Les plaies sont en voie de cicatrisation. Exeat
Art. <i% — Abcès ««lénltlque Inguinal par cause vénérienne
(bubon) .
Quelques auteurs comprennent sous le nom de bubon non-seulement tous les engorgements ganglionnaires de la région inguinale, mais encore ceux qui peuvent survenir dans une partie quelconque du corps, quelle que soit d’ailleurs la cause qui les ait produits. Pour éviter toute confusion à cet égard, nous réserverons le nom de bubon à l’abcès adénitiqne inguinal par cause vénérienne.
On a établi dans l’histoire du bubon vénérien un grand nombre de divisions. Nous étudierons seulement ici :
1° Les bubons virulents,
2° Les bubons inflammatoires,
3° Les bubons d’emblée.
1° Les bubons virulents sont ceux qui sont dus à l’absorption du virus syphilitique. Us reconnaissent toujours pour cause l’existence d’un chancre placé soit sur une muqueuse, soit sur la peau.
Les chancres de la partie inférieure de la verge, comme l’avait observé Hunter, et surtout ceux des environs du frein, sont ceux qui provoquent le plus souvent l’apparition de l’adénite inguinale spécifique. Chez la femme, elle succède aux chancres du clitoris, des grandes lèvres et du vagin. On a dit que les lymphatiques du vagin se rendant aux ganglions pelviens, on ne pouvait comprendre comment les chancres du vagin étaient suivis de bubons inguinaux. Mais d’une part il résulte d'une préparation anatomique déposée au Musée de la Faculté par M. Aubry que les lymphatiques provenant de la muqueuse vaginale vont se rendre à la vulve ; d’une autre part, il faut savoir que chez la femme ce sont les chancres des environs du méat urinaire qui déterminent le plus ordinairement l’abcès adénitique inguinal vénérien.
Le bubon vénérien a généralement pour siège les ganglions sus-inguinaux qui reçoivent, comme on sait , les lymphatiques des organes génitaux. Voilà pourquoi l’adénite syphilitique s’observe au-devant du ligament de Fallope ou immédiatement au-dessous dans le pli inguinal, et cette circonstance suffirait à elle seule, dans une multitude de cas, pour faire soupçonner la cause vénérienne du bubon.
Ordinairement il n’existe qu’un seul bubon virulent. Hunter considère ce fait comme un signe distinctif entre le bubon vénérien et les engorgements ganglionnaires non spécifiques, mais on conçoit sans peine qu un chancre très-étendu et ayant des connexions avec les vaisseaux lymphatiques qui vont se rendre à des ganglions différents pourrait y produire des adénites multiples.
Le bubon virulent a la propriété de fournir un pus inoculable. C’est ce
CiO PART. III. - DE LA SUPPURATION DANS LES ORGANES.
qui a fait dire à M. Ricord que le bubon virulent n’est autre chose quun chancre implanté dans un ganglion. De plus le bubon virulent serait toujours intéro-ganglionnaire, car, selon l’auteur que nous venons de citer, le pus pris dans la glande lymphatique serait le seul qui donnât la pustule caractéristique ; le pus pris dans le tissu cellulaire ne fournirait rien de semblable. Si plusieurs ganglions étaient malades, le pus du premier ganglion en rapport direct d’absorption avec le chancre auquel succède l’adénite spécifique serait seul inoculable. Au delà de ce premier ganglion, le liquide purulent perdrait son caractère distinctif, la propriété de s’inoculer.
M. Ricord admet encore en principe que l’inoculabilité appartient seulement au pus des bubons superficiels, et que lorsqu’on la rencontre dans les bubons profonds, c’est que ceux-ci se sont trouvés baignés par du pus virulent venu d’un ganglion superficiel ou d’un chancre voisin.
Le bubon virulent peut se montrer tant que le chancre n’est pas arrivé à sa période de réparation ; il reste virulent tant que le chancre luimême possède cette propriété. On a cependant cité des cas d’adénite virulente chez des sujets dont le chancre était cicatrisé.
Le bubon virulent se termine par suppuration et présente tous les caractères d’un véritable chancre ganglionnaire : bords rouges, renversés, décollés, taillés à pic, fond sanieux, grisâtre, aspect ulcéreux, tendance à l’induration.
