Clioro'alitc tlisscininéc (syphilUiqiio
A l'aide, de l'ophthalmoscope on constate des exsudats lanchàtres de la grandeur d'une tête d'épingle, qui siègent ians le voisinage du pôle postériem- de l'œil ou dans la périnérie,^ tantôt isolés, tantôt réunis en groupes assez serrés fiais séparés par des l)ords de coloration foncée. Elles sont ituées inmiédiatement derrière la réline et formées par des ■xsudats qui déplacent le pigment. A côté de ces petites aches blanchâtres on (ronvo quelquefois des taches phis oncées ou rouoeàlres.
232 MALADIES DP. LA CHOROÏDE.
La chovoïdite dissémince se pi'opa}^e lacilement. vers la rétine, qui perd alors sa transparence, en même temps que ses vaisseaux deviennent hypcréraiés et tortueux. Une complication, plus fréquente encore et presque caractéristique pour cette affection, est celle des opacités du corps vitré, sous forme de fuies membranes. Elles apparaissent subitement et cachent le fond de l'œil, se dissipent parfois en peu de temps, et reparaissent périodiquement dans le cours de 1 af-'|
'^'^ÎeTtroubles visuels sont très-considérables, et les malades i se plaignent tantôt d'un brouillard général, tantôt d'uni nuage flottant qui leur cache les objets par moments. •
D'autres fois, l'examen nous fait découvrir l'existence de rétrécissements ou de défectuosités centrales du champ visuel. " Lorsque les exsudais siègent à l'endroit ou dans le voisinage, de la macula, l'acuité de la vision centrale sonlTre plus particulièrement, et les objets paraissent déformés aux ma-, lades. !
Marche et terminaison. — La marche de cette affection est-j chronique avec des exacerbations aiguès; bien traitée dans le » début, elle peut guérir sans laisser de traces mais elle conduit souvent, dans sa marche progressive, al atrophie de la choroïde. Si la rétine a participé à la maladie, elle peut aiuo- f lier aussi l'atrophie de cette membrane, et même ce le du nerf optique. Les opacités du corps vitré peuvent snbsistei même après la guérison de l'aU'ection primitive.
Pronostic. — U dépend de la période de la maladie et dc.^ altérations déjà produites; absolument mauvais en cas aa-fl î ihi de la chonVide et de la rétine, il ost peu favorable s,
^^^dations ont siégées longtenipsà l endroit de la ma da ou si le corps vitré est le siège -d'opacités Vf^^^^ J ' les cas récents, au contraire, le pronostic est tout a a t bon
ar m rue lorsque les exsudais sont répandus sur tout le fo de S un irailement rationnel amène leur resorptu^ complèt; et le retour de la vision à 1 état normal. Les u cidives sont fréquentes.
tti,ioc,ie. - Dans la majorité des cas, cette ^^^^J^ nature s'yphililiq"-. Les autres causes sont peu connues.
CnOROÏJilTE AHliOLAlBE.
Traitement. — En cas de diathèse, il faut commencer le liaitement par des prescriptions antisyphilitiques, continuer [lendant deiixàtrois mois l'usage de petites doses de sublimé, linsi que les frictions avec la pommade mercurielle pendant ilusieurs semaines. On combat l'hypérémie par des applicaions de l'appareil de Heurteloup, des ventouses sèches^ des inapismes, etc.
La fréquence des récidives rend indispensable une surveilance attentive et prolongée des yeux. Selon l'état général lu malade, il faut intervenir, soit par un traitement tonique, •oit par des dérivations sur le tube intestinal et sur la peau.
Des transpirations journalières (pendant deux ou trois leures dans la matinée) rendent souvent d'excellents seraces. Un repos absolu des yeux, et des ménagements scru- 3uleux de la force visuelle, même dans les premiers temps jui suivent la guérison, sont indispensables pour éviter des lypéiémies nuisibles.