CHAPITRE I
Il va sans dire qu’un verrou de bois, placé dans la queue à rabattement, permet d’en maintenir la rigidité.
L’objectif est alors placé sur la planchette à l’aide aussi de deux rainures dans lesquelles s’engage sa rondelle, ainsi qu’on le voit en F. Si l’on veut opérer instantanément, le petit déclenchement est mis à sa place, de façon à faire fonctionner l’obturateur circulaire M placé au centre de l’objectif rectilinéaire O entre les deux lentilles. Le point automatique pour des productions à partir de 10m de distance de l’objectif, est indiqué par un trait où l’on amène, à l’aide de la crémaillère B, la petite planchette mobile dont le déplacement permet de faire varier les distances focales.
Un des châssis doubles étant toujours en place dans l’appareil, il nfy a plus, dès qu’on a centré l’objet à reproduire à l’aide de la mire mm ', qu’à faire fonctionner le déclenchement en pressant la petite poire P.
Une petite poignée, munie d’une vis à son extrémité, sert à tenir la chambre noire d’une main, tandis que l’autre main presse la poire au moment voulu.
Après l’opération, le fourreau du châssis qui s’ouvre de haut en bas, ayant été fermé, on ouvre la porte placée en arrière de la chambre noire, et l’on place du côté de l’objectif l’autre côté du châssis, de façon à pouvoir exposer une nouvelle couche sensible.
Si, au lieu de faire des vues instantanées, on doit poser un certain temps, il est nécessaire d’user du pied P, que l’on sort alors de la canne P', qui lui sert d’étui.
Ce pied est formé de tubes en cuivre, dont une partie, rentrant dans l’autre à frottement, sert en le retournant à donner à ce support une hauteur convenable. Trois douilles reliées par trois morceaux de chaîne L à un anneau central, permettent, une fois l’appareil posé comme on le désire, de donner aux trois branches une rigidité suffisante, rigidité que l’on accroît encore s’il est nécessaire, si, par exemple, il fait du vent, en suspendant un poids quelconque à l’anneau central. Le pied enfermé dans son étui, on a en somme
APPAREILS
une canne ordinaire, un peu forte, mais ne rappelant en aucune façon un appareil photographique.
Si Ton a des reproductions à faire à une distance plus ou moins rapprochée de l’objectif et moindre de 10ra, une mise au point devient nécessaire; en ce cas, on met la plaque dépolie attenante à la chambre noire à la place occupée par le châssis négatif, et l’on met au point en s’abritant sous une manche noire. La crémaillère B permet de faire avancer l’objectif d’une quantité suffisante pour ces mises au point accidentelles.
Si la vue n’est pas instantanée, on se sert, pour ouvrir et fermer l’objectif, d’un petit bouchon à charnière très douce et dont la mise en mouvement s’obtient à l’aide d’un simple fil. De cette façon, aucune secousse ne peut faire vibrer l’appareil.
Il va sans dire que pour des instantanées avec l’obturateur rapide il n’y a, tout étant prêt et en plein repos, qu’à agir sur la poire de déclenchement.
L’objectif rectilinéaire construit par M. Français peut recevoir une série de diaphragmes reliés entre eux par un point fixe; on met celui de ces diaphragmes que l’on juge convenable, suivant l’intensité de la lumière et la nature du sujet à reproduire.
Le châssis double C de cet appareil de poche est construit de façon à servir soit pour des plaques de verre, soit pour des papiers ou pellicules sensibles.
On en voit la disposition dans notre dessin : le fourreau ou étui du châssis est représenté seul, et entièrement adossée contre lui se trouve la planchette intérieure N poi^ tant de chaque côté, en haut et en bas, deux rainures dans lesquelles s’engagent deux plaques de verre 6 x 7 de lmm d’épaisseur.
Les plaques Y servent à maintenir des pellicules de papier sensible engagées entre leur surface postérieure et la planchette. Si l’on préfère user de plaques rigides, on n’a qu’à se procurer des plaques de verre couvertes d’émulsion.