CIIAP. I. — DU MATÉRIEL POUR LV RADIOGRAPHIE ET LA RADIOSCOPIE
Ce type est inconlestablenient un de ceux qui donnent les plus grandes finesses , mais sa marche est délicate, car Tanode s'échauffe facilement et rougit bientôt. Il est alors nécessaire d'interrompre le courant avant de continuer Texpérience. Dans ce cas, il sera avantageux d'employer le métronome interrupteur que nous avons décrit précédemment (p. 4^)-
Ampoules régénérables, — A part les accidents provenant de la perforation de l'ampoule, la durée de celle-ci est limitée à cause de l'absorption des dernières molécules d'air par les électrodes ou
Fig. 42.
Ampoule à élcclrode supplémentaire de palladium.
le verre lui-même ( * ) sous l'influence du passage répété du courant. Aussi a-t-on cherché à faire des ampoules dans lesquelles on puisse restituer ou reformer la quantité très faible de gaz nécessaire à leur fonctionnement.
Dans cet ordre d'idées, M. Chabaud a créé une ampoule {fig. 4 2)
(*) M. Gouy a signalé Taspect particulier que certains tubes prennent après un emploi prolongé et qui pourrait faire supposer une dévitriûcation. Il a reconnu que la couche superficielle du verre à Tintérieur du tube contenait une foule de balles gazeuses visibles seulement au microscope. Ce résultat serait un effet des rayons cathodiques. Le chauffage de Pampoule provoquerait le dégagement de ces bulles, fait qui est d'accord avec un mode de traitement des ampoules certainement efficace.
66 1»RE]nèRE PARTIE. — MATÉRIEL ET TECHNIQUE.
à èlôctrode supplémentaire de palladinm qui réalise ce desideratum. On sait que ce métal a la propriété d^occlure le gaz hydrogène. Lorsque le tube est bien vidé d'air^ on le remplit d*hjdrogène pur et l'on fait de nouveau le vide. On fait alors passer le courant en prenant comme électrode la lame de palladium. Celle-cî absorbe une certaine quantité d'hj^'drogène. On arrête ensuite le courant et Ton termine Tampoule comme d'habitude. Lorsqu'un tùbê ainsi préparé deviendra trop résistant, il suffira de faire dégager une petite quantité d'hvdrogène en chauffant légèrement Pélectrode contenant la lame de palladium. Si Ton a dépassé le point voulu, il suffira de prendre l'électrode de palladium comme anode et de faire passer le courant jusqu'à ce que l'on ait obtenu Téclairage de Fampoule le plus satisfaisant.
On construit des ampoules du même genre dans lesquelles une tubulure annexe renferme un petit fragment de potasse ou de charbon absorbant. Nous citerons, dans cet ordre d'idées, l'ampoule C.-H.-F. Muller et celle du professeur Zehnder.
La fig, 43 représente une ampoule de ce genre qui ne diffère du Penetralor que par l'adjonction d'une tubulure latérale qui
Fig. 43.
Ampoule régéncrable.
renferme un peu de potasse. Si le tube est trop résistant et s'il ne s*allume pas d'une façon satisfaisante, il suffit de chauffer très légèrement avec une lampe à alcool le tube régulateur R. Si Ton a dépassé le point convenable, on peut inverser le courant pendant quelques instants; mais ce procédé est toujours délicat, car il peut amener le noircisseniient des parois. Il vaut mieux, à notre avis, laisser fonctionner le tube pendant quelque temps, et le vide nécessaire sera rapidement obtenu sans altération de l'ampoule.
