‹ Traité pratique des maladies de l'oreilleChapitre 1 sur 106 · AYANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AYANT-PROPOS

« Il serait à désirer que les médecins des institutions de sourds-muets fissent la dissection de l'oreille de tous les sourds qui meurent dans l'établissement, et que, tous les semestre», ou donnât la plus grande publicité à leurs recherches.

a Jusque-là, il n'y aura qu'incertitude dans la connaissance des causes, et qu'obscurité dans les signes des maladies de l'oreille interne ; par conséquent, les progrès de la thérapeutique seront lents et pénibles. » (Saissy, Essais, p. 25.)

Le livre que je publie aujourd'hui est la reproduction exacte des leçons que je professe chaque année à l'École pratique de médecine. Ces leçons théoriques reçoivent tous les jours leur sanction à mon Dispensaire, en présence des élèves et des jeunes médecins qui désirent se familiariser avec l'étude des maladies de l'oreille.

Les faits rapportés dans cet ouvrage ont donc reçu une démonstration suffisante; quelques-uns ont été recueillis pendant mon internat dans les hôpitaux de Paris ; d'autres m'ont été communiqués ; mais c'est surtout dans les quatre dernières années, à ma clinique et dans ma propre pratique, que j'ai rassemblé le plus de matériaux.

Comme je n'ai jamais pu comprendre qu'il y eût un grand avantage à faire passer sous les yeux ou les doigts du lecteur un nombre vraiment formidable d'observations plus ou moins incomplètes, je n'ai point cru devoir attendre que ma collection atteignît le chiffre élevé de deux à trois mille, comme Kramer (de Berlin) et Wilde (de Dublin) nousenont donné de tout récents exemples. Présenter un petit nombre de faits bien décrits et groupés avec ordre, les analyser de façon à mettre

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