‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 21 sur 331 · QUINQUINA CALISAYA · texte numérisé non relu

QUINQUINA CALISAYA

Quinquina jaune Royal. — Quinquina Calisaya plat sans épiderme.

Calisaya de plancha. Cortex Chinas regiæ. China Calisaya seu regia.

Le Quinquina Calisaya est donné par le Cincliona Calisaya Wedd.qui croît dans la province Péruvienne de Carabaya, mais a ussi et surtout dans la Bolivie septentrionale.

Il existe deux sortes de Calisaya, le Calisaya en écorces plates ; c’est celui qu’on trouve dans les pharmacies et que nous allons décrire ici, et le Calisaya roulé, dont nous dirons un mot, à propos des Calisayas de Huanuco (page 47).

Le Quinquina Calisaya plat esL une écorce de 10 à 15 millimètres d'épaisseur, très-dense, dont le périderme a été enlevé. La surface extérieure présente de nombreux sillons longitudinaux, qui ressemblent un peu à l’empreinte que laisserait le doigt sur une substance molle ; de là le nom de sillons digitaux qu’on leur donne. Des crêtes saillantes séparent ccs enfoncements. La structure de celle face externe est fibreuse, surtout dans les sillons. La couleur est jaune fauve ou brunâtre. La surface interne est aussi fibreuse, à grain souvent ondulé ; la

DES ÉCORCES. — RUBIACEES.

couleur esl d’un jaune fauve. La fracture transversale, courtcmcnt fibreuse, produit une poussière fine de fibres microscopiques prurientes.

La structure anatomique, que nous avons déjà indiquée plus haut, peut se résumer en quelques mois: trame homogène sur presque toute la coupe transversale; fibres libériennes assez uniformément disséminées, courtes et lâchement unies entre elles.

La saveur du Quinquina Calisaya est franchement amère. 11 contient des proportions considérables de quinine, qui peuvent parfois s’élever jusqu’à GO, 70 ou 80 pour 100. La proportion ordinaire est de 20 à 30 grammes de sulfate de quinine par kilogramme d’écorce, avec G à 8 grammes de sulfate de cinchonine.

Le <tuin<iuina Caiisaja est quelquefois remplacé dans le commerce par des écorces de qualité inférieure, mais qui ont avec lui une assez grande ressemblance extérieure. Ce sont les Calisayas légers du commerce.

Le plus commun est celui qu’on a nommé Uuinquiiia rouge •le t'u/.eo, qui est donné par le Cinchona scrobicvlata Wedd. Il se présente en plaques, plus minces que celles du Calisaya, dont la surface extérieure, d’un brun obscur, est marquée de quelques impressions transversales légères et de cavités remplies d’une matière fongueuse. On la trouve quelquefois beaucoup plus semblable au Calisaya vrai, ayant comme lui, des sillons digitaux, seulement moins profonds et séparés par des crêtes moins saillantes ; la face interne à grain, fin et droit est d’un jaune orangé ; la fracture transversale plus ou moins celluleuse à l’extérieur présente à la partie interne des fibres longues et flexibles ; la couleur est plus ou moins rougeâtre. Cetle teinte, la légèreté de l’écorce, son peu d’épaisseur relative, ses longues libres flexibles, l’apparence cellulaire de la cassure dans la couche extérieure, sont les meilleurs caractères (pii permettent de distinguer du vrai Calisaya le Quin-

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