‹ Traité pratique des agrandissements photographiques (volume 2)Chapitre 30 sur 42 · CHEVALETS · texte numérisé non relu

CHEVALETS

L'image amplifiée produite par l'un ou l'autre des appareils d'agrandissements que nous venons d'exa-

miner, est projetée sur un écran, couvert de papier bien blanc, sur lequel se fait la mise au point. Lorsqu'on ne veut obtenir que des amplifications peu

coDsidérables, le chevalet peut être relié & la lanterne, et ne faire qu'un avec lui.

La fîg. 47 représente la disposition adoptée par M, Molteni. L'image projetée par la lanterne est reçue sur une glace dépolie montée dans un porte-châssis mobile & crémaillère, ce qui permet de faire la mise au point, avec ou sans loupe, aussi exactement qu'elle se fait dans la chambre noire.

Avec cette disposition d'appareil, il est indispensable d'opérer dans une pièce obscure, condition qui n'est pas toujours commode.

Dans le cas contraire, il suffit de relier l'appareil et Fig. 48.

le châssis au moyen d'un manchon en ëtoffe noire, c'est la disposition que représente la flg. 48.

Lorsque, au contraire, on veut obtenir de grandes épreuves, 40 x 50 par exemple, le chevalet doit être séparé de la lanterne et doit pouvoir s'éloigner à volonté; dans ce cas, on opère dans uno pièce obscure, et l'on peut se servir d'un chevalet droit ordinaire de

peiutre, sur lequel od fixe à demeure une planchette & dessin.

Mais si l'on doit faire une série d'épreuves, et si l'on veut employer le papier en rouleau, le chevalet East-

Fig. 49

mAa{fig. j9)sera préférable. Une boite placéeàla partie supérieure contient le rouleau de papier que l'on dé-

roule au fur et à mesure, et que l'on tend convenablement sur le chevalet au moyen de punaises.

M. Nadar a perfectionné cet instrument et produit

un chevalet universel extrêmement commode (fig. 50). Le chevalet Eastman -Nadar est monté sur des roulettes, et il peut glisser sur des rails que l'on ûxe sur le parquet de la pièce destinée aux agrandissements.

DES MÉTHODES d'AG AANDISSEMENT. 101

Il est muni d'une crémaillère à mouvement vertical et de glissières dans le sens horizontal, afin de pouvoir placer toujours son sujet à l'endroit déterminé. Deux vis de serrage l'arrêtent au point voulu.

Un système d'intermédiaires de toutes les grandeurs usitées, permet l'emploi des glaces sensibles ou des feuilles de papier au gélatinobromure. Celles-ci sont maintenues soit par des cadres extérieurs, soit par des punaises qui le fixent sur une planchette qui entre dans les intermédiaires, soit plus simplement en mouillant la feuille et en l'étendant sur un verre.

Lorsqu'on veut employer le papier en rouleau tel que le fabrique la Compagnie Eastman, on utilise la boîtemagasin qui surmonte le chevalet.

Cette boîte contient un axe en bois, mobile, destiné à entrer au milieu de la bobine de papier. Toutes les largeurs de papier de la Compagnie Eastman sont également enroulées sur un cylindre de carton du même diamètre, afin que l'axe en bois puisse recevoir également dans la boîte-magasin n'importe quelle dimension de papier. La mise au point se fait alors sur le fond du chevalet, et, une fois cette opération terminée, on déroule en dehors de la boîte, qu'un taquet laisse suffisamment entr'ouverte, la quantité de papier nécessaire ; lorsque l'exposition est terminée, on coupe celui-ci au ras de la boîte.

Un frein permet de ne dérouler que la longueur voulue de papier sensible.

« d«B apparcllB.

DISPOSITIONS OENEHALES.

Quel que soit le modèle de lanterne employé, la mise la œuvre est à peu près la même {fîg. 51).

La lanterne est d'abord placée sur un pied solide.

une table, ou un pied à appareil photographique. On s'assure qu'elle est bien horizontale.

ËD avant d'elle, et b. une distance qui varie suivant l 'amplis cation que l'on désire, on place le chevalet, et Ton 8'assure, au moyen d'une ficelle et de deux longues règles, que la lanterne et le chevalet sont dans deux plans parallèles. On place donc & l'avant de la lanterne une règle de 1" environ, et l'on cherche à la mettre bien parallèlement & la face antérieure de l'appareil;

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on pose parallèlement une seconde règle contre la planchette du chevalet; au moyen d'une ficelle on vérifie alors si les distances entre les extrémités des deux règles sont égales à droite et à gauche, et Ton arrive facilement à rendre parallèles la lanterne et le chevalet. Une disposition plus simple consiste à fixer contre le mur la planchette à dessin, et à rendre seulement mobile la lanterne. Celle-ci peut être alors placée sur un pied d'atelier ou sur une longue table, sur laquelle on pourra la faire avancer ou reculer.

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