CHAPITRE II
morceaux et Ion aura le soin d’enlever les parties extérieures devenues opaques au contact de l’air, pour n’employer que le centre qui est au contraire transparent.
On immerge la plaque dans le bain de carbonate de soude, et après quelques secondes on ajoute 4CC ou 5CC de la solution d’acide pyrogallique, en ayant soin de bien agiter le liquide. L’épreuve commence aussitôt à paraître, mais au bout d’un certain temps elle ne monte plus, on peut alors ajouter une nouvelle dose d’acide pyrogallique, mais sans trop insister sur ce moyen.
Pour lui donner toute sa valeur, il faut avoir recours à un nouveau bain acidulé et au nitrate d’argent.
A. Eau 250cc
Acide pyrogallique, 3gr
Acide citrique 2gr
B. Eau distillée 200cc
Nitrate d’argent 10gr
Acide citrique 3gr
On passe tout d'abord sur la plaque préalablement lavée à l’eaü un bain d’eau acidulée par l’acide acétique à 2 pour 100, afin d’éliminer toute trace d'alcalinité.
On verse ensuite à sa surface, au moyen d’un verre à expériences à bec, une petite quantité du bain A additionné de quelques gouttes du bain B. L’épreuve monte rapidement, et lorsqu’elle a atteint l’intensité voulue, on arrête le développement par un lavage abondant. L’épreuve est ensuite fixée à l’hyposulfite de soude, lavée et séchée,
PROCÉDÉS NÉGATIFS
Dans les procéde's au collodion, les lavages n’ont pas besoin d’être aussi prolongés que dans les procédés à la gélatine, l’hyposulfite est éliminé beaucoup plus rapidement et il n'est pas besoin de laisser tremper les clichés dans l’eau.
Procédé au eollodion émulsionné . — De même qu’avec la gélatine on obtient des émulsions au collodion. Les méthodes proposées à ce sujet sont en général longues et coûteuses et elles ont été abandonnées un peu trop vite, croyons-nous. Il est cependant facile de fabriquer rapidement et simplement des émulsions de ce genre d’une grande finesse, qualité de premier ordre pour les couches destinées [aux agrandissements.
Voici une formule qui nous a toujours donné d’excellents résultats.
Le choix du coton-poudre était regardé autrefois comme le point le plus important du procédé, et l’on recommandait de n’user que de cotons précipités ; aujourd’hui, on a reconnu que la seule qualité à exiger était de n’employer que des cotons récemment préparés ; au bout d’un certain temps, tous les cotonspoudres se décomposent, et c’est à cette décomposition qu’il convient d’attribuer la plupart des insuccès dans les procédés au collodion.
Il vaut mieux cependant choisir le coton et faire un mélange à parties égales de coton-poudre soyeux (préparé à basse température) et de coton poudreux (préparé à haute température).