CHAPITRE I
teur, et trop souvent les épreuves ont un double contour.
Les autres forment une véritable chambre obscure; ils sont tantôt à vision directe (fig. 41) et sont utiles
Fig. 41.
quand on opère sur un pied; les autres sont munis d’une glace placée à 45° et renvoient l’image sur un verre dépoli horizontal {fig. 42); ce sont les plus commodes pour les détectives sans pied. C’est le système employé dans l’Argus de M. Mendoza et dans l'Express détective de M. Nadar.
Dans certains modèles la glace réfléchissante est mobile; la face supérieure et la face postérieure sont munies toutes deux d’un verre dépoli ; il est alors facile d’obtenir l’une ou l’autre combinaison : vision directe, ou vision réfléchie, en faisant mouvoir le miroir mobile autour d’un axe.
Iconomètre. — Un petit instrument fort utile égale-
APPAREILS
ment est Yiconomètre , véritable chambre noire de poche en forme de lunette, qui permet de se rendre compte exactement de l’effet produit par le paysage,
Fig. 42.
sans qu’il soit nécessaire de monter l’appareil et de regarder le verre dépoli.
Si l’on fait usage d’un chercheur indépendant de l’appareil (flg. 41), on peut se contenter des indications qu’il fournit, mais elles sont moins complètes que celles données par l’iconomètre.
Lorsqu’on n’emploie qu’un objectif, ces deux instruments sont suffisants; mais, lorsqu'au contraire on fait usage de plusieurs instruments de foyers différents,
il faut avoir recours au chercheur de M. Davanne
iflg-i 3):
Pour faciliter la recherche du point de vue, l’encadrer et indiquer de suite quelle longueur focale il est nécessaire de prendre pour obtenir l’image de la grandeur voulue, nous avons fait construire, sous le nom de chercheur foci métrique , un instrument qui montre par son seul emploi la proportion qui existe entre la dimension de l’épreuve prise comme unité et la longueur focale à employer; on peut ainsi choisir sans tâtonnements, parmi les divers ob-
Fig. 43.
jectifs que l’on a à sa disposition, et monter sur la chambre noire celui qui convient à la grandeur déterminée.
Ce chercheur a l’avantage de pouvoir servir pour toutes les dimensions et pour tous les objectifs, parce qu’il est basé, non sur la grandeur ^des épreuves, mais sur leurs proportions relativement à la longueur focale; il est représenté aux -§ de grandeur dans la fi g. 43. fl sç compos^d’une base^AB surjaquelle sont assemblées
APPAREILS
à charnières les deux platines P, L, qui peuvent se rabattre Tune sur l’autre, de sorte que l’instrument replié se met facilement dans la poche.
Pour examiner le sujet à reproduire, on relève les deux platines, on regarde par l’ouverture O placée très près de l’œil, et l’on recule plus ou moins la platine L jusqu’à ce que l’ensemble à reproduire apparaisse encadré dans l’ouverture rectangulaire a bcd, faite dans la proportion de 3x4, qui est à peu près celle de tous les formats de glaces; le sujet est ainsi isolé de son entourage; on en fait une sorte de tableau, et on l’étudie au point de vue artistique en cherchant à quelle position, à quelle place l’ensemble apparaît de la manière la plus favorable; la position étant trouvée, il faut obtenir cet ensemble dans une dimension convenable pour la glace dont on dispose; il suffit alors de regarder derrière la platine mobile L, où s’arrête le petit index et de prendre le nombre le plus proche gravé sur la base. En multipliant ce nombre par la mesure du côté de la glace, on a la longueur focale approximative de l’objectif à employer.
Supposons l’index près du nombre 1 cela veut dire que l'objectif à employer devra avoir une longueur focale égale à 1 fois j le côté de la surface sensible; dans l’espèce, pour une glace dont le côté a 0ra, 21, nous aurons donc
0m, 21 x lm,25 = 0ra, 26,
26rm est la longueur focale demandée. Si l’index marque 3 f j ce sera
0m, 75 x 0ra, 21 = 0ra, 157, soit 16cra de longueur focale.
Le chercheur n’est pas un instrument de précision, ce serait inutile, puisqu’on ne saurait avoir autant d’objectifs de foyers différents qu’il y aurait d’indications; mais dans la pratique il est suffisant.