RÉDUCTION DE LA DISTANCE
nera également sur BP le point E comme profondeur du carré; il en sera de même, si l'on prend AB/2, moitié de la base, et que l'on dirige la fuyante à la moitié de la distance, soit au point X/2. Si l'on réduit dans la même proportion la distance prise sur l'horizon et la grandeur prise sur la base de l'objet, on ne change pas la profondeur perspective de cet objet : c'est un principe dont l'étude de la perspective démontrera de plus en plus l'importance.
64.— Unpointtrop rapproché pris comme distance vraie dans un tracé perspectif donne, en théorie comme dans la pratique, des figures d'une disproportion choquante à première vue.
Ainsi, dans cette indication de plusieurs carrés successifs (fig. 72), l'horizon, le point de vue, la distance et la base ÀB des
carrés étant donnés, conduire les fuyantes AP — BP, puis les diagonales AX^ — DX^ — FX\ qui donneront sur BP les intersections C, E, G, déterminant la profondeur de chacun des carrés. On voit ici que le carré ABOD est beaucoup trop grand relativement au carré DGEF; cet effet cessera de se produire, si le point X est pris pour moitié de la distance. Opération. — Soit la base AB (fig. 73) ; conduire AP — BP et,
Fig. 72.
Fig. 73.
I/KCIII-M.K FCYANTK
par les tnyantcsAIV^A'/2 — ^^72— {7^^72, déterminer la profoiulfur (les carrés aux intersections C, E, G.
Toiilcfois, afin de ne pas augmenter les difficultés, nous n i'iiiplcierons la distance réduite que plus. tard, c'est-à-dire f|uand on sera familiarisé avec la perspective ; le tracé portera toujours alors l'indication préalable de cette réduction.