La marche du bubon virulent peut être aiguë ou chronique; dans ce dernier cas il y a presque toujours induration.
La terminaison par gangrène s’observe quelquefois sous l’influence tantôt d’applications intempestives, tantôt d’un état général mauvais.
Le bubon phagédénique est un bubon dans lequel les bords et le fond du ganglion suppuré sont frappés de gangrène.
Si un travail ulcéreux, s’étendant de proche en proche, détruit une portion considérable de peau et met ainsi à nu une grande partie de l’aine ou du ventre, le bubon est dit serpigineux. Cette forme du bubon virulent s’accompagne souvent de diarrhée et d’hémorrhagie de la peau ou des muqueuses, et M. Lagneau a vu souvent la mort être la conséquence de ces accidents chez des sujets soumis à des miasmes putrides ou débilités par un trop long usage du mercure. Il assimile avec raison le travail ulcéreux dont les bubons sont alors le siège à la pourriture d’hôpital.
2° Le bubon inflammatoire n’est autre chose que l’abcès adénitique inguinal simple, avec cette particularité qu’il est toujours précédé d’accidents vénériens primitifs, chancre ou blennorrhagie.
Plus prompt à se produire que les autres formes de bubon, il apparaît toujours dans la période aiguë des accidents qui ont donné lieu à sa manifestation.
Jamais le bubon inflammatoire ne fournit de pus inoculable et, quand il a pour antécédent une blennorrhagie qui ne s’inocule pas, il n’est jamais, dit M. Ricord, suivi de l’infection constitutionnelle.
Quand une infection générale a lieu dans le cas de bubon inflammatoire, c’est, ajoute cet auteur, à cause du chancre et non à cause du bubon.
3° Existe-t-il des bubons d’emblée, c’est-à-dire des bubons développés sans lésion locale préalable aux parties sexuelles et par le seul fait, de l’absorption du virus déposé à leur surface? Fallope, rAstruc, Swediaur, Hunter, M. Lagneau admettent l’existence de cette espèce de bubons. Hunter cependant avoue qu’ils sont très-rares. « Si les parties étaient explorées avec beaucoup de soin, dit-il, il est probable qu’on découvrirait souvent qu’un petit chancre est la cause de l’infection, c’est ce que j’ai vu plusieurs fois. i>
Sans entrer ici dans la discussion des raisons qu’on a fait valoir pour ou contre l’existence du bubon d’emblée , nous dirons que nous nous rangeons sous ce point de vue aux idées professées par M. Ricord.
Cette variété de bubon survient rarement avant la seconde semaine qui suit le coït suspect ; le plus souvent, c’est beaucoup plus tard.
Il est rare qu’un seul ganglion soit affecté ; le plus ordinairement plusieurs ganglions sont pris et particulièrement les ganglions profonds.
Dans tous les cas le bubon d’emblée affecte presque toujours une marche chronique. — Longtemps indolent, il a peu de tendance à la suppuration et lorsqu'il suppure, il ne fournit jamais de pus inoculable.
Diagnostic.
Pour reconnaître qu’un abcès adénitique inguinal est de cause vénérienne, il faut rechercher s’il existe ou non aux parties sexuelles un chancre ou une blennorrhagie. L’absence d’accidents primitifs constitue, selon Hunter, une forte présomption en faveur de la nature non syphilitique de l’abcès inguinal. Dans l’exploration des organes génitaux , on n omettra pas de s’assurer, alors même qu’on ne rencontrerait ni écoulement , ni ulcération , qu’il n’existe aucune cicatrice suspecte.
La constitution du sujet sera l’objet d’un examen particulier; car 1 adénite inguinale pourrait être la conséquence d’une maladie scroi fuleuse.
On aura aussi égard, si le bubon est entré en suppuration, à l’aspect
qu il peut présenter. Les bords décollés, taillés à pic, indurés, le fond "• 41
sanieux et grisâtre de la surface suppurante, donnent lieu à autant de probabilités en faveur de l’adénite virulente.
