LA PHONATION
fi. Fosse innom inée. cS. Cartilage de Santorini.
sp. Fosse hyoïdienne. a. Cartilage aryténoïdes.
ch. Corne de l’os hyoïde. com. Commissure aryténoïdes.
cW. Cartilage de Wrisberg. pv. Apophyse vocale.
Cartilages de Wrisberg. — Ces cartilages ont généralement un aspect arrondi, mais chez les personnes maigres, ils ont parfois l’apparence d’un triangle dont le sommet serait dirigé en dehors.
Les earüllag es de Santorini ont une forme arrondie dans les larynx sains, et comme ceux de Wrisberg, ils sont plus distincts lorsque les cordes vocales sont rapprochées. Mais la netteté avec laquelle apparaissent ces petits cartilages dépend aussi de leur degré de développement et surtout de la quantité de tissu aréolaire sous-muqueux qui les entoure. Parfois les cartilages de Wrisberg ne se voient pas du tout, et quelquefois même il se développe accidentellement un petit cartilage, entre ces derniers et ceux de Santorini.
La largeur des replis ary-épiglottiques varie d’un sujet à l’autre et suivant les différents états du larynx, étant très large quand ils sont relâchés, comme pendant ^inspiration, et étroits
DE L’IMAGE LARYNGIENNE
lorsqu’ils sont tendus, comme lors du rapprochement des cordes vocales, et surtout pendant la production des notes élevées.
Les replis ary-épiglottiques ont été parfaitement décrits par Stoerk, comme ayant à peu près la même couleur que les gencives.
Les cartilages de Wrisberg et de Santorini ont une couleur plus foncée et plus vive que les autres parties de la muqueuse.
Cartilages aryténoïdes. •— Les cartilages aryténoïdes (A) se reconnaissent facilement à cause des cartilages de Santorini qui les surmontent. Lorsque les cordes vocales sont rapprochées, on les distingue beaucoup mieux. La membrane muqueuse qui les recouvre a généralement une teinte plus rouge que celle qui forme les replis ary-épiglottiques. Entre les deux aryténoïdes, se trouve un pli de la muqueuse (commissure inter-aryténoïdienne) , surtout apparent lorsque la glotte est largement ouverte (fig. 31, Com.). Lorsque les aryténoïdes sont rapprochés, la commissure se replie, et se porte en arrière (fig. 32). Cette partie est d’un jaune rosé.
Bandes ventriculaires. — Les bandes ventriculaires (v. b.) autrefois appelées fausses cordes vocales, sont les replis de la muqueuse que l’on voit au-dessous des replis ary-épiglottiques. Elles se dirigent obliquement dans le diamètre antéro-postérieur du larynx, allant des cartilages aryténoïdes jusqu’à l’épiglotte. Elles sont épaisses, plus proéminentes, et d’une couleur rouge plus intense que celle des replis ary-épiglottiques. Elles sont plus minces et plus saillantes sur leur bord inférieur, qui limite les ventricules, que dans le reste de leur ‘étendue, elles sont également moins colorées en ce point, sous l’éclairage.
Fosse innominée. — Lorsque les cordes vocales sont rapprochées, on peut apercevoir une petite dépression, fosse innominée (fi), située près de l’épiglotte, entre les bandes ventriculaires qui en forment le plancher et les replis ary-épiglottiques la voûte.
Ventricules du larynx. — Les ouvertures des ventricules (») apparaissent comme deux lignes foncées entre les bandes ventriculaires et les cordes vocales, on les aperçoit très bien
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dans le larynx sain des sujets prédisposés aux affections spasmodiques.
Cordes vocales. — Les cordes vocales (oc) lorsqu’elles sont visibles, ne peuvent induire en erreur. Elles se présentent sous l’aspect de deux cordes, d’un blane nacré , allant de la base des cartilages aryténoïdes, à l’angle rentrant du cartilage thyroïde. Pendant l’inspiration, on les voit se toucher vers leur insertion antérieure, mais elles sont séparées d’un quart ou d’un demi-pouce en arrière. Pendant la phonation, elles deviennent parallèles et viennent se mettre en contact. Chaque corde vocale vient se terminer à l’angle de la base de l’aryténoïde correspondant, appelé apophyse vocale ( vp ). Pendant l’inspiration, cet angle est dirigé en dehors. L’apophyse divise la glotte en portions inter-cartilagineuse et interligamenteuse.
