BOIS D'ALOÈS
Lois de Calambac. — Lignum Aloes. Lignum Agallochi verum.
Le flïoîs «r Alo«-s vrai est donné par l 'Aloexylon Agallochum Loureiro, qui vient dans les montagnes de la Cochinchine.
Il arrive en morceaux irréguliers de couleur brune ou grisâtre, marqués, dans le sens de la longueur, de longues veines foncées noirâtres. Les échantillons de l’École de pharmacie sont en morceaux assez irréguliers, comme cariés par places, creusés de nombreuses cavités; ils sont composés de libres ligneuses grossières agglutinées ensemble. La coupe transversale faite au couteau est très-inégale. Elle montre, au microscope, un tissu ligneux, formé de cellules fibreuses à parois épaissies, grisâtres, entremêlées de vaisseaux soit isolés, soit rangés par 2 ou 3, larges, contenant souvent une résine brun foncé dans leur intérieur. Des rayons médullaires, formésd’une seule rangée de cellules, remplies d’une résine jaunâtre, coupent le tissu ligneux en bandes étroites, dont les vaisseaux occupent souvent toute la largeur. Çà et là des lignes de cellules également résinifères coupent ces bandes radiales.
Ce bois d’Aloès se ramollit sous la dent ; il a une saveur aromatique et légèrement amère ; il brûle en répandant une odeur agréable.
On désigne sous le nom de Mois «l'Aigle ou itois «r Alors
ordinaire, Lignum Aquilariœ seu Aspalathi , un bois produit par Y Aquilaria secundaria DC. ou Y Aquilaria mcilaccensis UC., plante de la petite famille des Aquilnnnées.
Ce bois, tel (pie nous le trouvons dans le droguier de l’Ecole de pharmacie, est plus compact que le précédent. D’une couleur brun foncé à la surface, il est d’un jaune pâle à l’intérieur, et montre d’une manière bien marquée de gros vaisseaux, cou-