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CHAPITRE III. — TECHl^IQUE RADIOSGOPIQVB. laS

SOUS rinfluence de certaines radiations : cette propriété n'est autre que \^ fluorescence ; celle-ci dure tant que les radiations agissent, elle cesse aussitôt après. D'autres corps présentent un phénomène analogue mais qui subsiste plus ou moins longtemps après la cessation de la cause déterminante : ce phénomène est la phosphorescence. La Radioscopie est basée sur Temploi de substances fluorescentes qui sont plus particulièrement mises en activité par les rayons X. C'est du reste celte propriété qui a été le point de départ de la découverte du Professeur Rœntgen. L'illustre maître, en étudiant les phénomènes qui se produisent dans un tube de Crookes, vit s'illuminer une feuille de papier enduite d'une substance fluorescente qui se trouvait dans le voisinage. II était sur la trace des radiations nouvelles dont il reconnaissait aussitôt après les propriétés photographiques et qu'il dénommait les ra^^ons X (X S Irakien) en attendant qu'on fût fixé définitivement sur leur nature.

Le corps fluorescent employé par Rœntgen était le plaiinocyanure de baryum. Depuis, on a indiqué de nombreuses substances jouissant des mêmes propriétés : le platinocyanure de potassium (Jackson), les sulfures de calcium (Becquerel), de strontium, de zinc(CbarlesHenry), le tungslate de calcium cristallisé (Edison), etc., mais nous ne cro}ons pas que les résultats obtenus soient aussi complets qu'avec le platinocyanure de baryum. Par suite, et malgré son prix très élevé, c'est encore ce produit que l'on emploie généralement; c'est du reste pour cette raison que les écrans sont si chers.

Les écrans fluorescents sont fabriqués dans le commerce d'une façon très satisfaisante et nous croyons que le lecteur aura toujours plus d'avantages à se les procurer qu'à chercher à les faire luimême. Néanmoins quelques indications à ce sujet peuvent être utiles. La substance choisie doit être réduite en poudre .très fine et étendue sur un support aussi transparent que possible aux rayons X. Si la pulvérisation de la substance fluorescente n'est pas suffisante, la surface de l'écran présente un véritable grain qui gêne beaucoup pour les observations ('); les écrans de ce genre

(*) II convient de faire remarquer que cerlaines substances, et en particulier le platinocyanure de baryum, perdent une grande partie de leurs propriétés fluorescentes si elles sont trop pulvérisées; il est nécessaire de ne pas détruire leur constitution cristalline.

^2i PREMièRR PARTIE. — MATÉRIEL ET TECHNIQUE.

sont de beaucoup inférieurs à ceux qui présentent une apparence continue.

Comme support, on adopte généralement le carton mince dont certaines qualités, absolument exemptes de toute impureté, sont d'une transparence à peu près complète. Pour maintenir sur le carton la substance fluorescente, on se sert d^une dissolution agglutinante qui est étendue d'une façon régulière. Aussitôt après, on saupoudre avec le corps choisi disposé dans un tamis à mailles très étroites. En secouant celui-ci, les parties les plus finement pulvérisées s'échappent seules et viennent recouvrir régulièrement l'écran. On laisse sécher, puis on enlève l'excès avec un blaireau doux. Comme substances agglutinantes, on a proposé la gélatine, la gomme arabique, le coilodion riciné, le coUodion à Tacélate d'amyle, le celluloïd, la gélatine, etc.

Emploi de V écran Jluorescenl. — L'ampoule étant en plein fonctionnement et placée derrière l'objet à examiner, on applique l'écran sur ce dernier et l'on aperçoit de suite une image produite* ])ar la fluorescence qui se manifeste à des degrés variables d'après les transparences relatives du modèle aux rayons X. Les parties de l'écran qui sont atteintes directement par les radiations actives présentent le maximum d'éclat, celles qui correspondent aux diverses parties du modèle sont d'autant moins brillantes que la transparence spéciale de ces dernières est moins forte; enfin, dans les parties qui sont complètement opaques, la fluorescence ne se produit pas et l'écran reste sombre aux points correspondants. L'examen de l'image ainsi obtenue donne en définitive une projection du modèle, la diflerenciation de ses diverses parties constituantes étant produite par leur plus ou moins grande transluciditc aux ravons X.