Il est des cas, cependant, où le diagnostic peut offrir les plus grandes difficultés. L’inoculation seule peut alors donner la solution du problème. Pour que ce moyen puisse avoir toute l’utilité qu’on doit en attendre, il faut se rappeler certaines circonstances sur lesquelles M. Ricord insiste beaucoup et dont l’oubli pourrait faire éebouer l’expérience.
Un ganglion infecté peut déterminer l’inflammation phlegmoneuse du tissu cellulaire voisin. Si, dans ce cas, on prend du pus fourni par le tissu cellulaire avant qu’il soit mélangé au pus virulent, l’inoculation reste négative, tandis que, lorsqu’on prend le pus du ganglion infecté, l’inoculation a lieu.
Lorsque plusieurs ganglions voisins sont en suppuration, il faut prendre garde qu’un seul peut être infecté et, par conséquent, fournir un pus inoculable.
C’est dans les premiers ganglions en rapport direct avec la surface suppurante qu’il faut chercher le pus virulent (Ricord). On doit se rappeler enfin que l’inoculation reste sans résultat, quand on a affaire à un bubon déjà suppuré et envoie de réparation.
Au point de vue du pronostic, voici les propositions qui ont été formulées par M. Ricord :
« Le bubon, que précède un chancre sans induration, suppure presque toujours.
« Le bubon, qui suit un chancre phagédénique diphthéritique, revêt bientôt lui-même cette forme.
« Le bubon, qui succède au chancre induré, passe à son tour à l’état d’induration.
«En général, les bubons suppurent bien plus souvent à la suite des chancres que lorsqu’ils sont précédés par la blennorrhagie.
« Les bubons superficiels abcèdent beaucoup plus souvent que les engorgements profonds.
« Les ganglions arrivent rarement à la suppuration sans que le tissu cellulaire ambiant soit pris aussi. Dès qu’un ganglion engorgé, d’abord libre et mobile, devient adhérent à la peau et aux tissus sous-jacents, on doit craindre la suppuration, surtout lorsqu il s agit de 1 état aigu. » [JS otes à lJu,nter, t. II, p. 491).
Traitement.
Traitement. — Lorsqu’on a à traiter les accidents primitifs susceptibles de donner lieu au bubon, on doit s’attacher à prévenir le développement de ce dernier. Pour cela, le repos, non-seulement de
SECT. XII. — SUPPURATIONS DU MEMBRE INFÉRIEUR. 643 l’individu, mais encore des organes malades, est rigoureusement indispensable.
Si, malgré cette précaution, l’engorgement ganglionnaire se manifeste, on doft chercher à en obtenir la résolution par des applications de coups de scarificateur répétées tous les deux jours, et secondées par l’emploi de la pommade d’iodure de potassium et des cataplasmes.
M. Broca, dans un Mémoire présenté à l’Académie de médecine (séance du 9 septembre 1856), a proposé un traitement abortif du bubon vénérien suppuré, lequel traitement consiste dans l’emploi des moyens suivants :
« Dès que la tumeur naissante a acquis le volume d’une petite noisette, on la saisit entre deux doigts de la main gauche, de manière à fixer à la fois la peau et le ganglion, et on plonge directement un bistouri aigu jusqu’au centre du ganglion. Sans lâcher prise, on retire le bistouri, qu’on remplace par une sonde cannelée ; alors on exerce une très-forte pression latérale sur la petite tumeur. On voit bientôt glisser dans la cannelure delà sonde une matière demi-liquide, jaunâtre, visqueuse; c’est le pus encore mal élaboré qui existait au centre du ganglion. On exprime la tumeur jusqu’au sang, afin d’étre bien certain de n’y pas laisser de pus. Cette manœuvre est ordinairement assez douloureuse. S’il existe plusieurs ganglions engorgés, on les vide ainsi successivement dans une seule séance par autant de ponctions distinctes.
Le lendemain, on rouvre chaque petite plaie avec la sonde cannelée pour donner issue au pus qui s’est reformé, on comprime de nouveau, et on comprime ainsi chaque matin jusqu’à ce que la suppuration soit tarie ou que la petite ouverture soit devenue fistuleuse. »
Lorsque la suppuration a lieu, nous sommes dans l’habitude, aussitôt que la peau est suffisamment amincie, d’ouvrir l’abcès avec un scarificateur à lames très-longues, et, le foyer une fois bien vidé du pus qu’il contient, de tenter la réunion primitive à l’aide du pansement par occlusion.
