C. Eau
Bromure de potassium 3»'
On mélange dans un verre à expérience de grandeur suffisante :
Solution A 100"
Solution B 15
Solution G 2
L'image apparaît graduellement avec toutes ses valeurs si le temps de pose a été exact; elle devient
il8 CHAPITRE II.
grise, se salit si l'exposition est dépassée ; elle reste dure, les blancs et les noirs seulement apparaissent si l'exposition est insuffisante.
Lorsque l'épreuve est au point voulu, on rejette rapidement le bain de fer, et on le remplace avant tout lavage par la solution suivante :
Eau 1000"
Acide acétique 2>'
Cette solution acide a pour but de dissoudre les sels de fer qui pénétreraient dans les fibres du papier et saliraient les blancs. Elle arrête en même temps le développement.
Il ne faut pas oublier que l'épreuve ne baisse pas au fixage; il faut donc arrêter le développement au point juste. On lave à plusieurs eaux et Ton fixe dans de l'hyposulfite de soude neuf à 15 pour 100.
Dans les premiers temps du fixage, les noirs prennent une teinte verte désagréable, mais elle ne dure pas, et elle est rapidement remplacée par de beaux noirs.
Enfin, on obtient une teinte brune en prolongeant longtemps (une heure ou deux heures) Timmersion dans l'hyposulfite.
On lave abondamment et l'on fait sécher par suspension, sans éponger entre buvards.
S'il se formait des ampoules, accident fort rare, on immergerait les épreuves dans un bain de sel de cuisine, en les retirant de l'hyposulfite avant de les laver.
Un négatif faible peut donner de meilleurs résultats si on le pose sur un verre à teinte jaune faible, que l'on
peut obtenir à l'intensité que Ton veut en employant des vernis à l'alcool colorés avec des jaunes d'aniline.
On peut appliquer ce vernis au dos du cliché et l'enlever dans les parties qui ont assez de force; on harmonise ainsi des clichés trop durs.
On peut encore empêcher les grands noirs de devenir trop intenses en faisant ombre devant ces parties pendant la pose, au moyen de découpages ou de tampons de ouate portés sur un bâton. On agite ces écrans afin de ne pas produire de lignes arrêtées.
Pour vignetter les agrandissements sur fond blanc, ou se servira d'un carton percé d'un ovale, et qu'on approchera ou éloignera de l'épreuve, suivant la grandeur qu'on veut obtenir. Pour que le dégradé soit parfaitement fondu, il faut tenir le carton en mouvement pendant toute la durée de la pose.
Lorsqu'on a été obligé de rechampir complètement le ciel d'un cliché de paysage, on aura intérêt quelquefois à teinter légèrement ce ciel, afin d'éviter des effets d'une trop grande dureté. Au moyen d'un petit artifice, on peut arriver à ce résultat, mais il faut se faire aider par une autre personne; à soi seul la chose ne serait pas possible.
On prépare à l'avance une silhouette en carton ou en fort papier opaque, qui permette de couvrir tout le paysage, en laissant à découvert le ciel. Lorsque le temps de pose est écoulé, on prend cette silhouette, que Ton présente devant l'épreuve en la maintenant à une petite distance, mais sans toucher le papier. A ce moment, un aide projette un faisceau de lumière sur
le papier au moyen d'une lampe à réflecteur, il fait mouvoir la lampe de droite à gauche, de façon à répartir également la lumière. Pendant ce temps, le premier manipulateur fait mouvoir la silhouette de bas en haut, de façon à obtenir un fondu dans la partie inférieure du ciel. La pose est de quelques secondes si la lampe est à peu de distance du papier sensible, bO^'^ : mais il vaut mieux éloigner le foyer lumineux à 1™ environ et poser plus longtemps, l'effet n'en sera que meilleur.
Papier Ilford. — On trouve chez M. Molteni un papier analogue à celui que nous venons de citer et qui demande les mêmes manipulations, et donne également d'excellents résultats; c'est le papier Ilford.
Papier Lamy, — Le papier Lamy donne également de bons résultats, mais les manipulations sont un peu différentes, un peu plus longues qu'avec le papier Eastman.
Le bain révélateur se composera de :
Dissolution filtrée d'oxalate à 30 pour 100 100"
» » de sulfate de fer à 30 pour 100 25
» » d'acide citrique à 30 pour 100 10
En immergeant le papier, s'il est sec, brosser de suite la surface, une seule fois, avec un pinceau en longues soies de porc.
Tourner et retourner sans cesse le papier, en le maintenant à l'action du bain révélateur jusqu'à l'obtention de noirs suffisamment intenses.
On lave ensuite rapidement et à plusieurs eaux, et l'on plonge dans le bain de durcissement suivant :
Eau 1000"
Alun de potasse AO*'
Carbonate de soude 30
Soude ou potasse 5
Ce bain ne doit servir que pour quelques épreuves, il doit être renouvelé souvent; l'épreuve est laissée, face en dessous, pendant trois minutes, temps suffisant pour obtenir le durcissement de la gélatine.
Sans laver l'épreuve, après l'avoir simplement égouttée, on l'immerge dans le bain fixateur d'hyposulfite ainsi composé :
A. Eau 1000"
Hyposulfite de soude 150b'
B. Eau chaude 200"
Alun de potasse 608'"
Après dissolution séparée, mélanger A et B, laisser reposer douze heures, décanter et filtrer.
Lorsque l'épreuve est placée dans le bain fixateur, il faut la remuer, la retourner sans cesse jusqu'à disparition des marques graisseuses. On l'abandonne alors dans le bain, face en dessous, et en évitant les bulles, pendant quinze minutes en hiver, pendant cinq minutes en été.
Ce bain d'hyposulfite doit être fréquemment renouvelé, si l'on veut être assuré de la durabilité de l'épreuve.
Le fixage étant opéré, il faut encore procéder à un second alunage, en la plongeant dans le premier bain
de durcissement. L'épreuve reste encore quinze minutes dans ce bain, puis on procède aux lavages.
Il faut environ six heures d'immersion dans une eau renouvelée toutes les demi-heures pour que l'hyposulfîte soit entièrement éliminé.
Pour sécher l'épreuve, on la placera à cheval sur un bâton rond, de lO*"" de diamètre environ, et recouvert de papier buvard.