CHAPITRE I
se fixent les châssis à plaque et à l’autre extrémité l’objectif. Des attelles en bois se repliant sur la partie
Fig. 13.
postérieure de l’appareil servent à tendre l’étoffe et à tenir en bonne place l’avant de l’appareil (fîg. 13).
Fig. 14.
Appareil Dubroni, — D’autres fois les attelles en
APPAREILS
bois sont remplacées par un simple trapèze en fil de laiton (fîg. 14).
Chambre de M. de la Laurencie. — M. de la Laurencie, un de nos amateurs les plus distingués, a modifié fort heureusement ces appareils, et est arrivé à construire une chambre portative absolument irréprochable (fig. 15).
La planchette porte-objectif est munie d'une coulisse qui permet d’excentrer celui-ci dans le cas où l’on a à photographier un monument très élevé. Le soufflet, ou pour mieux dire la poche, est formé de deux épaisseurs de satinette noire recouyerte par une enveloppe en peau mince (peau de gant). Cette poche est fixée en haut sur un léger cadre en laiton; en bas, sur un cadre en bois, sur lequel sont fixés deux tendeurs en fil d’acier. Le cadre en laiton se fixe à frottement dans les replis de deux gouttières d’une planchette, et les tendeurs viennent s’arc-bouter dans ces gouttières où les arrêtent deux petits verrous. Une enveloppe de laiton mince, obturée par une feuille de placage à fibres contrariées, se glisse dans une petite rainure pratiquée sur le cadre inférieur du soufflet, y forme un vide qui vient remplir, comme un tiroir, le châssis double. Ce châssis comporte une rainure intérieure, dans laquelle se glissent aisément deux glaces ordinaires et un papier noir pour les séparer. Les deux rideaux de ce châssis sont en carton bristol, solidement nervés par une étoffe de soie collée dessus et glissant chacun dans une rainure spéciale formée par un trait de scie;