LÉSIONS TRAU.MATIQUES DU TISSU CELLULAIRE DE L'ORBITE
paître et ne faisait sortir par les points lacrymaux qu'une certaine quantité de liquide muco-purulent. Le sac lacrymal ayant été ouvert, un petit polype de la grosseur d'une noisette vint faire saillie. Il présentait tous les caractères des polypes nasaux. Le pédicule coupé et le polype enlevé, comme il existait un rétrécissement très prononcé de l'extrémité inférieure du canal nasal, M. de Graefe opéra la destruction du sac au moyen du cautère actuel, d'après le procédé de M. Desmarres ; c'est d'ailleurs la conduite qu'il a cru devoir suivre dans tous les cas de même nature.
Dans un second cas, observé chez un homme de 24 ans, il existait des deux côtés une dacryocysto-blennorrhée. Après l'ouverture du sac, on put s'assurer que la partie inférieure du canal nasal était oblitérée. Du côté droit, il y avait, en outre, un petit polype deux fois aussi gros qu'un pois; il présentait aussi les caractères des polypes nasaux. M. de Graefe l'enleva, puis eut recours, comme dans l'autre cas, à la destruction du sac lacrymal, seul traitement dont on pût espérer .une guérison définitive.