D'une manière générale, l'écran doit être placé aussi près que possible de l'objet à examiner; ceci résulte des explications que nous avons données précédemment (p. 90); il est du reste très facile de vérifier que plus on éloigne l'écran, plus l'image devient floue eu même temps que ses dimensions apparentes augmentent. Inutile donc de revenir sur cette question.

La fluorescence obtenue sur l'écran, quoique très vive, s'observe

CHAPITAB III. :— TECHNIQUE RADIOSCOPIQUB.

(liflicilemeiit en plein jour et il est indispensable de mettre les j^eux de l'observateur à l'abri de toute lumière étrangère. Le procédé le meilleur consiste à opérer dans l'obscurité absolue; l'œil reposé percevra bientôt les moindres détails de l'image radioscopique. Pour réaliser ces conditions^ il faudra non seulement opérer dans un local rigoureusement clos, mais encore masquer la lumière propre de l'ampoule, et celle produite par l'étincelle d'extra-courant lorsque l'on se sert de l'interrupteur ordinaire de la bobine.

Dans le premier cas, un morceau d'étofle noire enveloppant l'ampoule remplira parfaitement le but cherché; on peut encore enfermer celle-ci dans une petite caisse hermétiquement close dont la paroi antérieure sera une simple feuille de papier noir. Dans le second, on recouvrira l'extrémité de la bobine d'un morceau d'étoffe opaque ou d'un couvercle de bois ou de carton.

Si l'on ne peut opérer dans l'obscurité, on emploiera un dispositif spécial qui mettra les jeux de l'observateur à l'abri de la lumière extérieure; ce dispositif consistera en une boîte formant chambre noire dont le fond sera constitué par l'écran et l'avant par

Chercheur Ducretet.

0, tabe chercheur i ~- F, couvercle contenant l'écran fluorescent.

un ajustage épousant la partie supérieure de la figure. Dans ce cas,

il sera inutile de masquer l'ampoule et l'étincelle d'extra-courant.

Ijes fluoroscopes de ce genre ne sont que l'amplification de l'ap-

ia6 FBEIIIKIIE PARTIE. — HAT^RIEL ET TECH.MQCE.

pareil proposé par M. Salvioni (de Pérouse) peu de temps après la découverte de Rœntgen. Ce dernier consistait en un tube dont une des extrémités se fïiail à l'œil et l'autre, portant l'écran fluorescent, était appliquée contre l'objet à examiner. A cause de la faible dimension de l'écran, il était nécessaire de promener ccluî-ci pour étudier une région déicrmiaée du modèle.

M. Ducieict a modifié ce premier modèle pour l'utiliser à vérifier l'état de marche de l'ampoule et à contrAler l'étendue du champ éclairé. Cet appareil ifig- 63) constitue un chercheur des plus pratiques.

Dans le fluoroscope d'Edîson, la seule difl'érence consiste en ce que les dimensions de l'écran sont considérablement agrandies, ce qui permet, d'un seul coup d'œil, d'embrasser une surlace beaucoup plus grande. Une boîte tronconique terminée par des œilletons et analogue à un stéréoscope constitue la chamhre noire. Cet

|-ig- 63.

appareil a été exécuté par divers constructeurs avec de très légères variantes. Nous pouvons citer en particulier les fluoroscopcs de M. Ducretet {fig. 63) et celui de M. G. Seguy. Ce dernier, que

CHAPITAE m. — TECHNIQUE RADIOSGOPIQUB. 127

nous avons déjà décrit et qui fait partie de la lorgnette humaine, a cette particularité qu'il est constitué par un soufflet de chambre noire, ce qui le rend démontable pour le transport et, par suite, peu encombrant. MM. Clément et Gîlmer construisent également un appareil du même genre.

