HÉMORRHAGIE RÉNALE
Incité par les observations de Beckmann, montrant que les jeunes enfants, pendant les deux premiers mois de la vie, sont exposés, après une attaque de diarrhée, à la thrombose des vaisseaux du rein, avec extravasation du sang dans la substance de cet organe, le professeur Pollak a étudié les symptômes de cette hémorrhagie dans 12 cas, dont voici le résumé :
Avant que le sang n'apparaisse dans l'urine, les muqueuses prennent une teinte pâle, sombre, bleuâtre, et la peau une couleur gris olivâtre qui, suivant Pollak, est due à la transformation du sang en hématoïdine. L'urine, très-dense, prend bientôt \\m apparence obscure, nuageuse ; elle contient une faible quantité d'albumine, et dépose un sédiment composé de globules sanguins et de débris d'épithélium. \près douze à vingt-quatre heures, l'urine contient une quantité considérable de matériaux sanguins, et principalement d'hématine et d'hémine. L'examen microscopique de ce sédiment ne doit jamais être négligé, pour distinguer ces hémorrhagies de celles de la vessie.
Les symptômes généraux sont : l'insomnie, l'excitation; l'enfant ne peut teter et accuse de la douleur quand on presse la légion rénale. Aucun des malades n'avait plus de six semaines. Ouelques-uns, avant la diarrhée, étaient très-robustes et paraissaient jouir d'une parfaite santé. Dix succombèrent à l'hémorrhagie ; le sang disparut de l'urine, trois à quatre jours après, chez deux, et ils se rétablirent.
Contrairement aux observations uécroscopiques de Beckmann, Pollak n'est pas d'accord sur le siège de la maladie. Il n'a pas trouvé, comme lui, la lésion du parenchyme des reins. Il les a confirmées sur tout le reste.
(I; liouchut, Gazette des hôpitaux, 1875.
(2) Jacobi, Médical press and circulai-.
Le traitement consiste surtout à soutenir les forces de l'enfant par l'allaitement ; une décoction d'orge peut y être ajoutée (i).