CHAPITRE XXII
KYSTF.> DE L'OVAIRE
1 rtes de l'ovaire sonl très-rares chez les entants. Cependant Ucock en a
cité un exemple «liez une fille de trois an- qui, d - l'âge de su .1 sept mois, avait commencé à prendre du ventre. Une ponction en retira oeuf pintes de liquide rempli de cholestérine, et quinze jours après on lit l'ovariotomie. I. '.niant mourut au bout de quarante-huh heures. La tumeur était formée d'une paroi h vasculaire av< c des cloisons qui convergeaient à une masse centrale. Près du p d cuit se trouvaient plusieurs autres petits kystes indépendants 1 1.
On en a vu un cas développe pendant la vie intra-utérine. — Le docteur Cullingworth, chirurgien à l'hôpital Sainte-Marie, à Manchester, a rencontré dans sa pratique une enfant nouveau-née portant un kyste de l'ovaire. La pièce anatomique a été examinée par le docteur Dreschfeld, qui a constaté le fait. La mère de cette enfant était accusée d'infanticide. Le rapport médico-légal l'a fait mettre en liberté.
L'ovaire gauche mesure seulement 4 millimètres et semble être appendu à une tumeur kystique du volume d'une grosse cerise en connexion avec le borci interne de cet organe. La longueur de la surface antérieure de l'utérus est de 2 4 millimètres; sa cavité mesure 20 millimètres et son fond est large de 12 millimètres ; la longueur de la trompe de Fallope du côté droit est de 20 millimètres, à gauche de 21; l'ovaire droit, long de 14 millimètres, est large de 3 millimètres, tandis que l'ovaire gauche mesure seulement 4 millimètres de longeur. Le kyste que nous venons de mentionner adhère en arrière du bord supérieur, près du bord interne de l'ovaire gauche, il mesure 48 millimètres de circonférence sur un plan vertical, et 40 sur un plan horizontal.
« Le kyste est uniloculaire, globuleux, lisse à l'extérieur, et demi-transparent; il est uni à l'ovaire et au ligament large par un pédicule un peu élargi, de 6 millimètres; de là, ce pédicule se rétrécit quelque peu avant de se perdre dans le reste du kyste : celui-ci est recouvert en entier par le péritoine; on aperçoit des vaisseaux sanguins sillonnant ses parois.
o Afin de détruire aussi peu que possible la pièce, on se contente d'extraire quelques gouttes du liquide que contient le kyste, au moyen d'une seringue à injections hypodermique, et on les examine. Le liquide ainsi retiré était rosé, de la consistance du sérum; fort peu épais, légèrement alcalin, ne se coagulant pas spontanément, mais bien au contact de la chaleur. L'examen microscopique révélait la présence dans son intérieur d'un grand nombre de granulations, de noyaux libres, de cellules lymphatiques avec un contenu granuleux et des noyaux volumineux et de nombreuses cellules cylindriques à base légèrement conique. Quelques-unes de ces cellules contenaient une matière granuleuse, demi-transparente par place et opaque dans d'autres; toutes elles renfermaient un noyau volumineux très-bien formé, situé près de leur bord libre le plus large.
» Une coupe fine de l'ovaire gauche montre qu'il présente sa structure normale et contient dans son intérieur des ovisacs bien formés (tubes de Pflùger).
» Entre le bord supérieur de l'ovaire et la trompe de Fallope, existe un certain nombre de petits tubes présentant des extrémités en forme de massue, évidemment les vestiges des corps de Wolf.
» Ainsi, on peut déduire du contenu du kyste aussi bien que de sa position, qu'il appartient à l'ovaire et qu'il provient du développement d'un follicule de deGraaf (1). »