Support spécial pour examen radioscopique. — Pour obtenir le maximum d'eOet, il est indispensable que l'ampoule soit toujours en face de l'écran et, lorsqu'on doit faire couramment des examens radioscopiques, il peut être intéressant d'avoir un dispositif spécialement combiné à cet effet.

Nous nous servons du dispositif que nous avons décrit précédemment, mais nous remplaçons le support destiné à la Radiographie par un autre auquel viennent s'adapter deuiL bras horizontaux, l'un qui porte l'ampoule et l'autre l'écran: ces deux bras sont mobiles dans des coulisses de façon à pouvoir être rapprochés autant qu'il est nécessaire {flg* 64).

L'ensemble forme une sorte de fouixhe dans laquelle le sujet peut se placer facilement. D'après son épaisseur, on rapproche le support de l'écran de façon qu'il soit le plus près possible du corps, celui-ci étant également dans le voisinage immédiat de l'am- ])Oule. Pour examiner successivement les diverses parties du corps, il suflit soit de faire déplacer le sujet latéralement, soit de monter ou de descendre la partie coulissante de l'appareil. Dans tous les cas, l'écran et l'ampoule étant fixés d'une façon immuable l'un par rapport à l'autre, on aura toujours le maximum d'éclairement. Pour examiner facilement les parties inférieures du corps, le sujet sera monté sur un petit tabouret. Ce dispositif a l'avantage de permettre l'emploi d'écrans de petites dimensions, ce qui est une considération sérieuse à cause du prix élevé de ces derniers.

On a fait dans le commerce des écrans de taille suffisante pour examiner un sujet en entier, mais leur valeur en interdit Tusage à la plupart; de plus, il sera toujours nécessaire de pouvoir élever ou abaisser l'ampoule pour l'examen de chaque partie successive ; on sait, en effet, que pour illuminer un écran de i™,8o de hauteur il faudra l'éloigner suffisamment de l'ampoule pour que celui-ci soit compris dans la zone éclairée. L'intensité obtenue en chaque

fiS PHliHlEIllf FÀHTtE.'— VATERIBI. ET TBCHNIQIFE.

point sera beaucoup plus faible que si l'ampoule était placée le

Fi g. 6V

dioscopique A, Londe.

plus près possible de l'objet à étudier, el l'exameo sera loin d'être aussi facile et aussi complet.

CllAPITKE Itl. — TECHNIQUE HADIOSCOPIQI E. 119

Table clinique du D' de Bourgade. — Le support précédent convient parfaitement pour l'examen radioscopiqiie d'un sujet

normal ou siisceptible de garder la statiun debout; lorsque l<; malade ûe peut se lever, on pourra utiliser une table spéciale comme celle qu'a proposée M. le D' de Bourgade {Jig- 65). Un bâti de bois supporte un cadre oscillant garni de sangles et destiné

l30 PREMIERE PARTIE. — MATÉRIEL ET TECHNIQUE.

à recevoir Tindividu à examiner. Une .planchette garnie de pédales empêche le corps de glisser; des appuis-cuisses, des supports et des oreillers mobiles complètent cette installation. L'opérateur se plaçant dans le cadre lixe peut alors facilement pratiquer Texamen radioscopique au moyen de la lorgnette. Pour éviter tout obstacle susceptible d'altérer Timage, on peut enlever une ou deux sangles à l'endroit intéressant, les autres étant en nombre suffisant pour supporter le malade. En dessous du plateau est ménagée une glissière qui permet de recevoir un châssis photographique.

Cet appareil nous paraît très bien compris et il aura sa place tout indiquée dans les cliniques.

Résultats radioscopiqnes.

L'avantage de la Radioscopie est de montrer instantanément l'image de l'objet examiné et, a priori, il semblerait que son emploi plus simple et plus immédiat devrait la rendre dans tous les cas préférable à la Radiographie. Il n'en est rien cependant, ainsi que nous allons le montrer.

