‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 303 sur 331 · MATIERES COLORANTES. — LICHENS · texte numérisé non relu

MATIERES COLORANTES. — LICHENS

tière chromogène est parfaitement incolore. C’est une poussière blanche, qui incruste les couches extérieures du lichen, et qui est formée d’acides cristallisables, auxquels on a donné le nom d 'acides lécanorique, cm/thrique, évernique. Sous l’influence des alcalis, ces acides peuvent se décomposer et donner naissance un principe particulier, désigné sous le nom d’orcine. L’orcine elle-même, soumise à l’influence de l’air et de l’ammoniaque, se transforme en une matière azotée, qu’on yomme orcéine et qui est le principe colorant, de ce qu’on appelle vulgairement l’Orseiile. C’est un corps incristallisable, d’un beau rouge, peu soluble dans l'eau, très-peu dans l’alcool,

peine dans l’éther.

Lorsque dans l’opération précédente, on fait intervenir un carbonate alcalin, l’orcine, qui existait, ne se transforme plus, sous l’influence de l’air et de l'ammoniaque, en orcéine, mais en une série d’autres matières colorantes, dont la principale, azotée comme l’orcéine, est Yazolitmine. Ces matières sont rouges, mais sous l'influence des bases, elles prennent une couleur bleue, et donnent alors leur teinte particulière à ce qu’on a appelé le Tournesol en pains.

Ces notions étaient nécessaires pour bien comprendre la nature et le mode de préparation de ce dernier produit, que nous avons à étudier particulièrement.

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