PHTHIRIASIS DU SOURCIL ET DES CILS. (P
Dans un cas, observé par M. Streatfeild (1), les cils offraient de un à cinq œufs chacun. Ceux-ci se présentaient sous la forme de petits corps pyriformes, de couleur brun foncé, longs d'environ 1/48 de pouce, fixés à la tige des cils par leur petite extrémité, au moyen d'un cément transparent. L'extrémité élargie présentait une lèvre à laquelle s'attachait un couvercle conique, parsemé de petites saillies nodulaires. Celui-ci tombe quand le fœtus est complètement développé. L'œuf est tapissé par une membrane (le chorion) qui contient le fœtus. La malade, qui était une juive allemande, âgée de 50 ans, avait des « phlhiri » dans les poils du pubis et des aisselles et des « pediculi capilis » à la tète.
M. Streatfeild dit que les «phlhiri» passenldu pubisà l'aisselle, puis de là aux paupières, et que leur propagation a toujours lieu de bas en haut. Cela peut être vrai pour les adultes, mais, chez les enfants, ces insectes se rencontrent souvent bien avant l'époque de la puberté.
Le « phthirus » qu'on rencontre dans les poils des paupières et des sourcils est-il de la même espèce que le « phthirus inguinalis? » Cela nous parait douteux, car il est beaucoup plus petit et plus pâle.
(I) Ophlli. Hosp. Ri-p. 18G0, V. II, p. 125, avec figures.
MALADIES DE LA CONJONCTIVE