La fluorescence nécessaire pour faire un examen rigoureux n'est obtenue que si l'ampoule est à son maximum de puissance; dans tous les autres cas l'écran ne s^illumiuera que d'une manière insufiisante et la perception de l'image sera difficile. D'autre part, en supposant le fonctionnement de l'ampoule aussi parfait que possible, les résultats obtenus dépendront de l'épaisseur du modèle à examiner. En nous reportant toujours au corps humain, les mains, les bras peuvent être étudiés facilement, les pieds, les jambes moins bien. Si nous arrivons au thorax, les difficultés vont commencer; elles augmentent pour les cuisses et le bassin; quant au crâne, il se laissera à peine deviner. Dans ces conditions, et nous parlons par expérience, l'examen sera souvent très délicat, certains détails échapperont, et si l'on se contente de cette méthode d'investigation, le résultat pourra être considéré comme négatif, alors que certains désordres de l'organisme, certaines* lésions, n'auront pas été perçus, non parce qu'ils n'existaient pas, mais bien par suite de l'insuffisance de la méthode.

CUAPITRE III. — TECHNIQUE RADIOSCOPIQUE. f3l

L'application de la Photographie présente sur l'examen direct uti avantage indéniable : c'est que, par l'augmentation judicieuse du temps de pose, les faibles intensités s'additionnent et finissent par laisser une impression assez vigoureuse qui est le résultat de cette accumulation de radiations trop'faibles isolément pour exciter la plaque fluorescente. Étant donné un objet d'opacité déterminée, la faible intensité des radiations qui le traversent ne sera jamais perceptible pour Tœil, si celui-ci n'a pas été affecté de suite ; aussi prolongé que soit l'examen, ce résultat ne sera pas modifié. Au contraire, sur la plaque photographique, ces impressions, grâce à une augmentation suffisante de leur durée d'action, finissent par agir énergiquement en s'ajoutant les unes aux autres.

On peut même se demander s'il y a réellement des corps qui soient un obstacle absolu pour les rayons X. On conçoit qu'il sullise d'une intensité plus grande des radiations ou d'une plus longue exposition pour qu'ils soient traversés et la plaque sensible impressionnée. Nous constatons la réalité de cette assertion dans la pratique; les parties du corps les plus épaisses, 'qui sur l'écran équivalent pour notre œil à une opacité presque complète car la quantité de rayons qui les traversent est trop faible pour exciter la substance fluorescente, finissent par être traversées si l'on augmente la durée d'exposition ; c'est ainsi que l'on peut actuellement obtenir des radiographies du thorax, du bassin, du crâne. C'est également pour ces raisons que nous avons posé en principe que l'exposition doit être d'autant plus prolongée que l'objet à reproduire est plus épais.

Un autre avantage capital de la Radiographie est de laisser une image durable de l'objet examiné, image qui pourra être étudiée à loisir, comparée à d'autres et enfin reproduite s'il est nécessaire pour l'illustration des publications spéciales. Ce sont là les qualités maîtresses de la Photographie qui trouvent leur application générale en Radiographie comme dans toutes les autres sciences. Par contre, la Radioscopie permettra de suivre les déplacements du squelette dans les divers mouvements, d'étudier le jeu des articulations, de suivre le fonctionnement de certains organes. Cette analyse, qui peut donner d'importants résultats en Physiologie, n'est cependant possible que si les mouvements sont relativement

lents, sans cela ils ne seraient pas perçus par notre organe de vision. Par suite, et lorsque les procédés opératoires se seront perfectionnés, la Photographie interviendra très vraisemblablement à nouveau pour fixer les phases fugitives de ces divers mouvements ; rien ne dit que nous ne pourrons pas bientôt réaliser la Radiographie instantanée : ce jour-là on appliquera avec grand profit les méthodes générales de la Chronophotographie.