Portion sous-glottique. — Au-dessous des cordes vocales, on distingue le cartilage erieoïde à sa couleur jaune ( cr ) : et, au-dessous de celui-ci, on voit les anneanx de la trachée (t), qui soulèvent la membrane muqueuse et entre lesquels cette dernière apparaît d’un rose pâle. Quelquefois deux anneaux foncés peu distincts (les ouvertures des bronches) apparaissent de chaque côté d’une ligne brillante (angle de la division bronchique) indiquant le point où se bifurque la trachée, et dans quelques cas très rares, l’on peut projeter un faisceau lumineux dans la bronche droite.
Fosse hyoïdienne. — Bien qu’elle soit située en dehors du larynx, il est néanmoins nécessaire de signaler la fosse hyoïdienne [sp) dans laquelle les corps étrangers peuvent se loger très facilement. Elle est limitée à la partie interne par les replis ary-épiglottiques, et en dehors par la surface interne du cartilage erieoïde.
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Pour opérer dans le larynx, le praticien introduira le miroir laryngien de la main gauche et tiendra l’instrument avec la main droite. 11 est rarement nécessaire d’avoir un aide pour
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fixer la tête, sauf chez les jeunes enfants. Avant de décrire les différents instruments, je dois faire observer que tandis que la plupart des praticiens en Europe emploient en général des instruments laryngiens ayant la courbure du cathéter, un des premiers j’ai donné à ces derniers une forme plus angulaire, et ce dernier type est aujourd’hui universellement employé en Angleterre et presque partout en Amérique. Dans le cathéter, les deux extrémités se trouvent à angle droit, mais l’angle est réduit au minimum par une courbure considérable ou courbe. Cette courbure très bonne pour l’urèthre, est moins convenable pour le larynx ; et, d’un autre côté, si on arrondit l’angle droit l’instrument en passant dans le larynx ne touche pas l’épiglotte. On comprendra facilement ma pensée en se reportant à la fig. 33. On pourra voir que l’instrument recourbé en forme de cathéter (celui indiqué par des lignes pointillées), et mon instrument rectangulaire atteignent le même point ; mais tandis que l’ancien touche et même appuie sur l’épiglotte, le dernier évite cet opercule. Donc, l’instrument rectangulaire est supérieur.
Sondes. — Il est quelquefois désirable d’introduire des sondes, dans le larynx. On peut ainsi, grâce à ces dernières, se rendre compte du point d’origine, de la consistance des tumeurs, alors qu’il serait difficile de faire un diagnostic précis avec le miroir laryngien seul.
Fig. 33. — Sondes laryngiennes
Dans les cas d’ulcérations occupant la partie supérieure des aryténoïdes, il est souvent nécessaire pour le praticien de connaître l’étendue de la perte de substance, et l’état des cartilages eux-mêmes. Lorsque la sensibilité laryngienne est compro-
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mise, on peut se rendre compte des différences relatives qui peuvent exister.
Pinceaux. — Pour appliquer des solutions sur le larynx, on se sert de pinceaux en poils de chameau ou d’écureuil, coupés carrément ou en pointe à leur extrémité, suivant la largeur de la surface ou du point que l’on veut toucher, et fixés solidement à un fil d’aluminium recourbé sur un angle d’environ 90°. On modifiera, la longueur et le volume des pinceaux suivant les points qu’il faudra atteindre et la nature des cas. Pour la pratique habituelle, trois pinceaux suffisent, on les fait avec des dimensions déterminées. Le plus court (n° 1) mesure deux pouces (3 cent.) de long, depuis l’angle jusqu’à son extrémité. Le moyen (n°2) a deux pouces et demi (0,065 miltim.) et le plus grand (n° 3) trois pouces de long (7 cent. 1/2).
Dans tous les cas, la partie métallique de l’instrument située entre le manche et l’angle, mesurera au moins un pouce et le manche en bois, environ six pouces (15 cent.). Le manche peut être à pans coupés, octogonal, et effilé en bas à côté du métal. Dans la pratique hospitalière, ou lorsqu’on aura à examiner un grand nombre de malades, on économisera une bonne partie de sa peine en disposant les manches de chaque pinceau n° 4,2 et 3 avec des couleurs différentes, blanc, rouge et noir.
Le pinceau pour le croup (fig. 35), est fait avec la queue de l’écureuil, et les poils qui recouvrent les parties latérales du pinceau sont dirigés en haut.
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Il est surtout utile pour détacher les fausses membranes du larynx et de la trachée dans le croup, mais il peut également
être employé pour faire des applications de remèdes chez les enfants, lorsqu’on ne peut pas employer le laryngoscope.
