CHAPITRE I
placé à 5m seulement, il suffit de dévisser l’objectif et d’engager, entre l’épaulement placé au-dessus du pas de vis et la rondelle, un index mobile en cuivre; l’objectif, ramené au contact de cet index, sera mis au point pour cette distance de 5m.
L’obturateur est formé d’une plaque tournante actionnée par un ressort placé à l’extérieur de la mon= ture ; un anneau mobile permet de tendre ce ressort plus ou moins et de varier ainsi la vitesse,
Les images que donne cet instrument mesurent 9cm sur 8C1E; elles sont d'une extrême finesse, même celles obtenues en tenant l’appareil à la main, et nous avons produit couramment des clichés parfaits en usant de préparations suffisamment sensibles, telles que les plaques bleues de Lumière.
Argus de M. Marco Mendoza. — Cet appareil ( fig. 1 ) Fig. 1.
consiste en une simple boîte couverte en gainerie et qui ne ressemble en rien à un appareil photographique. C’est là un avantage précieux lorsque l’on veut photographier sans attirer l’attention du public; bien en-
tendu, il faut de toute nécessité opérer alors instar tanément. A la partie antérieure, sont enchâssés deux petits objectifs qui servent de viseurs, et qui donnent sur les côtés de l’appareil deux petites images qui viennent se peindre sur deux verres dépolis. Une sorte de capuchon mobile abrite ces deux verres dépolis d’une trop grande lumière. Au centre de cette face antérieure, une ouverture centrale découvre l’objectif; celui-ci est fixé sur une cloison qui divise la boîte en deux parties de grandeur inégale : la première contient l’objectif et son obturateur instantané, ainsi que les deux viseurs; la seconde constitue la chambre obscure elle-même. Une coulisse donne passage aux châssis à glace; l’objectif est mis au point pour tous les objets placés à plus de dix pas.
Idèographe de M. Martin. — Construit sur le même principe de l’Argus, l’Idéographe ( fîg . 2) s’en distingue en ce que sa partie antérieure mobile s’ouvre à charnière, de façon à permettre de remédier facilement a tout accident qui pourrait se produire dans l’obturateur instantané. L’objectif, monté à tirage, peut se régler très facilement pour la mise au point, et une vis de pression le maintient exactement en place. Enfin un diaphragme rotatif permet de modérer la lumière lorsqu’elle est trop vive, et rend possible également les poses lentes d’intérieurs par exemple, qui demandent, pour être nettes, l’emploi d’un petit diaphragme.
Les viseurs, au lieu d’être placés dans les angles de l’appareil, sont exactement au milieu de chacun des