C.-A. DUFRESNOi
Tant que la perspective a été inconnue, l'art est resté dans l'enfance, puisqu'elle seule apprend h rendre avec exactitude les raccourcis et qu'il se trouve des raccourcis dans les poses les plus simples.
La perspective est une règle sûre pour mesurer les ouvrages que nous voulons tracer et donner la vraie forme des lignes qui doivent en indiquer les contours.
Watelet.
La peinture devant creuser des profondeurs fictives sur une surface plane et donner à ces profondeurs la même apparence qu'elles auraient dans la nature, le peintre ne saurait se passer de connaître la perspective, qui est justement la science des lignes et des couleurs apparentes.
Charles Blanc.
Il faut savoir la perspective comme la géométrie, comme l'anatomie, avant de commencer à dessiner, à sculpter ou à peindre.
La perspective est la partie scientifique de l'art du dessin, qui a pour but de mettre les objets à la place, à la distance où nous voulons les représenter.
Antoine Étex.
La perspective fait partie du dessin, et l'on ne se perfectionne dans celuici qu'à l'aide de celle-là.
Renou.
Tout ce qui est visible étant soumis aux règles de la perspective, l'artiste doit la connaître parfaitement, de manière que les objets qu'il représente ne paraissent jamais altérés dans leur forme.
André Lens.
Un peintre ne saurait être habile dans son art, s'il ignore les règles de la perspective.
Antoine Pernetty.
pri:face
Ce traité est divisé en six chapitres:
Chapitre 1. — Notions de géométrie ou définition de quelques figures dont le nom se présente àcliaque instant dans le tracé pei'spectif des moindres objets.
Chapitre II. — Premiers principes de laper spective : but de la perspective, manières de représenter un objet/ les rayons visuels, le tableau, la distance, etc.
Chapitre lit. — Le ca7')'ë considéré comme base fondamentale de la perspective. — Le cube. — Opérations diverses. — Ce chapitre, longuement développé, présente non seulement les figures types et leurs composés dans les positions les plus variées, mais en donne, dans un grand nombre de croquis, l'application pratique et pittoresque. Il traite naturellement de l'échelle fuyante ; de l'emploi des diagonales du carré^ si utile par ses nombreuses applications et sur lequel je reviens souvent dans le cours de l'ouvrage; de l'emploi des parallèles, etc.
Chapitre IV. — Le cercle et les courbes, c'est-à-dire le cercle expliqué et présenté suivant ses nombreuses déformations perspectives, ainsi que les figures qui en dérivent, telles que le plein cintre, les ogives, etc.
Dans ce chapitre, l'étude augmente d'intérêt par la variété des formes qu'il devient possible d'introduire dans les tracés.
Chapitre V. — Voctogone. — Lliexagone. — Le damier. — Ce chapitre est la suite naturelle du précédent.
Chapitre VI. — Les ombres et les reflets. — Ce chapitre, qui traite des différentes positions du spectateur par rapport au soleil, de l'influence de ces positions sur l'effet général du tableau et du principe des reflets selon l'éloignement et la position des objets réfléchis par rapport à la surface réfléchissante, est le complément nécessaire de l'étude de la perspective linéaire, mais il n'en fait pas partie à proprement parler, puisqu'il ne développe aucun principe nouveau concernant les lignes et les points de fuite.
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