Le D- Ch. Fauvel, de Paris, se sert d’éponges pour appliquer les solutions sur le larynx, et ces dernières offrent l’avantage de
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pouvoir employer une éponge absolument neuve avec chaque malade et îi chaque consultation. J’ai dernièrement employé un porte-éponge américain excellent, après avoir légèrement modifié l’instrument de manière à le rendre tout à fait sûr pour éviter que l’éponge ne s’échappe ; j’ai ajouté une griffe qui maintient les deux tiges du porte-éponge fixées l’une à l’autre. Le Dr P. C. Smyly, de Dublin, se sert de ouate attachée, à l’aide d’un morceau de fil résistant, à une tige d’aluminium recourbée (1) ; l’instrument est démonté lorsqu’il a servi une
(1) Il n’est point nécessaire de fixer la ouate avec du fil, et en ce qui me concerne, je me sers journellement d’une tige de fer recourbée à l’angle convenable et munie à son extrémité inférieure d’aspérités autour desquelles on enroule un morceau de ouate plus ou moins volumineux suivant les besoins (fig. 37). On arrive ainsi, avec un peu d’habitude, à faire un porte-caustique d’un usage très commode, et que l’on peut facilement renouveler après chaque application. Une fois la ouate bien enroulée, l’on n’aura point à craindre qu’elle se détache, car elle est même, dans certains cas, tellement bien fixée, que l’on est obligé d’avoir recours à des ciseaux pour parvenir à la détacher.
Pour enrouler la ouate, on tiendra un morceau de cette dernière étalée entre le pouce et l’index de la main gauche, et après avoir préalablement mouillé l’extrémité de l’instrument dans un peu d’eau, pour lui donner du mordant, on décrira, avec le manche de l’instrument tenu de la main droite, un mouvement de torsion pendant lequel la ouate s’enroulera autour de la tige. Plus l’index et le pouce gauche presseront la ouate contre la tige, plus la solidité sera considérable.
Ce procédé, déjà employé depuis quelques années, concurremment avec le pinceau laryngien, par M. le Dr Cadier, à Paris, est depuis fort longtemp utilisé en otologie.
Enfin, il est bien évident que l’on pourra adapter au même manche des tiges convenablement disposées pour les attouchements du pharynx ou des arrière-fosses nasales (Dp E.-J. Mourk).
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fois, et garni d’un nouveau morceau de ouate propre, pour une autre occasion.
Injecteurs laryngiens. — On a inventé diverses sortes de seringues pour injecter les liquides dans la cavité laryngienne. Je ne conseille point ce mode de traitement (1) ; mais ceux qui voudront l’employer trouveront dans l’injecteur de Hartewelt (fig. 38) un instrument très commode. C’est un tube creux en volcanite, ayant une courbure convenable pour être introduit dans le larynx. A l’union du tube avec le mancbe, à la partie supérieure de l’instrument se trouve une petite cavité recouverte d’une membrane de caoutchouc, qui communique avec l’intérieur du tube. On remplit l’injecteur en faisant le vide dans le tube et en plaçant le bout de l’instrument dans la solution que l’on veut employer. Cet appareil se compose de deux
Fig. 38. — Injectedr en goutte de Hartwelt
parties, de sorte que le même mancbe peut servir aux différents tubes. Les extrémités des tubes sont également faites de manières différentes, les unes ont un grand nombre de petits trous, de telle sorte que le jet est très diffus, les autres n’ont qu’une seule ouverture dont le liquide s’échappe dans une direction, etc., etc. L’appareil à injection est tenu entre le pouce et le second doigt, l’index restant libre pour presser sur la membrane élastique, lorsque l’extrémité de l’instrument est introduite dans le larynx. Le regretté Dr Gibb se servait d’une petite seringue, terminée par une extrémité en argent, fine et recourbée, qui se terminait en une petite boule munie de petits trous par lesquels « une pluie de solution se distribuait dans le larynx. »
(1) Ce mode de traitement est à peu près inusité en France [Note des Traducteurs).
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La principale objection à faire à l’emploi des injecteurs, est qu’ils déterminent plus facilement que les pinceaux du spasme de la glotte, et de plus on ne peut pas limiter la quantité du liquide ou restreindre son application à certains points.
