APPAREILS POUR PELLICULES. CHASSIS A ROULEAUX
La fabrication des pellicules est devenue aujourd’hui aussi parfaite que celle des glaces, aussi le touriste trouvera-t-il un grand avantage à se débarrasser du poids des glaces. Cependant les appareils à glaces sont quelquefois plus commodes à employer, lorsque l’on ne veut faire que quelques poses, et la pellicule en rouleaux n’est réellement supérieure qu’en voyage : ajoutons toutefois que les pellicules coupées à la dimension des glaces ordinaires peuvent être employées dans ïes châssis courants; un simple tendeur leur donnera la rigidité nécessaire à une bonne mise au point.
APPAREILS
Appareil de M. Stebbing. — La chambre noire automatique à bande pelliculaire sans fin de M. Stebbing est une des premières qui aient été construites ( fig . 20 et 21). Cet appareil est formé d’une chambre noire à foyer fixe de llcm de long environ, l’objectif est réglé
Fig. 20.
de façon que tous les objets situés à 5ra et au delà soient mathématiquement au point.
Deux rouleaux A et B portent la pellicule qui se déroule de l’un à l'autre.
A l’aide d’une barrette, on insère une extrémité de la bande sensible dans une rainure pratiquée dans le rouleau A", puis on tourne le bouton A jusqu’à ce que la bande entière soit enroulée, sauf une partie à peu
CHATITRE I.
près longue comme le fond de l’appareil. Cette partie est amenée vers le rouleau de droite BB'; on fixe son extrémité de la même manière que pour l’autre, puis on tourne le bouton A de façon à tendre convenable-
ment la bande sensible. La partie médiane passe derrière une glace polie, et c’est contre la surface postérieure de cette glace que vient porter la partie de la bande qui doit fournir un négatif.
Une petite plaachette garnie d’un morceau de drap noir est placée en arrière de la bande, dans la position correspondante à celle de la glace et portant contre les deux ressorts BB'. Tout cela étant fait, on ferme la planchette C et l’on tourne le bouton à vis D situé au
APPAREILS
milieu de cette planchette jusqu’à ce qu’il refuse d’avancer davantage. Il a alors poussé à fond la petite planchette mobile, qui elle-même a appliqué exactement la pellicule contre la glace. L’épreuve se fait en démasquant l’objectif, puis on passe à une deuxième partie de la bande sensible. Tout d’abord on desserre le bouton D et l’on tourne BB' d’un cran. Un bruit que produit la détente d’un ressort à l’intérieur indique le moment où il s’est enroulé sur BB' une longueur de bande égale à celle d’une épreuve; en même temps, une pointe convenablement placée sur BB' perce la bande d’un trou. C’est entre chacun de ces trous successifs que se trouvent les épreuves à développer.
On serre de nouveau le bouton D, une nouvelle épreuve est faite et ainsi de suite.
Aucune mise en place ne pouvant avoir lieu à cause de la fixation à demeure de la pellicule sensible, on centre et l’on encadre la vue à reproduire à l’aide de la mire M et du cadre M', à charnière tous deux, qui sont placés sur le haut au centre et en arrière de la chambre noire. La mire M [est une plaque circulaire noire, percée d’une petite ouverture. Le cadre M'est coupé en croix à son centre par deux fils métalliques. Le point d’intersection de ces fils est dans l’axe du centre de la mire M, et la distance de M à M' est telle que l’ensemble de la vue encadrée par le cadre est bien celui que l’on aura sur le négatif dont le point central coïncidera avec l’objet vu à travers la mire à l’intersection des deux fils.
Les épreuves que donne cet appareil sont un peu