l’hémisphère boréal jusque dans les régions chaudes et donnent des produits dans toutes ces zones. Dans l'Ancien Monde, on les voit fournir : les Goudrons, les Poix résines, et aussi des Térébenthines dans les pays
Fit/. 30 i. — Portion d'une coupe transversale de la feuille du Pinus Piaastrr. — /, moitié d un canal résineux; a gauche, cellules parenchymateuses Contenant de la chlorophylle et munies de replis membraneux f ; t, ponctuation. Le contenu des cellules, contracté par U; glycérine, renferme des gouttes d’huile.
OLEORESINES ET IÎAL'MES.
Scandinaves, en Norvège cl en Suède ; puis, dans les régions lempérces de l’Europe, les nombreuses térébenthines d’Alsace, de Suisse, de Bordeaux, de Venise. Dans les parties chaudes, les Térébinlhaeées et les Styracifluées viennent se joindre aux Conifères, et fournir différentes sortes d’üléo-résines et de Baumes : la Térébenthine de Chio, le Baume de la Mecque, les Baumes du Liquidambar oriental. Dans le Nouveau-Monde, même distribution des produits : depuis le Canada jusque dans les pays chauds, ce sont presque exclusivement des Conifères, qui donnent des Térébenthines comparables à celles d’Europe; puis, dans les régions chaudes, des Térébinthacées, donnant des Elémis et des Tacamaques; des Balsamifluées fournissant les Baumes du Liquidambar Shyraciflua L. ; des Légumineuses, qui, par les produits des Myroxylon et des Copaifera , viennent ajouter un élément important au groupe qui nous occupe. Enfin, les Gultifères donnent à la fois dans l’Ancien et le Nouveau-Monde, des Tacamaques, provenant des Calophyllum, et étendent l’aire géographique des Oléo-résines jusque dans l’hémisphère boréal par le Calophyllum Tacahamaca Willd., qui croît à Madagascar et dans l’ile de la Réunion.
11 serait naturel de diviser les produits qui nous occupent en Baumes et en Oléo-résines, sans acide benzoïque ou cinnamique. Mais les caractères, qui frappent le plus les yeux, peuvent être tirés de la consistance plus ou moins grande des substances, dont les unes sont tout 4 fait liquides, d'autres molles, d’autres enfin tout à fait solides, au point de ne pas prendre la forme des vases qui les contiennent. — Si, 4 ces signes de détermination, nous ajoutons les caractères de couleur et d’odeur, (pii sont ici assez nettement marqués dans la plupart des substances, nous arriverons 4 former le tableau suivant, qui nous permettra de distinguer entre elles les Oléo-résines.
!. Produits liquides, formant tout au
plus une croûte 4 la surface.
A. Liquide de couleur blonde ou
OI.ÉORÉSINES ET RM' MES.
brune, transparente au moins en couches minces.
Odeur marquée de térébenthine .
Odeur forte et balsamique -
Odeur désagréable. Liquide
oléagineux .
11. Produits de couleur grise ou noirâtre — plus ou moins opaques.
Liquide sirupeux, d’odeur aromatique forte .
Liquide d’un brun noirâtre, rougeâtre par transparence;
odeur balsamique .
Liquides plus ou moins épais, de couleur noirâtre, d’odeur
empyreumalique .
Liquide épais, grisâtre ou noirâtre, à odeur forte de vanille.
II. Produits mous, coulant lentement, prenant la forme des vases qui les renferment.
Masses de couleur grisâtre ou d’un gris verdâtre, d’odeur
faible, aromatique .
Masses de couleur blanchâtre ou jaunâtre, à odeur de térébenthine .
Massesblancbàlrcs, à forteodeur
de Styrax .
Masses de couleur rougeâtre, à
odeur balsamique .
Masses d’un vert jaunâtre ou noirâtre — odeur aromatique rappelant plus ou moins celle de Mélilot .
III. Produits plus ou moins solides, ne prenant pas d’ordinaire la forme des vases qui les contiennent.
Masses plus ou moins molles, d’un jaune un peu verdâtre, mélées de débris bruns végétaux; forteodeur de fenouil ou de macis .