Quand la cicatrisation se fait trop longtemps attendre, le drainage par les anses élastiques et le lavage sont les moyens auxquels nous avons recours.
En offrant ici quelques considérations sur les phénomènes et le traitement des bubons vénériens, nous ne pouvons oublier un abcès dont l’histoire peut fournir des inductions pratiques d’un assez grand intérêt: elle prouvera, surtout, à combien d’accidents redoutables peut donner lieu la stagnation d’un pus déjà vicié par le contact de l’air, et comment l’emploi des moyens les plus simples peut, lorsqu’il est bien indiqué, faire tomber un appareil de symptômes alarmants.
Obs. G87. — Bubon vénérien. Accidents généraux dus à (a stagnation du pus. Contreouverture. Guérison. — Langligné, soldat au 57e de ligne, entra à l’hôtel-Dieu de Nanles
le 1T février 1827, pour un chancre de la verge, qui fut très-rapidement suivi d’engorgement inguinal qui abcéda ; peu après l’ouverture de l’abcès, la maladie prit un caractère fâcheux ; une vaste ulcération se développa au pli de l’aine, et la santé générale s’altéra sensiblement. Lorsque le malade fut examiné, voici quel était sométat.
Un ulcère elliptique de 0m,08 de long sur 0°>,0G8 de large, occupait l’aine gauche, ayant son grand diamètre dans le sens de la longueur de l’aine. Trois ou quatre tumeurs arrondies du volume d’une petite noix, d’une couleur grisâtre et présentant l’aspect de ganglions inguinaux tuméfiés et suppurés occupaient le centre de cet ulcère dont une sanie grisâtre remplissait les anfractuosités.
Santé générale altérée ; dépérissement extrême, sécheresse et chaleur âcre de la peau, abattement; lièvre continue; langue rouge, pointue, avec enduit fuligineux, douleur épigastrique, perte de l’appétit, borborygmes continuels. Application de sangsues à l’épigastre ; poudre de quinquina sur l’ulcère. Renouvellement des pansements deux fois par jour.
Après quelques jours de ce traitement, on vit les tumeurs globuleuses de l’aine disparaître, lés anfractuosités de l’ulcère se combler, celui-ci prendre une couleur vermeille, et la suppuration cet aspect et cette consistance qui la font généralement regarder comme louable.
Enfin la marche de la maladie prenait la tournure la plus heureuse, lorsqu’on vint à s’apercevoir, au milieu des pansements, que de l’angle interne il s’écoulait du pus par une ouverture très-étroite et qu’on le faisait sortir en grande abondance en pressant à la partie interne et supérieure de la cuisse au-dessous de l’insertion du droit interne, et sur toute la longueur de la branche descendante du pubis. La peau n’offrait aucun amincissement dans ces différents points, et la situation du foyer ne se manifestait par aucun indice assez précis pour y pouvoir porter l’instrument; d’un autre côté toute exploration par l’orifice supérieur était impraticable à raison des sinuosités du trajet fistuleux.
Des injections avec un mélange de quinquina en décoction et d’eau-de-vie camphrée étaient poussées dans cette cavité, et l’ulcère était pansé avec la charpie tantôt sèche, tantôt recouverte d’un digestif animé.
Cependant la santé de Langligné dépérissait à vue d’œil, la tristesse et le découragement, le regard sombre et abattu, la fièvre continuelle avec rougeur violacée des pommettes, la sécheresse et la chaleur âcre de la peau, la perte d’appétit avaient reparu. Ce malheureux succombait évidemment à une fièvre hectique par douleur et par résorption.
En effet, malgré toutes les injections, le pus stagnait toujours dans l’arrière-cavité, chaque pansement en offrait la même quantité et cette humeur prenait des caractères de plus en plus fâcheux ; il était à remarquer que les parties de l’ulcère extérieur qui, par leur position, se trouvaient les plus exposées au contact du pus, contractaient un aspect grisâtre et une sensibilité excessive.
