Ombres portée)» sur un plan liorizontal
Opération. — Le flambeau AB étant donné (fig. 324) et le pied de la lumière se trouvant déterminé par la perpendiculaire abaissée de A en B sur le terrain perspectif, la fuyante d'ombre du morceau de bois CD sera dirigée à ce point B et terminée en intersection de cette fuyante et du rayon AD.
Fig. 32 i.
On opérera de môme pour tous les objets placés sur le terrain perspectif ; ainsi^ le morceau de bois EF aura son ombre terminée en e; la pierre GHI aura son ombre terminée en GW, etc.
232. — Ombres portées dans un intérieur sur clilfërentsi plans.
Opération. — La profondeur de l'intérieur étant donnée par les fectangles ABCD — abcd (fig. 325), déterminer d'abord sur les murs, le sol et le plafond, le pied de la lumière ou extrémité de la perpendiculaire conduite du foyer lumineux L vers chacun de ces plans. La lumière sortant d'un flambeau fixé à la muraille au point N, établir au plan de N la section de l'intérieur par le rectangle A^B^G'D^ et conduire du point lumineux les perpendiculaires LO— LR — LS — LT:
276 LA LUMIÈRE ARTIFICIELLE
les points 0, R, S, T seront les pieds de la lumière sur les murs où ils se trouvent placés. Conduisant ensuite la fuyante OP, rélever verticalement sur le point 0', où elle rencontre le mur de fond, et la prolonger jusqu'à son intersection U sur la fuyante LP : le point U sera le pied de la lumière sur le mur abcd.
Ces divers points étant donnés, opérer comme pour les ombres de soleil, c'est-à-dire conduire les fuyantes d'ombre du pied de la lumière par le pied de Tobjet et les prolonger jusqu'à la rencontre du rayon lumineux dirigé du foyer de lumière par le sommet de l'objet.
Fig. 325.
Ainsi, pour la tablette EFGH, les fuyantes d'ombre RG— RF
LA LUMIÈRE ARTIFICIELLE
rencontrent les rayons LE — LH en et en qui déterminent le contour de l'ombre portée en FGT^ On reconnaîtra facilement, d'après cet exemple, comment ont été déterminées les ombres projetées par les autres objets de cet intérieur.
233. — Ombres portées sîiiiultaiiémeiit par deux foyers lumineux: .
Opération. — Les deux flambeaux L, N (fig. 326) éclairant à la fois le bâton AB, il y aura deux ombres projetées par cet objet : celle du flambeau N sera déterminée en AA^ par le pied de lumière et se terminera au point A^; celle du flambeau L sera déterminée par le pied de lumière U et s'étendra en AB^
Fig. 326.
On observera que le point où ces deux ombres sont réunies est beaucoup plus coloré et que l'ombre projetée par le flambeau L, qui se trouve le plus éloigné, est moins forte que celle qui vient du flambeau N.
Les observations qui précèdent s'appliquent également au meuble EFGH, éclairé par les mêmes flambeaux et dont l'ombre portée est décrite par les contours ET^G^ — efg.
ij:s ui:fij:ts d'kau
LES KKFLETS.
234. — L'image des objets reproduite par une surface polie, eau dormante, miroir, etc.-, prend le nom de reflet.
Le reflet présente en sens opposé l'apparence de la grandeur réelle des objets et conserve en conséquence les mêmes points de fuite p'our les surfaces fuyantes.
LES REFLETS D'EAU
235. — Dans les reflets d'eau, l'image reflétée, exacte quant
Fig-. 32:.
aux lignes, est atténuée de ton par la masse liquide qui s'interpose entre cette image et l'œil du spectateur.
LES REFLETS D'EAU 279 236. — Le reflet dans l'eau s'obtient en abaissant, du point refléchi jusqu'à la surface réfléchissante, une verticale que 1 on prolonge au-dessous de cette surface autant que le point réfléchi en est lui-même éloigné.
Opération. - Soit la pierre ABCD (fig. 327) sortant de l'eau en AD : prendre la grandeur AB et la reporter en Ab; abaisser de même la grandeur DG en De; conduire l'horizontale eb reflet du bord supérieur FB de la pierre, et la fuyante 6c, parallèle au bord fuyant BC. Si l'on prolonge bc, on verra qu'elle rencontre l'horizon au point P, point de fuite de BC • mais la pierre étant renversée, la surface horizontale FBC en serj invisible dans le reflet.
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Opération. - Le bâton AB (fig. 328) étant donné incliné à
Fig. 328.
volonté, conduire du pied AD de ce bâton une horizontale indefime, indiquant le niveau de l'eau à ce plan ; abaisser la
LES REFLETS D'EAU
Fig. 329.
Application pittoresque de la règle 237.
verticale B5, et de b, point où elle touche l'eau, la reporter en conduire l'oblique AB^, reflet du bord AB; trouver de même le reflet de CD et de FE, par les verticales abaissées cC^ — /F.
Le reflet de la pierre LMNO, avancée hors du mur GH,
LES REFLETS D'EAU
s'obtiendra en abaissant les verticales Ll — Oo, et en conduisant les horizontales Im — on, qui détermineront le niveau de l'eau aux plans L, 0 ; faire lU — mM' — nW — oO^ égales à IL — mM — nN — oO : le carré LWN^O^ formera la surface inférieure de là pierre, surface visible dans le reflet, quoiqu'elle soit invisible dans l'objet réel, dont on voit au contraire la surface supérieure RSTU.
(Voir, pour l'application de cette règle, la figure 329. )