‹ Traité pratique des agrandissements photographiquesChapitre 48 sur 81 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

zon, grâce à des charnières que porte la planchette supérieure et qui relient également l’extrémité de la base de la chambre. A l’avant et sur les côtés, deux attelles mobiles sur un axe A et portant deux rainures dans le haut permettent 'd’incliner la chambre; deux boutons de serrage maintiennent le tout en place.

Dans l’appareil que représente la fig. 45, la chambre ne peut se mouvoir que de bas en haut : c’est le cas le plus fréquent; pour avoir un instrument absolument complet, cette chambre devrait pouvoir également s’incliner vers le bas; il suffirait pour cela d’une troisième planchette avec charnières placées en sens inverse. Mais, je le répète, il est extrêmement rare de se trouver obligé d’opérer ainsi.

Le point le plus important est de fixer le centre de rotation à l’endroit voulu; celui-ci doit être exactement au-dessous de la lentille de l'objectif : dans le cas d’un objectif simple, cette place est facile à trouver; avec un objectif double, le point cherché est à peu près sous le diaphragme.

Pour s’assurer de la bonne mise en place de ce point de rotation, il faut, en s’abritant sous le voile noir, viser un point très net, très saillant, le sommet d’une montagne, d’un clocher, et voir si ce point reste invariablement à la même place lorsqu’on fait tourner l’appareil; s’il oscille sur le verre dépoli, il faut corriger la position du centre, et la fixer une fois pour toutes lorsqu’elle a été trouvée.

Avec un appareil convenablement réglé, les panoramas de montagnes s’obtiendront très facilement : chaque

APPAREILS

épreuve viendra s’accoler à celle qui la précède sans difficulté, et l’effet général sera absolument complet.

Il est bon, en réglant les points d’arrêt de chaque pose, de faire mordre chaque épreuve l’une sur l’autre, afin de faciliter les raccordements.

Au tirage, il est quelquefois difficile d’obtenir des ciels de valeur égale; je conseille, dans ce cas, de découper les ciels et d’appliquer les épreuves sur une feuille de papier Canson à grains, tendue sur un châssis, et sur laquelle on peindra à la gouache des nuages qui compléteront l’ensemble et donneront la perspective aérienne, qui manquerait sans ce subterfuge. Les points de raccordement qui seraient très visibles dans le ciel, seront très facilement cachés dans les terrains, et en faisant porter les épreuves les unes sur les autres, et non côte à côte, cette opération sera très facile.

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