PRINCIPES FONDAMENTAUX DE L OPIITHALMOSCOPIE. XXXVII
sujet observé, il verra (une faible étendue, il est vrai), mais enfin il verra le fond même de l'œil. Seulement, il faut pour cela deux conditions : 1° Uue le sujet ait, comme nous l'avons supposé, son accommodation entièrement relâchée, et 2° que l'observateur l'ait également. Or, si le premier cas est réalisé par l'inattention du sujet observé, il est difficile que l'observateur puisse regarder, c'est-à-dire, voir avec attention, à une distance nécessairement restreinte, en relâchant toute son accommodation. Supposons donc, ci; qui est le cas commun, que l'observateur regarde de la distance ordinaire pour les objets de petite dimension, à savoir, d'une distance de 8 à 12 pouces :
A. PROCÉDÉ DIT DE Ij'lMAGE DROITE.
54. — L'observateur élant en présence de rayons parallèles, comment les appropriera-t-il à sa vue accommodée pour une courte distance? Bien simplement : si Ton place sur le chemin de ces rayons une lentille dispersive de 8 pouces de longueur focale, ces rayons vont en émerger avec la divergence qu'ils auraient s'ils partaient d'une distance de 8 pouces (57).
Le fond A de l'œil observé o, vu à travers la lentille dispersive L, est vu en F, foyer de celte lentille. fis- *ix.
Un Observa- ° OEil observé accommoilé pour l'horizon. — l Lentille idéale qui représente le système dioptrique de l'œil. — A Un point visible quelconque sur l'écran teUr (lui Se nia* rëlinien, au foyer exact de la lentille l. — L Une lentille dispersive de * i foyer F. — o' OEil observateur.
cerait en O et
qui accommoderait pour la distance F, verrait donc en ce point F l'image virtuelle et droite du point A. Tel est le procédé dit de l'image droite. Chacun sait, en effet, qu'en regardant au loin (c'est-àdire avec des rayons parallèles) à travers un verre concave ou dispersif, on voit les objets rapprochés et droits. (Voir, figure xx, la construction de l'image.)
Voilà pour les rayons émergents parallèles, ou l'image à l'infini.
Sera-t-il plus difficile de s'approprier les rayons, s'ils sortent de l'œil observé à l'état de divergence (cas rare, qui sera examiné au chapitre de l'hypermétropie), ou à l'état de convergence, ce qui est le cas général? Aucunement.
II. Rayons émergents divergents. — Si la lentille négative L a eu le pouvoir de faire diverger de F les rayons incidents parallèles de la figure, les rayons, déjà divergents à l'incidence, rendus encore plus divergents par cette lentille, paraîtront partir d'un point situé plus près d'elle, à savoir entre F et la lentille L. L'observateur pourra donc encore parfaitement s'approprier l'image A avec la lentille F, ou sera, au plus, obligé d'en choisir une un peu plus faible.
III. — Si, au contraire, les rayons sortent convergents, la lentille L devra être plus forte que pour les rayons parallèles, puisqu'elle devra, par une première portion de son action, les amener d'abord au parallélisme, puis, par une seconde portion, les faire diverger du point F (42).
DIOPTIUQUE PHYSIOLOGIQUE.
Lr fig. xx montre la marclie des rayons dans cette circonstance.
pû> étant le diamètre vertical delà papille optique, p' ô' en est l'image renversée formée à une distance finie. Maintenant, on interpose la lentille dispersive L, de foyer F-
si l'on applique 'ici la règle pratique du (47), on voit que le rayon parallèle à l'axe et passant par û', offre, après la réfraction, la direction Pu"; d'autre part, le rayon qui, pour aller former l'image w', passerait, avant la ré-
b'ig. xx.
fraction, par o, y passe encore après l'interposition de la lentille; il » esl Pas dévié.
û" se trouve donc à l'intersection de ces deux dernières lignes. û>"p"5 renversée par
rapport à p1 û' est donc droite par rapport à p û.