‹ Traité pratique des maladies des ovaires et de leur traitementChapitre 47 sur 63 · CAS · texte numérisé non relu

CAS

Désarticulation coxo-femorale. . . .

Nous avons vu que sur 495 cas d'ovariotomie, pris dans la pratique de divers chirurgiens, nous avions trouvé que la proportion des guérisons était de 67,74 pour 100, résultat que n'a fourni aucune des opérations mentionnées ci-dessus. En France, sur 122 opérations d'ovariotomie, nous n'avons eu que 49 succès, c'est-à-dire 41,17 pour 100 de guérisons; mais nous avons fait connaître les causes de cette infériorité dans nos résultats, et les faits qui ont servi à composer notre statistique font voir que le succès de l'ovariotomie, malgré sa gravité, qui est toujours grande, dépend souvent, même quand elle est simple et exempte de complications, d'une foule de petits soins et de précautions très-minutieuses; les kystes de l'ovaire offrent tant de variétés, qu'il est impossible de poser une règle générale pour tous les cas, et les opérations d'ovariotomie sont si peu analogues entre elles, qu'on ne peut faire leur statistique, comme on peut faire celle des autres

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opérai ions, des ampulalions, des ligatures, elc, par exemple.

D'après toutes ces remarques, nous pouvons donc conclure que l'ovariotomie, qui inspire tant de crainte à certains chirurgiens, n'est pas plus dangereuse que la plupart des opérations qu'on pratique tous les jours, pour des affections qui sont loin de présenter la gravité d'un kyste de l'ovaire arrivé à la période où l'extirpation est indiquée; il y a une autre remarque à faire, c'est que quand on ampute la cuisse à un malade poui' une tumeur l)lanche, on débarrasse ce malheureux de sa tumeur blanche, mais la cause de la tumeur blanche, la scrofule dont la constitution est atteinte, continue sa marche et conduit souvent le malade au tombeau ; le kyste de l'ovaire, au contraire, étant une affection purement locale, permet un rétablissement complet après l'opération; et, si nous voulions compiirer l'extirpation des tumeurs du cou, de l'aisselle, de l'arricre-gorge, des cancers en général avec l'ovariotomie, qui offre au moins pour première chance de ne pas exposer à des récidives, on verrait que l'avantage est en faveur de cette opération. Nous croyons inutile d'insister plus longtemps, pour établir la légitimité de l'ovariotomie, lorsqu'on admet qu'il faut faire la taille ou pratiquer la lithotriliepour un calcul qui ne compromet la vie fju'après un temps plus ou moins long, et beaucoup moins, que ne la compromet un kyste de l'ovaire. Quelle différence y a-t-il entre ces deux affections,au point de vue de la longueur du temps que les malades ont encore à vivre? La principale, sinon la seule, est que les kystes de l'ovaire présenlenlunegravité incontestablementplusgrando

que les calculs vésicaux. Quant aux résultats de l'opéraiion, voici les statistiques réunies par Malgaigne.

OVARIOTOMIE. 7>^^ M. Vclpeau. . . '24 lilliotrities. 4 morts. 10,50 pour 100.

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