Notre conclusion est que la Radioscopie et la Radiographie devront être pratiquées conjointement et non pas Tune seulement à l'exclusion de l'autre. L'examen radioscopique sera effectué le premier et, s'il donne un résultat probant, il sera inutile d'aller plus loin, à moins que pour une raison ou une autre on n'ait intérêt à garder une trace durable des résultats entrevus sur l'écran, auquel cas on pratiquera la Radiographie. C'est ainsi que dans les parties minces du corps on découvrira facilement des corps étrangers on des lésions osseuses (luxations, fractures, etc.). Mais de ce que l'on n'aura pas constaté sur l'écran ce que l'on espérait trouver, il ne faut pas conclure par la négative et en rester là : il est au contraire de toute nécessité de faire une radiographie qui pourra montrer, ainsi que nous l'avons expliqué plus haut, ce qui avait échappé à l'examen direct.

Qu'on nous permette, à ce propos, de reproduire deux observations que nous avons faites à la Salpêtrière et qui sont particulièrement intéressantes au point de vue qui nous occupe.

M. le D*" X..., qui avait été blessé à la main par un coup de feu et qui supposait avoir conservé quelques plombs, nous prie de le radiographier. Sur le cliché nous apercevons nettement un grain de plomb situé entre les deux premiers métacarpiens. Sûr de l'existence du corps étranger et désireux de montrer l'examen radioscopique à quelques personnes présentes, nous plaçons la main sur l'écran. A notre grande surprise, le grain de plomb était si peu visible que nous ne pouvons l'entrevoir qu'un instant et aucun des assistants ne l'aperçoit, bien que nous indiquions la place exacte où il était logé.

M"* L... est envoyée à notre chef, M. le Professeur Raymond, par le service de Chirurgie d'un des hôpitaux de Paris. La malade a deux doigts, l'index et le médius, tellement gonflés que l'on se

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demandait s'il ne s'agissait pas d'un cas particulier d'acromégalie localisée. L'examen pratiqué à la Salpétrière ne tranche pas la difficulté et la malade nous est, un peu en désespoir de cause, envoyée à la Radiographie pour voir si quelque lésion osseuse n'existerait pas. L'examen radioscopique ne nous révèle rien d'anormal; nous faisons alors la radiographie et trouvons dans le voisinage de la première phalange du pouce un fragment d'aiguille mesurant i^™ environ. Nous demandons alors à la malade si elle n'a pas souvenir de s'être introduit par mégardc une aiguille dans la main, si elle ressent une douleur à l'endroit correspondant. Les deux réponses sont négatives. Dans ces conditions, on aurait pu chercher longtemps avant de soupçonner la cause véritable des accidents dus à l'introduction d'un corps étranger à l'insu de la malade et sans qu'elle en ressentît aucune gène. A la suite de cette révélation, la malade est examinée à nouveau à l'écran et, bien que la position de l'aiguille soit absolument connue de nous, il nous est impossible de la voir.

Dans les deux expériences, radioscopie et radiographie, c'est la même ampoule qui fonctionnait et, quoiqu'elle n'ait pas donné le renseignement sur l'écran, elle a pu en moins de deux minutes imprimer sur la plaque photographique la position du corps étranger sans qu'aucun doute soit possible.

Écrans phosphorescents.

La phosphorescence de certains corps, et en particulier du sulfure de zinc, a été étudiée par M. Ch. Henry. L'auteur, dont les travaux originaux ont contribue pour une grande part à l'emploi des écrans renforçateurs, a proposé d'obtenir sur son sulfure de zinc des images radiographiques qui seraient visibles de suite et ne nécessiteraient aucun traitement spécial comme les plaques photographiques. Cette idée est très intéressante à retenir et elle peut, en pratique, être utilisée dans certains cas. Il est seulement nécessaire de donner une exposition suffisante pour exciter le sulfure de zinc qui devient d'autant plus phosphorescent que cette dernière est prolongée; il faut également faire l'examen de suite

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