duadr'ilatère compoisé
A titre de corollaire des études qui précèdent sur les vues obliques de surfaces ou d'élévations, un quadrilatère composé (fig. 140) va présenter une construction d'aspect plus complet, mais d'exécution plus complexe, dont le plan est donné ici séparément, pour éviter que les lignes d'opération de ce plan, assez nombreuses, puissent venir se confondre avec celles de l'élévation.
La construction à élever, qui représente une sorte de donjon, est formée d'une tour centrale carrée, accompagnée, à ses quatre angles, de quatre pavillons également carrés, qui
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l'enclavent de telle sorte que chacun de ses angles s'appuie sur le centre de chaque tourelle.
Fig. 140.
Opération. — Établir le plan géométral du carré oblique ABCD, de grandeur à volonté, carré représentant la saillie extérieure des tourelles, soit la proportion totale de la construction.
Prendre sur les angles de ce carré quatre carrés de grandeur semblable et du centre de chacun de ces carrés conduire les côtés du carré central.
Établir la perspective de ce plan suivant la situation donnée delà ligne de terre Wb et de l'horizon XZ. A cet effet, éle-
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ver successivement les verticales DD ' — CC^' — AA'' — BB'', etc. (règle 6i, fig. 69); conduire les fuyantes h'V — C"? — A'I* — W'P et, par les diagonales fuyantes dX — aX — rX — ^X, (K'terminer les angles extérieurs du grand carré A'H'C/D', dans lequel il sera facile d'inscrire le carré intérieur, en observant qu'une diagonale de ce carré a son point de fuite en Y, à gauche du point de vue.
Dans cette figure, le point de fuite de l'un des côtés se trouve à l'extrémité du tableau en Z; on observera que toutes les parallèles à A^B^ devront être dirigées vers ce point.
99. — Élévation perspective du donjon, d'après le plan de la figure 140.
Sur l'angle A (fig. 141) du plan perspectif ABCD prendre à volonté en AA^ la hauteur du corps de la tourelle du premier plan ; conduire vers l'extrémité du tableau l'horizontale AA^'; élever la verticale A^'A^^ égale à AA' et former une échelle fuyante sur un point quelconque de l'horizon, soit Z ; sur cette échelle A^^Z — A^^Z on déterminera successivement la hauteur égale des quatre tourelles suivant la verticale de leur plan. (Voir la règle 97, fig. 139.) C'est à l'aide de cette même échelle surélevée qu'on donnera une élévation semblable aux toits de ces quatre tourelles. Enfin, bien que le toit de la tour centrale soit unique et, par conséquent, ne tombe pas absolument sous l'application de la règle de l'échelle, on peut cependant reconnaître la proportion relative de ce toit en formant, d'après la verticale centrale CC, l'échelle G'^Z — C/^Z, dont la fuyante supérieure C"Z, prolongée en avant sur A"A''^ permet de reconnaître que le sommet central a une élévation à peu près double de celle du corps de la tourelle AA^
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MIS nUTS
Li:S TOITS.
^00. — Il y a (le nombreuses variétés de toits, différant entre eux de liauteur et de forme, selon la nature des matériaux employés, la destination des constructions et les pays où elles sont élevées.
Ainsi, pour ne parler que de la France, les toits, dans le Centre et le Midi, sont moins élevés que dans le Nord, où l'ardoise, le plus souvent, sert à les recouvrir; par sa légèreté, rardoise se prête à l'élégance des formes.
En général, l'obliquité de ces toits est au moins celle d'un triangle équilatéral (lig. 142), c'est-à-dire que les côtés en
sont égaux à la base ; quelquefois même ils sont beaucoup plus élancés, comme, par exemple, en Flandre et surtout vers les bords du Rhin.
L'emploi de la tuile plate, plus lourde que l'ardoise, est fréquent dans les constructions simples de l'Est et du Centre ;
-Fig. 143.
il présente des toits un peu plus surbaissés et donnant à peu près l'ouverture d'un angle droit (fig. 143).
LES TOITS
Dans le Midi, on rencontre à chaque pas des toits couverts en tuiles creuses demi-cylindriques, dites tuiles-canal; ces toits présentent dans leur coupe un angle obtus plus ou moins ouvert (fig. 144).
Fis. 11- i.
A part ces différences locales, il y a, comme construction et étude de perspective, quatre sortes de toits :
1° Le toit pyramidal, qui a le plus souvent quatre côtés, mais qui peut en avoir un plus grand nombre, selon qu'il a pour base un carré, un hexagone ou tout autre polygone ;
2° Le toit de pavillon, qui a quatre côtés inclinés sur un rectangle ;
3" Le toit à pignon, qui a deux côtés ;
4° Le toit en appentis, qui n'a qu'un seul côté réunissant deux murs parallèles de hauteur différente.
101. — Le toit pyramidal s'emploie pour les clochers ou les tourelles ; il est d'un effet gracieux et élégant dans une vue pittoresque.