PREFACE
des frais de transport considérables qui résulteront de ces déplacements, on peut se demander si le matériel portatif permettra d'obtenir les résultats donnés par l'installation fixe du laboratoire central. Le matériel est délicat et des accidents seront toujours a craindre pendant le transport : enfin, on ne sera jamais fixé de suite sur le résultat radiographique , puisqu'il faudra rentrer au laboratoire central pour développer les clichés. C'est là le point faible des opérations faites au dehors, car tous ceux qui ont fait quelque peu de Radiographie savent les difficultés de la question, et la nécessité de faire quelquefois plusieurs clichés avant d'atteindre le résultat cherché.
En dernier lieu, nous croyons que la création d'un laboratoire unique de Radiographie ne satisferait aucunement les médecins et les chirurgiens qui arriveront, par la force des choses, à demander toujours l'examen dans leurs services et sous leurs yeux : l'installation centrale deviendrait donc le plus souvent inutile et un personnel nombreux avec un matériel roulant considérable serait tous les jours en déplacement dans tous les hôpitaux de Paris.
A notre avis, la solution la plus logique consisterait à installer dans tous les hôpitaux des services particuliers, convenablement outillés, pourvus d'un personnel capable, et dotés des crédits suffisants pour en assurer le bon fonctionnement. A l'un d'eux pourrait être adjoint un laboratoire de recherches qui aurait pour objet de perfectionner la technique de la Radiographie et d'en faire bénéficier tous les autres établissements : ce laboratoire devrait ôtre chargé également de Tinstruction technique et pratique des opérateurs. Ce sont là, évidemment, des dépenses assez importantes à faire. Mais, devant les résultats déjà obtenus par laR.adiographie, devant les services qu'elle est encore appelée à rendre, il est impossible d'attendre plus longtemps. Seulement, il est indispensable de faire le sacrifice nécessaire et de ne pas prendre de