‹ Traité pratique des maladies de la peauChapitre 45 sur 60 · TRAITEMEÎST DES AFFECTIONS PARASITAIRES · texte numérisé non relu

TRAITEMEÎST DES AFFECTIONS PARASITAIRES

luljorcLilcs sycosiques seront scariiics; aliii de calmer l'inflammation causée par les agents parasiticides, et ])av l'épilation; on appliquera quelques cataplasmes do fécule.

Pitijriasis verdcolor, crasse parasitaire de M. Bazin. Quelques bains sulfureux suffiront pour détruire le microsporon furfur, champignon qui se développe dans l'épaisseur de l'épiderme, en le ramollissant, et lui donnant la teinte café au lait caractéristique de l'afFection.

Teigne faveuse. Cataplasmes de fécule pour détremper et faire tomber les godets faviques ; épilation répétée jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de pustules faviques, jusqu'à la complète destruction du parasite cliampignonneux, jusqu'à ce que les cheveux repoussent normalement. Frictions répétées six ou huit jours de suite, après chaque épilation, avec les pommades suivantes :

TurbiLh minéral 2 grammes,

Gamplire 6 —

Axonge fraîche 30 —

ou bien

l^lems de soufre G grammes.

Camphre 0 —

Yaseliae 30 —

Teicjnc pelade . — Raser la tête plusieurs fois, tous les vingt ou ving t-cinq jours, et après chaque opération .semblable, couvrir la tète d'un vaste vésicatoirc, en forme de calotte ; continuez ainsi jusqu'à ce que les cheveux repoussent normalement, jusqu'à ce que les vides ae remplissent, ou du moins cessent de s'agrandir; si les

TRAITEMEIST DES AIFECTIONS l'ARASlT VIRES m

ohcveux ue doivent pas repousser, jusqu'à ce qu'ils cessent de tomber. Après avoir rasé la tète, au lieu d'en venir tout de suite à l'application du vésicatoire péricràuien, médication douloureuse, et dont nous ne dissimulons pas les inconvénients et les ennuis, on pourrai! commencer par des moyens plus doux qui, du reste, sont seuls applicables sur la figure, quand c'est la barbe qui est ravagée par la pelade. Ges moyens consistent eu frictions. faites, deux ou trois fois par jour, sur toute la superficie du crâne dénudé, avec diverses substances destinées à modifier l'état morbide des follicules pileux, en produisant, surtout le cuir chevelu, une action excitante, tonique, congestionnante, et même irritante. Sous l'iniluence de cette action tonique, - on peut espérer, non seulement voir s'arrêter la chute des cheveux ou de la barbe, mais encore les voir repousser. Ces divers agents, dont nous avons pu constater les bons effets sont :

La teinture d'iode ;

L'alcool camphré ;

Le baume de FioravenLi ;

Les alcoolats de mélisse, de romarin ;

Les teintures de cantharides, de benjoin, de cascarille, mélangées ;i parties égales ;

la pommade suivante :

Axonge fraîche 30 grammes.

Camphre 10

Extrait de quinquina G

Les lotions avec le rhum, le vieux cognac, les eaux sulfureuses.

Jil' TRAITEMENT DES AFFECTIONS SÉBACÉES

On n'en an-ivoraiL aux vésicaloircs qu'après l'inefficacilé démonlréo de ces diiïérenls moyens.

Affections professionnelles, de causes externes, locales. — Si elles ont le caractère aigu, innammatoirc, bains locaux émollients, et cataplasmes de fécule de pommes de terre bien cuits, bien humides. Si elles ont le type chronique, avec squames épidermiques épaisses, épaississement, induration cornée de la peau, comme dans les cas de lichen chronique ; douches d'eau chaude, applications de cataplasmes, alternés avec des frictions à l'huile de cade, avec des badigeonnâmes à la teinture d'iode, de manière à ramollir la peau, et à la dépouiller de ses productions épidermiques anormales, cornées, et à la ramener ainsi à son état physiologique.

Callosités, cors. — Exciser, à plusieurs reprises différentes, si c'est nécessaire, avec le bistouri, ces productions épidermiques cornées, si douloureuses quand elles sont situées à la plante des pieds, pénétrer jusqu'à leur racine, c'est-à-dire jusqu'à la partie profonde du derme malade qui les produit, et qu'on peut appeler leur matrice; cautériser cette matrice, et la détruire avec l'acide nitrique, ou le nitrate acide de mercure, afin d'anéantir, dans sa source, le germe de ces productions cornées, qui souvent rendent la marche impossible.

Couperose, acné coujjerosique et boutonneuse; acnéséhacée fluente. — Conjointement avec quelques purgations, et l'usag'e de boissons dépurativcs, alcalmes, diurétiques etlaxatives, faire deux ou trois lotions prolongées, tous les jours, avec la liqueur suivante que l'on agitera, avant de s'en servir, et dont on mettra une

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