LES LIGNES FUYANTES
Les horizontales A, B, C (fig. 54), prolongées en ligne droite devant le spectateur S, sont dites fuyantes à angle droit.
Fig. 54.
horizontales obliques A, B, C — A^ B', C (fig. 55), dont l'inclinaison est parallèle aux diagonales AG — BD du carré, sont dites fuyantes à 45 degrés.
Fig. 55.
Les fuyantes placées au-dessous de Vhorizon paraissent s'élever en s'éloignant, et celles qui se trouvent au-dessus paraissent s'abaisse?'.
Les fuyantes se dirigent vers un point quelconque du cône optique appelé point de fuite ou point de concours^ et toutes les lignes parallèles entre elles -par 'dissent se diriger ou concourir vers le'même point de fuite.
Les anciens auteurs ont aussi appelé ces points évanouissants, parce que, dans l'éloignement, la ligne s'affaiblit graduellement et finit en quelque sorte par s'évanouir à nos yeux.
LKS POINTS DE FUITE
LES POINTS DE FUITE
46 Les p.oîïits de fuite placés sur la ligne d'horizon sont appelés pomis horizontaux; on appelle points aériens, célestes ou sur- horizontaux, ceux qui sont placés au-dessus (ou dans l'air), et points terrestres, souterrains ou sous-horizontaux, ceux qui se trouvent au-dessous de l'horizon et qui paraissent en conséquence s'enfoncer dans la terre.
Fig. 56.
Le cercle ABCD (fig. 56) étant donné comme tableau visuel ou circonférence extrême du cône optique, le diamètre AC sera Vlwrizon; A, a, B', c, C seront des points horizontaux; d, D, d', des points aériens ; B, b\ des points terrestres.
LES POINTS DE FUITE 29 47. — Le point principal.
Parmi les points horizontaux, le spectateur, soit S (fig. 57),
Fig. 57.
cherchera d'abord celui qui se trouve précisément en face de son œil ; pour le déterminer, il placera une règle mince ou un crayon devant lui, de manière à n'en voir que l'extrémité la plus rapprochée, et observera quel point du tableau est couvert par cette règle ou ce crayon, soit ici le point A'.
On appelle ce point point principal, parce qu'il est donné par le rayon visuel central ou principal AA^
Opération. — Conduire BB', rencontrant en B' la base du tableau; conduire AA^ parallèle indéfinie; puis élever la verticale Wk\ dont l'intersection sur AA' détermine A', point cherché.
48. — Ainsi que la ligne d'horizon, le point principal suit Vœil du spectateur, selon que celui-ci se place plus à droite ou à gauche du tableau ; or, le point principal étant le point de fuite des horizontales fuyantes à angle droit, telles que les quatre angles d'une galerie vue de face, A, B, C, D (fig. 58), l'aspect général du tableau changera complètement selon la place choisie par le spectateur.
Si le spectateur se porte vers la droite, le point principal étant
30 l.i:.S I>OINTS DE Fl'ITK
on V. le développement du côté ADda de la galerie sera beaucoup plus considérable que le développement du côté BCc6.
Fig. 59.
tant avec lui en P (fig. 59), c'est le côté BCcb de la galerie qu se développera aux dépens du côté ADda, 49. — A moins de détails particulièrement intéressants dans
LES POINTS DE FUITE
un des côtés du tableau, on choisit rarement un semblable point de vue; en général, le point principal se place au milieu du tableau, soit en P (fig. 60), ce qui donne un développe-
ment semblable aux côtés ADda — BCcb et concentre mieux l'effet et l'intérêt.
Remarque. — D'après les observations précédemment faites sur l'horizon, on comprend que le point principal, étant l'extrémité du rayon visuel central, se trouve toujours au centre du tableau visuel ou rationnel, et que, dans les figures 58 et 59, la réduction alternative d'un des côtés du tableau tient à ce qu'un plus grand nombre de rayons visuels sont interceptés par le mur de ce côté de la galerie.