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Ampoule à régulateur automatique de vide.,-^ Un dernier type d^ampoule des plus ingénieux est Tampoule dite à régulateur automatique d-e vide (/Ig. 44)» Elle est du même modèle que la précédente, mais le régulateur de vide est remplacé par une peli'lc ampoule latérale renfermant pne seconde cathode m et une anode munie intérieurement d'un petit réservoir R contenant de la po-
Fig. 44. ' •
Ampoule à régulateur automalique de vide.
tasse. Les deux anodes de l'ampoule principale et de l'ampoule auxiliaire sont réunies par un fil commun/'. La cathode de l'ampoule auxiliaire est reliée à une tige métallique articulée E que Ton rapproche ou écarte plus ou moins de la cathode principale. Les fils de la bobine étant placés comme d'ordinaire aux électrodes de l'ampoule, en voici le fonctionnement. Lorsque l'ampoule est devenue trop résistante, Tétincelle jaillit entre la tige métallique et l'extrémité de la cathode principale. L'ampoule auxiliaire fonctionne alors et les rayons émis par la cathode reviennent frapper le réservoir à potasse R. Une légère quantité de gaz se trouve mise en liberté; ce phénomène continue jusqu'au moment où la résistance intérieure ayant diminué, l'ampoule principale fonctionne à nouveau. De cette manière, on obtient un réglage automatique. La position de la tige métallique doit variet d'après la longueur de rétîncelle de la bobine employée. Pour une bobine de 25*" à 3o*™ d'étincelle, ladistanrceD devra être dé iS*^^ k iS*"*. On dimi-nùera
6R PKEXIKBK PARTIE. — IIATKRIBL ET TEGBNIaUE.
cette dislance pour une bobine plus faible, on l'augmentera, au contraire, pour une plus forte. Une fois la distance réglée pour une,<bobine déterminée, on n'a plus à ta déranger. Si le vide de l'ampoule «si trop faible, on peut ou inverser le courant ou faire fonctionner dans le sens normal et pendant un certain temps, la tige E étant écartée le plus possible. .
Ampoules à refroidissement. — Pour éviter l'échaufTemenl de l'anlicathode qui, poussé au delà de certaines limites, peut entraîner la perte de l'ampoule, M. J.-L. Breton a proposé une solution très originale. L'anode se présente sous la forme d'un tube de platine dont la face qui regarde la cathode et qui doit jouer le rôle habituel de la lame de platine, est aplatie de façon à présenter une surface plane de dimensions suffisantes (Jig. 4^)-
Fig. iS.
Ampoule i rerroîdissemeol J.-L. Breton.
Ce tube est soutenu par deux tubes de verre, le tout formant une conduite dans laquelle on fait circuler un courant d'eau froide. A cet effet, les deux extrémités des tubes reçoivent des tuyaux de caoutchouc servant l'un pour l'arrivée de l'eau, l'autre pour son évacuation. On règle facilement l'écoulement de façon à maintenir un échauffement déterminé sans te dépasser. L'auteur pense que
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ce système permettra d'envoyer sans danger, dans les ampoulesi des courants d'intensité bien supérieure. Il propose égalemenft de multiplier le nombre des appareils producteurs d'éleclricilé, chacun d'eux ayant sa cathode spéciale {Jig. 46). Cette solution
Fig. 46.
Ampoule à rcfroidiasement I.-L, Breton, i deux csthodea iodépendaDtes.
est 1res intéressante et donnera très vraisemblablement le moyen d'augmenter beaucoup le rendement et par suite de réduire la durée d'exposition.
Ampoule fonctionnant avec des courants alternatif s simples. — Avec un courant alternatif, le sens de celui-ci changeant à chaque période, les ampoules précédentes ne sauraient être employées, parce que les électrodes seraient tour à tour anode et cathode et n'enverraient pas leurs radiations dang la même direction.
M. Breton a résolu le problème en faisant construire des ampoules dans lesquelles les deux électrodes sont orientées vers le même point de la surface du verre; de cette manière, elles peuvent
70 \" Partie: matériel bt technique. — qh^p. t : du uirÉiieL. , élre utilisées avec les courants allernatifs : |a première {Jîg. i-) est à acUon directe, la seconde à action indirecte. Cette solution
Fi8.47-
Ampoules J.-L. Breton pou
avait été proposée également par MM. Benoist et Hunnuzescu. En appliquant les mêmes principes, on peut construire des ampoules susceptibles d'être utilisées avec les courants triphasés ou diphasés canalisés à quatre fils (Breton).