‹ Traitʹe pratique de la thermomʹetrie de prʹecisionChapitre 16 sur 111 · CHAP. I. PRÉLIMINAIRES · texte numérisé non relu

CHAP. I. PRÉLIMINAIRES

être d'une seule pièce, la tige étant, de préférence, cylindrique (*). Le réservoir peut être soufflé sur la tige même; mais il est préférable de le prendre sur un tube de même verre, de dimensions convenables, et de le souder à la tige; on arrive ainsi plus facilement à lui donner l'épaisseur voulue. Le tube capillaire doit être cylindrique, carie mouvement du mercure se fait irrégulièrement dans les tubes aplatis, employés souvent pour les thermomètres de second ordre. Les tiges transparentes sont préférables aux tiges émaillées; en eflet, dans de nombreuses expériences, les lectures peuvent être faites avec traits devant et traits derrière la colonne de mercure ; on élimine ainsi les erreurs provenant des défauts de réglage. On remplace Témail de la tige par un fond clair, en papier ou en verre blanc, éclairé par devant ou par derrière. Enfin, tous les thermomètres de bonne construction doivent porter, à leur extrémité supérieure, un petit réservoir en forme de poire (^fig* 2),

Fig. a.

bien raccordé au tube et pouvant contenir une colonne de mercure de 5o à 100 degrés. Les constructeurs obtiennent ces réservoirs

(*) On a essayé de roder, sur les tiges^ une face plane pour le tracé; l'autre face est laissée cylindrique ou rodée de même et élainée. Certaines lectures sont ainsi facilitées; mais ces thermomètres sont très fragiles et ne supportent pas des températures élevées.

Pour diverses raisons, dont les principales sont la diffîculté du calibrage, l'impossibilité de faire les lectures par devant et par derrière et enfîn la lenteur avec laquelle la colonne prend la température, les thermomètres à chemise, dits de forme allemande, ne sauraient convenir aux expériences de haute précision.

8 THERMOMKTRIE DE PRÉCISION.

en faisant agir, à Tintérieur, la pression des vapeurs mercurielles. Les ampoules intermédiaires sont produites par la pression de l^air chaud.

5. Observations. — Le facteur principal de la précision des mesures à Taide du thermomètre à mercure réside dans l'exactitude avec laquelle l'observateur détermine la position relative de l'extrémité de la colonne mercurielle et des traits voisins. On se sert, pour ces observations, d'une loupe ou d'une lunette, munie ou non d'un micromètre.

Les observations à la loupe présentent des inconvénients : le champ visuel est trop large et la direction des rayons n'est pas suffisamment fixée; on n'obtient, en outre, un grossissement assez fort qu'en s'approchant beaucoup du thermomètre; cette pratique est presque toujours gênante et souvent impossible.

11 n'en est pas de même des observations à la lunette. La direction des rayons peut être bien déterminée et le champ visuel limité à volonté. Le grossissement est arbitraire à toute dislance du thermomètre; sa limite supérieure n'est imposée que par la nécessité de voir distinctement à la fois les traits et la colonne. On emploie avantageusement, pour ces observations, de petites lunettes de lo à 20*^™ de longueur, grossissant lo à 12 fois à une distance de 3o à 5o*^". Dans certaines observations, on peut s'approcher davantage et opérer avec un grossissement plus fort. A défaut de micromètre, un fil d'araignée, placé devant l'oculaire et amené par l'observateur à la distance de la vue distincte, marque le milieu du champ. Ce fil aide à estimer les fractions de division ; la bissection étant relativement facile, on partage, à l'aide du fil, un intervalle en deux parties, ce qui facilite la lecture.

La lunette doit être réglée perpendiculairement au thermomètre; pour cela, divers procédés sont en usage, suivant la nature des observations et les moyens dont on dispose. Lorsque le thermomètre est vertical, on rectifie sa position au moyen d'un fil à plomb; la position de la lunette est alors déterminée à l'aide d'un niveau. Dans la position horizontale du thermomètre, on peut régler la lunette soit par un fil à plomb (deux traits à angle droit, pratiqués le long de la monture, marquant la position de l'axe), soit en appliquant un niveau sur la monture de l'oculaire et en

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