X T 1 T . CUIRS MORDORÉS
Ces cuirs sont ceux qui présentent un éclat métallique agréable. Le mordoré peut être jaune, vert cantharide, bronze, acier, etc. On y arrive par la formation d'un sulfure métallique à la surface du cuir.
On donne d'abord un fond approprié au mordoré que l'on veut obtenir. Pour le mordoré jaune on donnera une teinture jaune clair, pour le mordoré vert une teinte vert clair, pour le bronze une teinte bronze clair et pour l'acier un fond bleu clair.
On passe dessus une solution métallique :
Azotate de plomb pour le gris fer.
Sulfate de cadmium — le jaune doré. Acétate de cuivre — le noir.
On laisse sécher aux cinq sixièmes au séchoir ; on pend ensuite les cuirs dans une chambre carrée de 2 mètres de hauteur, 2 mètres de largeur et 2 mètres de longueur, au fond de cette chambre se trouve un vase en forme de croix renfermant une dissolution de sulfure de sodium. Un tuyau de plomb fait , communiquer l'extérieur de la chambre avec le milieu du vase : ce tuyau se termine au dehors par un entonnoir par lequel on verse de l'acide chlorhydrique ou de l'acide sulfurique qui décomposent le sulfure, en font dégager l'hydrogène sulfuré, qui se combine aux sels qui sont étendus sur la peau. Ces sulfures fabriqués lentement ont un éclat métallique. On les lisse à la machine à battant.
On colle le sulfure avec de l'albumine d'œuf ou avec un vernis formé avec de la gomme laque, de l'acide borique et de l'acide picrique.
Ce procédé a un inconvénient ; c'est l'odeur dégagée par ces cuirs au sortir de la chambre à gaz. On peut remplacer l'hydrogène sulfuré par une dissolution de sulfo-urée, qui donne les mêmes résultats.
Nous no signalons que pour mémoire les procéaés employés pour fixer des poudres métalliques sur le cuir. On délayait ces poudres dans de l'eau albumineuse, on étendait ainsi la solution avec un pinceau plat sur le cuir, on faisait sécher et on développait l'éclat métallique à la lisseuse, qui faisait office de brunissoir.