B. VOUSSURE DU THORAX
Le thorax d'un enfant qui a respiré et dont les poumons ont été par conséquent remplis par de l'air et du sang, doit avoir augmenté de volume et doit avoir un aspect plus bombé et plus large. Ce fait ddl-il être pris en considération ?
D*abord le seul aspect d'un thorax d'enfant ne suffit pas pour que Ton puisse juger s'il est plat ou bombé. L'observateur le plus exercé, après avoir vu des centaines de cadavres, ne peut pas le distinguer.
Quant à l'ancienne méthode de Daniel, qui consiste à mesurer le degré de voussure du thorax au moyen d'un fil, il faut complètement la rejeter. Car les dilTérences qui se présenteront à cause de la ^08 ou moins grande élasticité du fil et de la plus ou moins grande pression que l'on exercera sur le thorax seront certainement plus grandes que celles qu'il s'agit de mesurer et qui ne peuvent être que des fractions de centimètres.
La méthode maintenant adoptée est celle qui consiste à mesurer les diamètres transversaux et antéro-postérieur avec un compas d'épaisseur. Ces deux diamètres chez le même enfanl seront certainement
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plus grands après la respiration qu'avant la naissance. Oiii« mais alors il faudrait avoir mesuré ces diamètres dans l'utérus. On est donc obligé d'en revenir aux lois générales, aux moyennes. Si encore ces moyennes étaient sérieuses, si, prises sur un grand nombre de cas, elles différaient peu du résultat de l'observation de n'importe qod individu, comme cela se trouve par exemple pour les diamètres deli tète des nouveau-nés où l'on peut prendre la moyenne sans hésiter pour le premier cas venu. Mais non. De nombreuses expériences nous prouvent que les deux diamètres transversaux et aniéro-postérieurs observés au moment de la naissance chez les enfants mort- nés ou nés vivants, ne présentent pas des relations assez constantes pour que l'on puisse en tirer une moyenne appliquable à tous les cas. Les différentes manières de se servir du compas, la respiration plus ou moins complète, les différents degrés de formation de l'enfant, sont autant de causes d'inexactitude dans cette mesure.
Le fait est que dans mes observations personnelles, comme dans celles de bien d'aulres auteurs, il existe tant de différences importantes que l'on doit accepter avec beaucoup de réserve toutes les épreuves faites sur la voussure du thorax. J'ai dressé une table contenant les mesures du thorax de 238 nouveau-nés à terme, 158 nés vivants, 80 nés morts. 70 cas ont été observés par moi-même, c'étaient des cadavres frais, car j'ai toujours rejeté ceux qui étaient atteints de putréfaction à cause des gaz qui se développent dans la poitrine par le fait de la putréfaction. Les autres 136 cas ont été observés, sur ma prière, dans les deux maisons royales d'accouchements.
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