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Le travail réparateur continue; même pansement

23. — Le malade se lève, presque toutes ses plaies sont fermées, solution ; nouvelle cuirasse.

30. — Le travail de cicatrisation est complet; le malade sort parfaitement guéri.

Art. <». — Abcès sous-périostlqucs aigus de la jambe.

La jambe est, après la cuisse, la région sur laquelle les abcès souspériostiqucs aigus se développent le plus fréquemment. Sur 15 cas de cette maladie qui ont été réunis par nous, 8 étaient relatifs à des abcès sous-périostiques du tibia, et sur ces 8 derniers, il en est i

dans lesquels l’affection intéressait à la fois la jambe et la cuisse.

Quant aux symptômes des abcès sous-périostiques aigus de la jambe, ce sont d’abord la douleur localisée dans le point où a débuté la maladie ; douleur profonde dilacérante, sujette à des exacerbations nocturnes, l’absence complète de rougeur à la peau, à moins de complication érysipélateuse, la tuméfaction diffuse faisant corps avec l’os. Puis, quand l’abcès a été ouvert, l’abondance de la suppuration, sa fétidité dès la première incision, la présence des globules huileux, la nécrose d’une portion plus ou moins considérable du tibia, nécrose démontrée par la dénudation de l’os, le bruit sec qu’il donne à la percussion avec le stylet, par l’élimination de séquestres plus ou moins nombreux : tels sont les symptômes auxquels on reconnaît la variété d’abcès qui nous occupe.

Bien que l’abcès sous-périostique aigu ne se complique pas habituellement d’invasions purulentes articulaires, nous possédons cependant un cas dans lequel la cavité du genou se trouva prise consécutivement à une périostite suppurée du tibia.

Les accidents généraux sont habituellement très-graves. A leur degré le plus élevé, ils rappellent cet ensemble particulier de phénomènes auxquels on a donné le nom d’état typhoïde, et peuvent amener la mort dans un espace de temps assez court.

La première indication à remplir, c’est d’inciser promptement et largement sur le foyer de l’abcès, puis de pratiquer une contre-ouverture, pour faciliter les manœuvres du drainage. C’est par le lavage, les canules en Y et le séton perforé, qu’on prévient la putridité et les accidents typhoïdes auxquels elle peut donner lieu. Par les douches à l’acide chlorhydrique, dans la proportion de 1 à 2 millièmes, on hâte la disparition des séquestres. Si les désordres concomitants de l’abcès sous-périostique aigu de la jambe sont trop graves, ou bien si la constitution est épuisée par l’abondance de la suppuration, il y a indication d’amputer.

L’observation suivante nous a paru digne d’être rapportée, non-seulement parce qu’elle offre un nouvel exemple d’abcès sous-périostique aigu de la jambe, mais encore parce qu’elle nous montre l’apparition possible de ces abcès, en tant que phénomène critique, à la suite des fièvres graves.

Oss. 771. — Abcès sous-périostique aigu delà jambe gauche paraissant être critique d'une fièvre grave. Complication de cet abcès par me variole discrète. Incision, douches . cataplasmes, occlusion. Guérison. Laurent (Mélanie), 2G ans, domestique, rue Sainte- Apolline, 3G, est entrée à l’hôpital Saint-Antoine le 5 octobre 1853.

Cette femme a ressenti, il y a vingt-deux jours, les premières atteintes d’une fièvre qui a été qualifiée de fièvre cérébrale et pour laquelle on a eu recours un traitement antiphlogistique énergique. Après avoir gardé le lit pendant dix-sept jours la malade est entrée en convalescence. Pourtant depuis neuf jours une rougeur érysipélateuse s’est montrée a la partie externe de la cuisse, vers l’union des deux tiers inférieurs avec le tiers supé-

rieur. De nombreuses phlyctènes apparurent d’abord, qui donnèrent issue à un liquide séreux. Puis la rougeur fusa le long de la jambe qu’elle envahit bientôt tout entière.

L’examen de la malade permet de constater une suppuration diffuse s’étendant depuis la partie moyenne de la jambe jusqu’aux malléoles. L’aponévrose jambière est intacte. La partie saillante de la malléole externe est altérée et baigne dans le pus. Le pied présente une tuméfaction œdémateuse. Nombreuses incisions limitatives. Alcoolature d’aconit, lavage, cataplasmes.

7 octobre. — Amélioration. Lavage, cataplasmes.

8. — Nouvelle collection purulente formée au-dessus de la malléole interne. Lavage.

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