MALADIES INFLAMMATOIRES DES PAUPIÈRES
nez, peuvent causer l’emphysème des paupières. Cette lésion se reconnaît au bruit de crépitation que l’on produit en pressant sur la région ; elle n'offre aucun caractère de gravité et cède facilement à l'emploi d’un bandeau compressif.
Les blessures des paupières, même étendues, peuvent guérir sans laisser de traces appréciables, si l’on prend soin de bien désinfecter ia plaie et de produire un rapprochement exact des surfaces avivées. Il se présente des cas de dilacérations éten-
dues, intéressant les points lacrymaux ou les parois osseuses de l’orbite.
La fracture des parois orbitaires nécessite une étude attentive du cas et des meilleurs moyens d’y rémédier, sans nuire aux organes avoisinants.
Les brâlures des paupières tirent leur gravité des difformités qui peuvent en résulter.
ARTICLE II
Affections cutanées
Ces affections sont en grand nombre et trouve“: leur description dans les traités spéciaux. Nous ne ferons que citer les plus communes ; l’eczéma, la séborrhée, l'éphydrose, la chromhydrose, le vitiligo, la madarosis, les scrofulides, le chancre et les syphilides.
ARTICLE III
Maladies inflammatoires des paupières
ÆErythème. T,'érythème résulte d’irritations diverses ; cette affection est caractérisée par une rougeur générale et une faible turgescence de la peau des paupières, avec sensation de chaleur et de démangeaison.
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CHALAZION 85
Traitement.—Saupoudrer les paupières avec du calomel à la vapeur.
Ærysipèle. —L'érysipèle des paupières ressemble à celui des autres surfaces cutanées. On doit éviter de le confondre avec le gonflement de la conjonctivite purulente ou de la dacryocystite aigue.
Traitement.—Le collodion peut être employé avec succès, conjointement avec les autres traitements en usage en pareils cas. Il faut éviter de laisser pénétrer le collodion dans l'œil. Ces applications seront faites avec un pinceau, et renouvelées trois fois par jour.
Les abcès de la paupière sont très douloureux, ils se reconnaissent à un gonflement localisé partiel et douloureux à la pression. Il faut les ouvrir le plus tôt possible par une incision dans le sens des plis de la peau, afin de ne laisser aucune
cicatrice visible. Des applications chaudes complètent le traitement.
Le chalazion est une petite tumeur causée par l’obstruction d'un conduit d’une glande de MEIBOMIUS.
La sécrétion s’accumule dans la glande, cause de l’irritation, quelques fois un abcès ; ou le produit accumulé s'organise et forme une petite tumeur dont le siège est ordinairement vers le milieu du tarse. En renversant la paupière, on voit la conjonctive, au niveau de la tumeur, prendre une teinte gris bleuâtre, pâle, transparente. Parfois, la muqueuse est soulevée, à cet endroit et présente l’apparence d'une végétation polypeuse.
La tumeur s'accroît lentement, son volume dépasse rarement celui d’une petite fève, elle disparaît quelques fois d'elle-même, sans opération, mais il est préférable de l’enlever le plus tôt possible afin de soustraire les glandes avoisinantes à une
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irritation et une compression qui peuvent déterminer la même maladie un peu plus loin.
L'opération consiste à renverser la paupière, saisir la tumeur, entre le pouce et l’index, ouvrir la conjonctive, au point le plus aminci, presser la tumeur pour en extraire le contenu et curetter afin de prevenir des récidives.
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Fig. 70 Curette à chalazion
L'orgéolet est une maladie à peu près analogue, intéressant les glandes ciliaires et ayant son siège au bord libre des paupières.
I1 débute par un bouton rouge douloureux, qui dure quatre à cinq jours, après lesquels il donne issue à du pus et disparaît. On peut en rencontrer plusieurs à la fois. Cette affection est analogue au furoncle, et peut résulter de poussières ou de l’usage interne de préparations iodées.
Le traitement est chirurgical. Cependant, chez des sujets qui refusent d’être opérés, on activera la marche de la maladie par des compresses boratées chaudes, tenues constamment sur le siège du mal. Les douleurs seront calmées lorsque ce petit abcès se sera fait jour au dehors.
La blépharile ciliaire est l'inflammation du bord des paupières. On en rencontre deux formes: dans la première, l’épiderme se desquame, sous forme de pellicules blanchâtres, parfois, entre la base des cils, on remarque de petites pustules d’acné ; dans une seconde forme, les cils sont accolés à leur base par des gales, en les enlevant, on découvre des ulcérations saignantes. (Cette maladie, quelquefois très tenace, entraîne la perte des cils, l’épaississement du sol ciliaire et donne aux patients un aspect disgracieux.
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