‹ Traité pratique de perspectiveChapitre 118 sur 134 · Ombre projetée sur un escalier · texte numérisé non relu

Ombre projetée sur un escalier

Le poteau M (fig. 309), placé sur la plate-forme de l'escalier, a, suivant la règle des ombres portées sur les plans borizontaux, rexlu'milé de son ombre portée au point JW Pour

Fig. 309.

le poteau AB, dont l'ombre se prolonge en deçà des marclies, son pied devra être abaissé sur la verticale de sa base et suivant l'élévation successive de cbaque marche, soit en a, a\ (x" ; de ces points partiront les fuyantes d'ombre prolongées

DEUXIÈME POSITION DU SOLEIL

jusqu'au bord des marches, puis abaissées verticalement jusqu'à leur intersection sur les fuyantes de la marche inférieure, et successivement jusqu'à la rencontre du rayon ZB prolongé, soit ici au point B^, sur la fuyante q!'U prolongée.

On déterminera d'après le même principe l'ombre portée des marches, en 0, R, S.

219. — Ombres projetées par des plans obliques sur un plan vertical et sur un plan borîzontal.

La porte ABCD (fig. 310) étant donnée et les deux battants

formés par les rectangles adDA-- 5cGB étant ouverts à volonté, déterminer l'ombre portée par ces rectangles sur le murMNOR.

'2(j0 DKTXIIvMK IH^SITIO.N 1)1 SOLKIL

Opération. — La liauteiir du soleil étant donnée en z cl le l)ied (le la lumière en 2', conduire la fuyante z'u indéfinie et le rayon z l également indéfini; au point M, intersection de :'a sur le mur, élever une verticale rencontrant le rayon zd en ?n, qui détermine l'extrémité de l'ombre portée du battant aclDX; conduire l'oblique Dm, limite de l'ombre sur le mur.

Le battant bcCU a son ombre portée suivant la fuyante z'b prolongée en c; mais cette ombre est en partie cacbée à l'œil du spectateur par le mouvement du battant adDA."

220. — Liiimîère tloiiiiée pai* iiiie por-te ouverte dans l'ombre générale d'une voûte.

Étant . donnée l'ouverture ABCD (fig. 311), pratiquée

Fig. 311.

dans le mur LMNO, qui forme le fond d'une voûte prolongée à volonté, de différents points de la porte pris à volonté,

DEUXIÈME POSITION DU SOLEÎL

soient e, f, g, abaisser des verlicales touchant le terrain perspectif en e', f'^g^; conduire les fuyantes z^A — Je' — -Jf — z'g'

Fig. 312.

Application [àttoresque de la règle 220.

— z'B, prolongées indéfiniment, et les rayons zD — :e — zf —

5ii2 Di:i XIK.MK l>USITION ])[] SOLKIL

:g — zi: ('gaiement prolongés; faire passer la courbe conductrice (le l'ombre par les intersections borizontales a, f/\ f" ; relever en f" cette courbe sur le mur MN et la continuer en la faisant passer par les intersections verticales g", h.

La verticale hb' est la fuyante relevée en h, à l intersection du mur M, jusqu'à sa rencontre // avec le rayon rC.

(Voir, pour l'application de cette règle, la figure 312.)

221. — Ombre projetée par un objet parai^si»aiit au delà du $$oleil.

Le soleil étant élevé en z (fig. 313), déterminer si le côté

Fig. 3l,'i.

Ï^Cda de la pierre ABCD en recevra les rayons ou si ce côlé sera dans l'ombre.

TROISIÈME POSITION DU SOLEIL

Opération. — Prolonger les fuyantes parallèles G < — Ba, se rencontrant à l'horizon au point P, et abaisser la verticale zz' ; le point de fuite P se trouvant en deçà du pied de la lumière, le mur ABCD est réellement en deçà du soleil, bien que, par l'éloignement de l'horizon, le spectateur puisse le supposer au delà; en conséquence, ce mur sera dans l'ombre et déterminera sur le terrain l'ombre portée suivant la fuyante z'a^ prolongée jusqu'à son intersection sur le rayon zd prolongé. L'ombre de l'angle C ne se trouve pas dans le tableau; mais, comme le contour de l'ombre portée est parallèle au contour de l'objet, il faut conduire la fuyante a'P prolongée indéfiniment : ba\ qui est parallèle à Cd, sera Je bord de l'ombre portée.

TROISIÈME POSITION DU SOLEIL-

PJn deçà du tableau.

Page 1