‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 51 sur 331 · MES MOIS · texte numérisé non relu

MES MOIS

socles de secteurs très-longs et généralement très-étroits. Ces rayons sont formés d'une ou plusieurs rangées de cellules, qui sur la coupe transversale (fi g. 291 r) paraissent étendues dans le sens radial. Sur la coupe longitudinale et diamétrale on voit ces cellules de forme rectangulaire, former des espèces de murs (fig- 291 ?■) de hauteur variée, de là le nom de tissu m'informe qu’on leur donne. Sur la coupe tangentielle(/%. 293 r), ils forment des traits ou des amas fusiformes, où l’on voit nettement le nombre des rangées de cellules, qui composent le rayon.

Les couches annuelles du bois sonL nettement séparées dans la plupart des arbres de nos climats. L’on y voit les vaisseaux se grouper d’ordinaire vers la limite interne de chaque zone, devenir au contraire plus rares vers la partie extérieure. Mais dans les arbres des tropiques, il arrive souvent que les formations annuelles ne sont pas distinctes les unes des autres. On y aperçoit cependant un certain nombre de zones assez étroites, irrégulières, mais dont les limites ne sont pas continues sur toute l’étendue d’une circonférence. Ces limites sont tracées par un parenchyme ligneux (1), plus ou moins épais, généralement formé de cellules étendues dans le sens de l’axe, et qui occupe la largeur d’un rayon médullaire à l’autre.

Au centre du bois, on voit un canal médullaire, généralement très-petit, contenant le parenchyme de la moelle.

On distingue d’ordinaire dans le bois deux ordres de couches (fig. 292) : les plus extérieures sont pâles, blanchâtres d’ordinaire, relativement tendres; elles appartiennent à V aubier. Les plus internes sont le plus souvent plus dures, plus colorées et plus riches en principes; elles forment ce que l’on appelle le duramen ou cœur dubois. C’est d’ordinaire cette portion, qui, contenant le plus de matière active, est employée dans les pharmacies. Dans certains cas cependant, dans les bois blancs en particulier, il n’y a que des différences insignifiantes ou même milles entre

(1) Ce parenchyme n’est pas spécial ;i ces bois : on le trouve aussi dans des arbres à couches annuelles bien évidentes.

DES BOIS

le duramen et l’aubier. La dureté plus ou moins grande de cette portion centrale, sa coloration, la présence dans son tissu de matières résineuses ou d’huiles essentielles, sont des caractères qui permettent de distinguer les uns des autres les bois qui se rencontrent dans nos droguiers. Tous ces signes distinctifs sont du reste dominés par les caractères tirés de la présence ou de l'absence de couches annuelles, nettement distinctes. Nous les résumons dans le tableau suivant :

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