‹ Traitʹe pratique de la thermomʹetrie de prʹecisionChapitre 59 sur 111 · Î » nov.-déc. i · texte numérisé non relu

Î » nov.-déc. i

22(*) » janv.-mars 1886.

24 » avril 1886

On utilisera le mieux possible les nombres de ce Tableau, en formant les différences des nombres correspondants des deux colonnes, puis les différences entre chacun des nombres ainsi obtenus et tous les précédents.

Voici les résultats de ce calcul :

Premier groupe

Différences.

— second.

-f-o,ooo3

— o,ooor

Moyenne

La moyenne des variations surpasse son erreur probable; mais elle est encore inférieure à un demi-millième de degré et, par conséquent, tout à fait insignifiante. On peut donc conclure de là qu'une exposition prolongée à 100** ne modifie pas l'intervalle fondamental des thermomètres en verre dur.

Par contre, en examinant les nombres du premier Tableau, on constate une variation apparente bien accusée de l'intervalle fondamental; les valeurs trouvées augmentent d'abord, puis diminuent et se rapprochent de leur valeur initiale. Une variation périodique est cependant inadmissible, et il faut conclure à une

(') Dans un des jours d'expérience, un thermomètre de chaque groupe n'était pas disponible.

l66 THERMOMÉTRIE DE PRÉCISION.

influence de la température ambiante qui, pendant les expériences, subit des variations analogues.

Celte concomitance des deux variations s'explique en partie par le fait que, plus la température est élevée, plus le refroidissement du thermomètre est lent et plus le zéro est relevé. Il ne semble pas, cependant, que toute la variation observée puisse provenir de ce chef (70), et il est probable qu'une partie doit en être attribuée à la température de la glace, qui était plus ou moins mélangée d*eau suivant la température ambiante.

Il résulte de là que les variations qui ont pu se produire par l'eflet du temps seul sont beaucoup inférieures aux limites des erreurs d'obsen'ation.

Nous avons déjà signalé, à propos de la détermination de l'intervalle fondamentaJ, les variations apparentes dues à de petites difl<érences dans la manière d'opérer et qui ressortenl d'une manière frappante des nombres cités. Si l'on n'en tient pas compte, dans les recherches sur la variation de Tinlervalle fondamental, on peut être conduit à des résultats tout à fait erronés.

Remarques, — On calcule ordinairement l'erreur probable d'un intervalle fondamental d'après les différences entre chaque résultat partiel et le résultat moyen. Or, ce qu'il importe de connaître, c'est la di\'ergence probable de l'intervalle fondamental de deux thermomètres.

Il est évident, d'après ce qui précède, que, si l'intervalle fondamental d'un thermomètre a été déterminé par un certain nombre d'observations faites dans la même saison, Terreur probable du résultat doit être beaucoup plus faible que si les déterminations ont été réparties sur toute une année; et, cependant, ce dernier résultat est plus voisin de l'intervalle fondamental moyen d'un grand nombre de thermomètres étudiés à des époques indéterminées.

Si, pour deux thermomètres, l'intervalle fondamental est déterminé à des époques où la température ambiante est très différente, l'erreur de la diflerence des valeurs admises pour cette constante, dans les deux thermomètres, surpasse probablement

la valeur sjr\ -|- r\y r^ et 7*2 désignant les erreurs probables des intervalles fondamentaux. L'erreur de cette difl^érence est, au con-

CHAP. m. — CAUSES d'erreurs. 167

traire, inférieure à celte valeur, si l'intervalle fondamental des deux thermomètres est déterminé aux mêmes jours, c'est-à-dire dans des circonstances identiques.

Dans les expériences dont il vient d'être question, les valeurs moyennes de l'intervalle fondamental du premier Tableau sont affectées d'une erreur probable environ trois fois plus grande que celle de la différence moyenne du second tableau; or, d'après la théorie, ces erreurs probables devraient être sji fois plus faibles.

Cet exemple montre combien il faut être circonspect dans toutes les discussions qui touchent aux erreurs probables.

74. Variations dues à l'effet des températures élevées. — Expériences de M. Crafts. — En même temps que ses recherches sur les variations du zéro (67), M. Crafts a fait des expériences dans le but d'étudier les variations de l'intervalle fondamental dans les thermomètres en crislal portés à des températures élevées.

Sept thermomètres furent chauffés pendant longtemps à 355®;

les variations furent les suivantes (* ) :

Augmentation

de la valeur numérique

Numéro d'ordre Déplacement de

du thermomètre. du zéro. rinlervalle fondamental.

1 23,0 ■+-Oj9

II 24it> 0,45

IIÏ .?.6,o 0,85

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