VIII INTRODUCTION
exercer la médecine à Paris on en pro\dnce, connaît bien, lorsqu'il a travaillé, une grande partie de la pathologie, la grosse médecine, si je puis ainsi dire. Mais à côté de cet ensemble, qui constitue le fonds médical, il est un grand nombre de parties extrêmement importantes, qu'une étude minutieuse et spéciale permet seule de savoir. C'est sur un de ces points particuliers que nous désirons appeler son attention.
Ce livre comprend la description complète et détaillée de toutes les maladies des organes sexuels de l'homme, de celles dont la gravité peut aller jusqu'à entraîner la mort, et d'autres plus légères, mais infiniment plus nombreuses, qui semblent créées pour tourmenter Thumanité et la harceler sans cesse. Celles-ci sont moins connues, et le traitement en est presque toujours livré à l'empirisme le plus vulgaire.
S'agit-il d'une blennorrhagie chronique, d'un simple suintement uréthral; vite une injection quelconque, vite les balsamiques, sans qu'on sMnquiète seulement de la cause qui peut entretenir l'écoulement. Un homme encore jeune, ou dans l'âge mûr, vient-il faire l'aveu d'une impuissance prématurée, qu'aussitôt on le congédie avec une potion quelconque plus ou moins can-
INTRODUCTION ii
llharidéc, sans geulement avoir examiné soigneu- L«ement sda organes «L cherché ainsi a remonter \kla source réelle de cet étal de défaillance. £t l-cependanl d irn diagnostic précis dépend le plus l'VOtivent la guérison.
Heureusement certains esprits des plus disliaftgués , tticord , Roubaud , Lallemuiid et bien I d'antres, qu'une longue pratique préparait à cette T- «élection, sont arrivés, par une série d'obaerva- I tions el d'efTorls, à créer des méthodes thérapeu- I tiques, qui nous permettent, dès aujourd'hui, Id'enlever à l'empirisme avuugle le traitement de I ces oialadies.
Appelé, par notre situation, à soigner ces ma- Klades. et profitant des conseils et de l'expérience ^ paternels, noua nous sommes attaché à traiter très complëlemenl. dans ce livre, les points particuliers que nous venons de signaler. Le lecteur L y trouvera donc, condensé sur ces sujets intéresf sants, le résultat d'une longue et persévérante f'Observalion.
Noire Traité pratique des Maladies des Organes mtextiels, écrii surtout au point de vue de leur trai- Llement, est destiné, non à combler une lacune, car lladeHcnption didactique delà plupiirL decesafTeck tions si diverses existe disséminée un peu par-
X INTRODDCTION
tout, mais à rendre un réel service, en les réunissant toutes en un seul groupe comprenant : la blennorrhagie aiguë et ses nombreuses complications (abcès périuréthraux, cystite, prostatite aiguë et chronique); la blennorrhagie chronique ou blennorrhée\ les rétrécissements de turèthre et toutes les maladies qui en dérivent [affections d^ reins, rétention et infiltration d^urine, abcès urineuXy fistules, etc); C herpès, les végétations, le phimosis, le paraphimosis et diverses autres affections chirurgicales du pénis; les chancres et les bubons; les maladies du testicule et de ses enveloppes; enfin l'impuissance et les pertes séminales.
Les deux derniers chapitres sont consacrés à la description et au traitement de quelques maladies des femmes. Ne voulant pas écrire un manuel complet de gynécologie, nous avons choisi seulement, parmi ces affections si nombreuses, celles qui ont le plus de rapport de causalité avec les maladies des organes sexuels de rhomme, c'est-à-dire la blennorrhagie et la leucorrhée. Pour certaines autres lésions telles que les chancres, les végétations, Therpès génital, etc... nous avons signalé, dans leurs chapitres respectifs, les particularités qu'elles présentent chez la femme.
INTRODUCTION il
Enfin nous avons éliminé lu syphilis, nous proposant de lui consacrer un volume spécial. Car, si cette maladie redoutable a fréquemment pour point de dépiirl un chancre des parties sexuelles, ses manifestations constitutionnelles frappent sur tout l'organisme et n'ont pas uniquement pour lieu d'élection les organes génitaux.
tCet ouvTage comprend surlout un enseignemt de thérapeutique et de clinique : guérir il èlre en effet l'unique objectif de la médecine, âdiscussions purement théoriques, iesdémonsilioas trop ardues d'auatomie pathologique en L donc été éliminées avec soin. Tout ce qui touche au traitement a été au contraire minutieusement décrit et, sous ce rapport, nous pouvoas dire que ce traité est original, car on y trouveni un certain nombre de méthodes et de procédés thérapeutiques, comme le susp^asoir té imperméable, les injections au soufre et â lulsioD de vaseline, le traitement de la hlen- 'hagie chronique et des pertes séminales par ■e porte-topique uréthral, la sulfuriae. ditféi\i procédés de dilatation des rétrécissements, que mon père ou moi avons innovés.
Zll