THERMOMETRES EN CRISTAL DUR
Demi-différence des thermomètres Thermomètres. n«* 4450 et 4451.
5 o,ooo5
25 o,ooo3
Moyenne
Erreur probable.
"^o,ooo5
o,ooi5
Erreur probable.
o dro,ooo5
0,0004 0,0007 0,0001 0,0023 o,ooo3 0,0019 0,0002
o,ooo4 0,0001 0,0011
(*) Les expériences à ia<*,5 et i7%5 ont été faites hors du plan prévu, afin d'examiner la marche des thermomètres dans le voisinage de i5% où ils montraient une divergence assez forte. Cette divergence était produite par un léger dépôt blanchâtre qui se trouvait dans le tube du thermomètre n* 4327. En laissant de côté l'observation à iS**, Terreur probable moyenne devient 0,0008 degré.
CHÀP. IV. SUR l'échelle DU THERMOMÈTKE A MERCURE. 2l3
Les erreurs probables ci-dessus sont formées par TacidilioD, d'après la loi connue, de trois espèces d'erreurs : i® sommes des erreurs de l'étude de chaque thermomètre ; 2® erreurs des comparaisons ; 3** divergences réelles entre les thermomètres provenant de légères difTérences dans la dilatation de leurs enveloppes.
Dans toutes les séries de comparaisons faites dans de bonnes conditions, l'erreur probable moyenne d'un thermomètre ne dépasse pas un millième de degré. Il est difficile d'estimer exactement les erreurs des expériences; mais^ en tenant compte de toutes les erreurs qui affectent l'étude et la comparaison des thermomètres, on ne peut guère espérer descendre au-dessous de cette quantité.
Nous en concluons que la différence de marche entre des thermomètres de même matière soumis au même traitement est inférieure aux erreurs des meilleures observations.
92. Comparaisons entre des thermomètres de verres différents. — De nombreuses expériences ont été faites pour déterminer la difTérence de marche entre des thermomètres faits avec des verres n'ayant pas la même composition.
Les recherches faites dans ce but par Regnault (*), au-dessus de 100®, et par Isidore Pierre (2), entre 0° et loo**, sont restées pendant longtemps les plus précises et les plus complètes que l'on possédât; mais les résultats de ces excellents observateurs sont rendus incertains par le peu de connaissance que l'on avait alors des mouvements du zéro. Les résultats d'expériences plus récentes de M. Rowland (') sont devenus inutiles pour la même cause.
Un autre groupe de recherches qui pouvaient avoir un grand
(*) Regnault, Relation des expériences; Quatrième Mémoire : De la mesure des températures.
(«) Isidore Pierre, Études sur la marche comparative des thermomètres à mercure faits avec des verres différents {Annales de Chimie et de Physique, i84a). Isidore Pierre avait eu l'idée d'adapter successivement à la même tige des réserroirs de difTérents verres; les divergences trouvées par lui sont donc dues entièrement à la correction relative au réservoir.
(') H.-A. Rowland, On the mec fianical équivalent 0/ heat, etc. {Proceedings 0/ the Americ. Acad. 0/ Arts and Sciences; '879).
2l4 TUERMOMÉTRIB DE PRÉCISION.
intérêt local perdent une partie de leur importance par le fait qu'elles ont été exécutées avec des thermomètres de composition inconnue. Ce sont les expériences de M. Thiesen, déjà mentionnées, des comparaisons de M. Marek (*), faites entre i8^ et 3o°, et un certain nombre d'expériences peu précises faites par divers autres observateurs.
Les premières recherches précises pour lesquelles tous les éléments sont suffisamment connus paraissent être celles de M. Wiebe (^), qui a comparé entre eux divers thermomètres à mercure parmi lesquels s'en trouvait un en verre dur français. Le Tableau suivant contient l'excès des indications de chaque ther> momètre sur celles du thermomètre en verre dur :
Verres d'Iéna.
— ■■ ^ 1^1 -^ Cristal
Températures. XIV"'. XVI". XVIII"'. aoglais.
o,oo o,oo o,oo o,oo
10 — o,oi — 0,01 — o,o3 — o,o5