INHALATIONS FUMANTES
Les inhalations fumantes trouvent surtout leurs indications dans les cas de spasmes du larynx, de la trachée et des tuyaux bronchiques. Elles se font de la manière suivante : on trempe un morceau de papier dans une solution de nitrate de potasse assez concentrée, puis on coupe le papier en languettes de
APPENDICE
7 centimètres et demi sur 0,12 centimètres de large, on l’allume et on le jette dans un vase cylindrique dont on peut inhaler la fumée. Il sera nécessaire d’avoir trois solutions. La première contenant 2 gr. de nitrate de potasse pour 30 d’eau ; la deuxième 3 gr. pour 30 ; et la troisième 4 gr. sur 30.
On peut donner à ces papiers différents caractères en les additionnant de principes volatils variés. Ainsi le camphre et la casse augmentent leurs effets, tandis que le benjoin, le santal et le sumbul (1) les diminuent et les rendent moins irritants.
On emploie généralement le papier d’une force moyenne (n° 2) et la meilleure manière de le préparer consiste à le tremper dans la teinture, ou s’il s’agit d’essence (huile essentielle) dans une solution contenant 4 grammes d’essence dissous dans 36 grammes d’alcool rectifié, et à le laisser ensuite exposé à l’air pendant quelques minutes pour permettre à l’alcool de s’évaporer.
On devra tenir ces papiers dans des boîtes en fer blanc fermées, ou les préparer en petites quantités selon le besoin.
Voici les préparations les plus employées :
Nr' 2. Papiers ni très avec : la teinture composée de benjoin.
— — — l’alcool camphré.
— — — essence de casse.
— — — — de cannelle.
— — — — de santal.
— — — la teinture de sumbul.