ÉPOQUE DE LA MORT
Dans les premières 24 heures 9
Du deuxième au septième jour 14
Du septième au quinzième jour 4
Le dix-septième jour \
En trois semaines 1
En six semaines 2
Le soixante-dixième jour \
Époque non mentionnée. 18
Total ~^
Le temps moyen est de 8 jours.
542 TRMTK PRATIQUE DES MALADIES DBS OVAIRES.
M. Alice termine celte statistique en faisant les réflexions suivantes :
«Des 17 cas compliqués d'autres maladies graves, 7 étaient évidemment impropres pour l'opération, 4 autres cas auraient dû rester non terminés après l'incision abdominale.
« Rejetant les premiers 7 cas de notre appréciation, cela nous laisse 172 opérations légitimes, et considérant les 4 auires cas qui auraient dû rester non terminés selon la mortalité de cette espèce d'opération, nous aurions :
« 125 guérisons et 49 morts, ou 1 sur 5 25/49 ou 28/48 p. 100.
« Ce que je considère comme la proportion juste donnée par mon tableau.
« Dans 1 cas, la mort est survenue le soixante-dixième jour, dans 2 autres après six semaines, et enfin une fois par une cbute pendant la convalescence. Je me demande donc si l'on doit considérer la terminaison fatale dans ces cas comme résultat de l'opération, si l'on ne devrait pas plutôt regarder ces malades comme guéries de l'opérulion et les compter comme telles. Si nous les considérons comme guéries, l'appréciation juste sera (après le rejet des 7 cas antérieurs) :
« 127 guérisons et 45 morts, 1 pour 5 57/45 ou 2C,16 p. 100.
(( La proportion de la mortalité a diminué de beaucoup depuis la publication de mon tableau en 1845. A celte époque, on avait :
« 1 cas de mort pour 2 25/28 ovariotomies, ou 57,62 p. 100.
« Depuis la publication de ce premier tableau, 78 nouvelles opérations ont été pratiquées, dans lesquelles on a eu :
«1 mon pour 5 5/7 ovnrintomips. ou 20,92 p. 100.
OVARIOTOMIE. 343 une diminution de presque 40 pour 100 dans la proportion de la mortalité.
« Il y a eu aussi une diminution notable dans les opérations incomplètes, et il faut noter que dans aucun cas depuis on n'a ouvert l'abdomen sans qu'il existât de tumeur. Enfin plusieurs des opérations incomplètes, pratiquées dernièrement, ont été faites expressément comme moyen d'exploration, ce qui prouve que le diagnostic est devenu plus exact. »
STATISTIQUE DU DOCTEUR GEORGE H. LYMAN (dE BOSTOn) ^
Elle comprend 300 cas d'ovariotomie comprenant aussi le cas de Laumonier (de Rouen), qui, nous l'avons déjà vu, doit être éliminé.
Ovariotomies. Succès. Insuccès.
299 179 120 ou 40 pour 100
L'opération fut complète dans :
Succès. Insuccès.
208 cas : de ceux-ci 119 89 ou 42,78 pour 100.
L'opération ne put être terminée dans 78 cas, pour lesquels on a eu 55 rétablissements et 22 morts ; le résultat n'est pas donné dans un de ces cas.
L'excision partielle du kyste fut pratiquée.
10 fois 5 succès. 5 morts.
Dans 88 cas dans lesquels l'opération ne fut pas terminée, 68 fois ce fut à cause des adhérences; de ceux-ci, 24 décès.
1 Prize, Essays in the Massachusetts Médical Society. Boston, 185C. p. 36, et dans Gross System of surgery, vol. II, p. 953.
Dans 8 cas, on ne Irouva pas do tumeur.
La petite incision fui praliquéc dans 14 7 cas, et de ceux-ci l'opération fui complète pour 60, desquels 37 guérisons, 23 morts. — Des 57 à petite incision dans lesquels l'opération ne put être complétée, 44 se rétablirent, 13 succombèrent.
La grande incision fui employée dans 143 cas, 72 guérisons, 51 morts; 20 fois l'opération fut abandonnée, de ceux-ci 11 se rélablirent et 9 moururent.
L'âge moyen, pour 221 cas, a été de 34, 33 ans. La plus jeune avait 17 ans et la plus âgée 68.
La cause de la mort est signalée dans 85 cas ; 35 fois par péritonite, 20 par hémorrhagie, 12 par épuisement, 2 par choc, 2 par pneumonie, 2 par diarrhée.
La plus petite mortalité est entre 50 et 60 ans, et la plus grande au-dessous de 20.
La durée de la maladie exerce une influence considérable pour le résultai; la guérison est plus fréquente quand la maladie date seulement de trois ou quatre ans.
La différence de mortalilé entre les femmes mariées et celles qui ne le sont pas est très-minime.
Finalement les chances de succès diminuent avec la coexistence d'une affection de l'utérus ou une autre maladie.