‹ Traité pratique de la détermination des drogues simples d'origine végétaleChapitre 54 sur 331 · BOIS DE (.II ASSIA · texte numérisé non relu

BOIS DE (.II ASSIA

On distingue deux sortes de iï«is de Ouassîa, tous deux possédant comme caractères communs uneamertume franche, trèsmarquée. Tous deux ont des rayons médullaires très-rapprochés et, coupant ces rayons, des lignes concentriques discontinues, visibles soit à l’œil nu, soit à la loupe. On les trouve souvent dans les pharmacies, recouverts de l’écorce, qui, dans une espèce est très-adhérente, dans l'autre au contraire, se détache facilement du bois et forme autour de la branche un manchon mobile. Voici leurs caractères distinctifs :

Bois de couleur un peu fauve, à lignes transversales, peu épaisses, visibles seulement à la loupe. Ecorce se séparant du bois . 1. Quassia amara.

Bois de couleur pâle, nuancé de jaune verdâtre. Lignes transversales visibles à 1 œil. Écorce adhérente . “2. Quassia de la Jamaïque.

BOIS DE QUASSIA AMAUA.

i. QUASSIA AMARA.

Bois do Quassia. Bois amer. Bois de Surinam. — Lignum Quassia surinameme seu Quassiœ venun.

Le itoiN «ii* Quassia esl fourni par une Simaroubée des An- 1 illes, de Cayenne et de Surinam, cju’on a nommée Quassia amara L.

Ce bois se présente dans les pharmacies tantôt en celais, ou en morceaux dépourvus d’écorce ; tantôt en fragments débranchés cylindriques, ayant jusqu’à un décimètre de diamètre, el entourés d’une écorce, qui se sépare facilement de la partie ligneuse et lui forme quelquefois comme une sorte de fourreau mobile. — Quand celle écorce existe, elle peut servir à reconnaître le bois de Surinam et à le distinguer, à première vue, du bois de Quassia de la Jamaïque, dont nous aurons à parler plus loin Elle est recouverte d’une partie subéreuse blanchâtre, tantôt male, tantôt micacée par places. Là où cette sorte de croûte blanchâtre manque, on voit la couche sous-jacente sous forme de taches d’un gris noirâtre. A la face interne, l’écorce a comme la surface extérieure du cylindre ligneux une teinte grisâtre, mêlée de taches longitudinales plus ou moins étendues, d’un bleu noirâtre. Ces taches, qui se retrouvent du reste dans l’intérieur du bois et de l’écorce, paraissent ducs à des cellules d’un mycélium.

La cassure de cette écorce est assez grossièrement fibreuse dans la partie interne. La coupe transversale la montre épaisse de 1 à 2 millimètres. Une ligne d’un jaune-brun très-évidente, formée d'une série non interrompue de cellules pierreuses, sépare celle écorce en deux parties presque égales : d’une part des couches cellulaires formant le suber et un

parenchyme mêlé de nombreuses cellules pierreuses; d’autre part, la zone libérienne, très-fibreuse, formée de parenchyme cortical, alternant avec des cellules libériennes épaisses, et parcourue par des rayons médullaires. Des cellules pierreuses

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