ANTAGONISME DE LA BELLADONE ET DE LA FÈVE DE CALABAR
165. — La lutte entre le calabar et l'atropine, pendant leur administration commune, est très remarquable. Le calabar agit d'abord sur la pupille, l'atropine plus tard. D'autre part, l'accommodation répond au calabar pendant que l'atropine dilate déjà la pupille; mais l'atropine finit bientôt par l'emporter (de Graefe). Dans un cas d'absolue paralysie, par l'atropine, de l'iris et de l'accommodation, une forte dose de calabar a encore de l'influence, mais dans ce cas plutôt sur la réfraction et l'accommodation que sur la pupille. Si l'ordre est interverti, l'atropine ne cesse point de produire toute son action; seulement elle agit plus lentement.