‹ Traité pratique des maladies de la peauChapitre 49 sur 60 · VARICELLE · texte numérisé non relu

VARICELLE

Varicelle, ou variolette, ou petite vérole volante.

Yésicules isolées, persistantes, se développant sur un point érythémateux, disséminées sur toute la surface du corps. Elle a trois périodes dans son évolution : i° période érythémateuse ; 2° période vésiciflcuse ; 3" période croûtcuse.

Elle a deux formes bien distinctes: dans sa forme aiguë, c'est une affection pseudo-exanthématique, qui dure de dix à quinze jours; clans sa forme chronique, elle dure dcdeuxà trois mois; elleestalors syphilitique, accident secondaire tardif: c'est la varicelle syphilitique qui se présente sous deux formes : tantôt les vésicules sont discrètes, isolées, entourées à leur base, chacune d'un cercle rouge foncé, cuivré, c'est la sypJdlide varicelleuse; tantôt les vésicules sont agglomérées en nombre variable, sur une même surface cuivrée, c'est alors la syphilidc herpétiforme, ou à forme d'herpès.

Aucun traitement local ; mais seulement un traitement général. Dans lepremicr cas, légèrement antiplilogis tique ; dans le deuxième cas, antisyphilitique, une pilule tous les jours composée, de :

ProLoïodure d'hydrargyre 0,03

Extrait d'opium. . . • 0,01

Extrait de gentiane 0,10

MILIAinE

Miliaire, Miliaria rubra, Miliaria febrilis.

Yésiculcs an-ondics, blanches, transparentes, semblables à des grains de millet, se développant sur un fond d'un rouge vif, érytbématcux. L'éruption se fait en une seule poussée, et tantôt en plusieurs poussées successives; sa durée varie de un à deux septénaires. Quatre périodes dans son évolution : 1" période prodromique, qui n'existe pas toujours ; 2" période érythématcuse, 3° période vésiculeusc, cai'actériséc par l'éruption de vésicules nombreuses, granuleuses, sur la surface érytbémateuse ; 4" période de desquamation furfuracée : le liquide séreux, ou séro-purulent contenu dans les vésicules a été l'ésorbé, ou bien très rapidement desséché, s'il a été déversé au dehors, alors que les parois vésiculeuses se détachent en lamelles épidermiques furfuracées, sans laisser de trace. La miliaire est tantôt une affection aiguë exan thématique [fièvre miliaire) : tantôtelle résulte d'une irritation locale. Ainsi des frictions avec l'onguent napolitain ; dans d'autres cas, elle estle symptôme d'une maladie épidémique grave, appelée la suettc.

Dans les doux premiers cas, traitement local émollient, cataplasme de fécule de pommes de terre, quelques boissons rafraîchissantes et laxatives ; dans le troisième cas, toniques, quinquina, sulfate de quinine.

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