L’indication d’ouvrir une issue à ce pus délétère était évidente. Le pus étant venu faire saillie à la partie interne de la cuisse, on pratiqua une contre-ouverture qui conduisit au centre du foyer au travers duquel fut passée une bandelette de linge.
A dater de ce moment, la santé générale du sujet et l’état local éprouvèrent une amélioration des plus rapides ; la fièvre tomba et l’ulcère détergé se ferma dans un court espace de temps.
Des détails consignés dans cette observation, il résulte :
Que la stagnation du pus dans des foyers anfractueux et profonds, lorsque ceux-ci ont éprouvé le contact de l’air, lui fait acquérir des caractères éminemment pernicieux; que, dans cet état, le pus altéré produit un véritable empoisonnement lent dont les symptômes sont la fièvre continue, la tristesse, les digestions imparfaites, la sécheresse
SECT. XII. — SUPPURATIONS DU MEMBRE INFERIEUR. Cio.
de la peau, l’amaigrissement rapide, c’est-à-dire tous les symptômes de la fièvre hectique continue.
Et qu’enfin, vainement on se fatiguerait en pansements fréquents, en injections, en applications locales et en remèdes internes, tandis qu’une simple incision peut faire tomber avec la plus grande rapidité un appareil formidable d’accidents généraux et locaux; qu’en conséquence, il faut à tout prix tenter cette incision, dût-on courir quelques risques en la pratiquant, sans attendre des indications très-précises sur le point où elle doit être faite. Que sont, après tout, les dangers d’une incision inutile, comparés à ceux auxquels expose la stagnation du pus?
Les formes ulcéreuse et serpigineuse du bubon vénérien suppuré sont, en général, efficacement combattues par les attouchements quotidiens avec la solution à b grammes de nitrate d’argent pour 30 grammes d’eau. Mais, dans les cas rebelles, c’est encore au pansement par occlusion que nous avons dû les meilleurs résultats.
Enfin, contre l’adénite chronique, nous dirigeons les scarifications, tous les deux jours, sur les parties malades, les frictions, toutes les deux heures, avec la pommade d’iodure de potassium et les bains alcalins.
Il est bien entendu qu’aux moyens locaux on ne doit pas manquer d’associer, s’il y a lieu, le traitement antisyphilitique.
L’observation suivante fera reconnaître les moyens que nous mettions en usage contre l’adénite inguinale de cause vénérienne avant l’emploi du drainage par les anses élastiques, drainage que nous appliquons aujourd’hui d’une manière générale et presque sans exception, au traitement de toutes les formes de bubon.
Obs. 688. — Engorgement ganglionnaire double à la région inguinale par cause vénérienne. Sangsues, cataplasmes, onctions mercurielles . Ouverture de l'abcès au moyen de trois coups de lancette. Lavage. Guérison. — Aniète (Auguste), 25 ans, entra, le 10 octobre 1843, à l’hôpital de la Charité, salle Saint-Jean.
Chez ce malade existe à la face interne du prépuce une ulcération syphilitique.
A chaque aine existe un engorgement à peu près indolent, inégal, bosselé, volumineux, sans changement de couleur à la peau. 11 s’est graduellement accru depuis deux mois. Il y a dix jours que les mouvements de la marche sont devenus douloureux.
Le 1 1 octobre. — Sangsues aux deux aines.
12. — On fait remarquer d’une manière toute particulière que la fosse iliaque est le siège d un engorgement profond très-perceptible. — C’est le second malade chez lequel un engorgement semblable coïncide avec un engorgement des ganglions externes. Frictions avec l’onguent napolitain. Cataplasmes. •
Depuis trois semaines, il y a des sueurs nocturnes. Le malade toussait depuis la même époque. La toux a cessé depuis quatre jours.
On se demande à propos de l’engorgement des ganglions profonds si cette particularité n existerait pas dans la plupart des cas d’engorgements ganglionnaires superficiels.
10. Fluctuation, lrois coups de lancette. Beaucoup de pus. Cataplasmes.
n. Dégorgement insuflisant. On vide le foyer par compression.