MODE DE DISPOSITION DES HERPÉTIDES
(l'autant moins considérable que la maladie est plus ancienne ; et quand elle en est à sa période tertiaire, c'est-à-dire la plus ancienne, on ne trouve plus liabi- Luellement qu'une seule lésion cutanée, ou du moins qu'un nombre encore peu considérable de lésions. Ainsi, plus la syphilis est ancienne, et plus elle est grave, et moins elle occupe de place sur la peau. Les lésions y deviennent plus malignes, plus profondes, mais en revanche, inlîiiiment plus rares, moins nombreuses et plus restreintes.
Il en est tout autrement de la diathèse herpétique ; le développement de ses lésions se fait dans un sens absolument inverse. Au début, dans les premiers temps de l'herpétis, à ses premières manifestations, la peau n'est que très peu atteinte ; on n'y trouve qu'un petit nombre de lésions, insignifiantes par elles -mêmes, et limitées à une ou deux régions du corps seulement ; ces lésions sans gravité, et sans étendue ne sont ni persistantes, ni continues dans leur durée essentiellement intermittente. Mais, à mesure qu'elles se reproduisent et que, par conséquent, la diathèse est plus ancienne, leurs récidives sont plus rapprochées, plus fréquentes, séparées par des intervalles de moins en moins longs; et en même temps les lésions cutanées sont de plus en plus graves, leur intensité est, de plus en plus prononcée ; elles s'étalent de plus en plus sur la peau, dont elles prennent une possession de plus en plus complète, si bien qu'elles finissent par la recouvrir tout entière, et par ne plus la quitter ; au commencement elles ne formaient que quelques petits points isolés.