GANGRÈNE SPONTANÉE DES MEMRRES
Il est bien raie de rencontrer chez les jeunes enfants des gangrènes spontanées comme celles que l'on observe chez les \ ieillards. Eh bien, j'en ai vu deux exemples.
Observation I. — Une petite tille de cinq jours, née au septième mois et pesant deux livres. Elle était froide, ne pouvait teter et ne fut sauvée de la mort que par les soins d'une grand'mère qui, l'ayant entourée de coton chaud, lui instillait nuit et jour quelques cuillerées à café de lait dans la bouche. Sous l'influence de cette algïdité et de cette faiblesse, elle eut des eschares aux genoux et aux orteils, qui s'éliminèrent peu à peu et qui guérirent. J'ai revu cette enfant à l'âge de vingt ans, dans un état de prospérité incroyable.
Observation II. — Une petite fille de vingt et un mois, très-belle enfant, qui sans cause connue, après vingt-quatre heures de maladie, eut des taches noires sur la fesse, sur les genoux et sur les avant-bras, avec de la lièvre et un état général grave septicémique. Ces taches ressemblaient à de profondes ecchymoses, et elle avait en même temps de la matité dans la base postérieure d'un poumon avec des râles souscrépitants. Au bout de sept jours, plusieurs ecchymoses s'étaient résorbées, mais à la fesse «'i -ur I ss genoux à la place des ecchymoses étaient des eschares noires ép semblables à celle-, qu'on aurait produites avec de la pâte de Vienne. Le poumon avait
repris sa sonorité, les râles. avaient presque cessé et la maladie était en résolution.
(le tut pour moi une pneumonie emholnpie avec eschares par embolies capillaires.
\u cœur il y avait un souille manifeste au premier temps et au niveau du mamelon.