PRÉFACE DU TROISIÈME VOLUME
L'ophthatmologie a fait, dans ces dernières années, des progrès tels, qu'on peut affirmer, sans crainte d'être contredit, que jamais aucune des branches des sciences médicales n'en a accompli, dans le même temps, d'aussi nombreux et d'aussi importants. Aussi, tous les traités des maladies des yeux comptant quelques années d'existence, sont-ils déjà distancés par des publications plus récentes, plus au courant des découvertes du jour.
L'édition française du Traité pratique des maladies de l'œil de W. Mackenzie, que nous avons publiée en 1856-1857, n'a pu échapper à ces conséquences d'un état de choses, dont les amis de la science ne peuvent que s'applaudir : malgré le soin que nous avions apporté à n'y rien laisser manquer de ce qui constituait, à l'époque de sa publication, la science de l'oculistique, des lacunes, dont quelques-unes assez importantes, s'y