Pulvérisateurs, Inhalateurs. — Pour appliquer sur le larynx des liquides sous une forme pulvérulente, on a inventé plusieurs sortes de pulvérisateurs. Les tubes de Bergson, sont en réalité de beaucoup supérieurs aux autres. Ils ont été employés dans le pulvérisateur du Dr Andrew Clark, dans lequel une boule en caoutchouc fournit l’air qui pulvérise, et dans l’appareil de Siègle (flg. 39). dans lequel la pulvérisation du liquide se fait h
Fig. 39. — Pulvérisateur du professeur Siègle
l’aide de la vapeur (1). Tous deux sont de bons instruments. Le pulvérisateur à boule de caoutchouc est si connu qu’il est
(1) Nous employons et nous recommandons de préférence les pulvérisateurs à vapeur qui sont d’un usage beaucoup plus commode pour le malade qui n’a point à s’inquiéter de la température du liquide qu’il doit respirer. Un grand inconvénient du pulvérisateur à boule de caoutchouc est en effet la température variable de l’eau pulvérisée, souvent trop chaude au début de
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inutile d’en reproduire l’image. Le pulvérisateur du D- Solis Cohen (fig. 41) où l’on n’emploie qu’une seule boule est un instrument très utile. La pulvérisation continue n’est point un avantage pour la gorge puisque l’on ne peut continuellement respirer la vapeur. Il est donc plus convenable de se servir d’un jet interrompu, que l’on peut facilement produire au mo-
la séance de pulvérisation, elle devient rapidement trop froide, grâce au courant d’air froid qui produit la pulvérisation, et l’effet obtenu est souvent opposé à celui que l’on recherchait, la pulvérisation irrite au lieu de calmer. La fig. 40 représente l’appareil dont nous nous servons pour faire nos pulvérisations ; il est construit sur le modèle de beaucoup d’autres, mais il
Fig 40. — Pulvérisateur du Dr E.-J. Moure
a l’avantage d’être solide, peu coûteux et de plus le tube qui conduit la vapeur au point où doit s’opérer la pulvérisation a une direction oblique ; cette disposition permet de placer l’appareil sur une table ordinaire, et de Tecevoiv, sans se déplacer le jet dans le pharynx et à l’entrée des voies aériennes.
Le bouchon, auquel sont reliés les deux tubes de verre soudés à angles droit, par lesquels s’effectue la pulvérisation, est en outre solidement maintenu dans son tube, à l’aide d’un petit écrou vissé à. l’extrémité du tube. Par ce moyen, quand la pression de la vapeur est un peu trop considérable, ou lorsque l’appareil a servi pendant quelque temps, on n’a pas à craindre de voir le bouchon projolé à la figure du malade, et ce dernier brûlé par le jet de vapeur qui suit l’expulsion du bouchon. — (Ch. Dubois, fabricant, rue Saint-André-des-Arts, à Paris' .
Enfin, nous y avons ajou'.' une petite capsule qui n’est point représentée dans la figure et crv ; , on place au-dessous des tubes à l’aide d’un petit crochet, cette upsule est destinée à recueillir les gouttes de liquide qui s’écoul pendant que l’appareil fonctionne et qui viendraient tomber i,ar le meuble où il est placé (Dr E.-J. Moure).
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ment de chaque inspiration, et qui ne continue pas à couler pendant l’expiration et pendant le repos. Ces instruments pro-
Fig. 41. — Pulvérisateur a une seule boule du Dr Solis Cohen
a. Pointes de verre placées à angle droit ; — b. tube de caoutchouc vulcanisé destiné à empêcher la dispersion du jet; — c. fiole contenant le liquide médicamenteux ; — d. boule de caoutchouc à air.
duisent certainement une poudre plus fine, que ceux dans lesquels le liquide se pulvérise en venant se projeter sous forme d’un petit jet sur un disque ou un bouton, mais on peut leur faire cette objection sérieuse, que, dans tous les cas, un violent courant d’air ou de vapeur, accompagne le liquide pulvérisé. Lorsqu’il existe un peu de dyspnée, c’est une véritable objection. L’emploi des pulvérisateurs, dans les affections de la gorge est surtout indiqué dans le cas où, par suite de quelques circonstances, le malade ne peut voir assez souvent son médecin, et qu’il est alors obligé de diriger lui-même son traitement. Je ne recommande point l’emploi des pulvérisateurs pour les inhalations caustiques.
Pour l’inhalation des médicaments volatils, il suffit d’employer une certaine quantité de vapeur, mais on peut agir plus facilement avec l’aide de l’un des nombreux inhalateurs aujourd’hui en vogue. Les instruments les plus efficaces sont ceux dans lesquels le malade inhale de la vapeur mêlée à l’air, ce dernier traverse le liquide chaud, et devient alors parfaite-
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ment imprégné du principe actif du médicament. Dans les vapeurs inhalées où il n’existe pas un courant d’air suffisant, le remède a beaucoup moins d’action. L’inhalateur éclectic (fig. 42) est peut-être le plus parfait de tous ces instruments, mais il est plus embarassant.
Fig. 42. — Inhalateur éclectic
L’inhalateur se compose de trois parties a, b, et c. — a est un vase ouvert. C’est essentiellement le vase contenant, dans lequel on place de l’eau chaude et la solution médicamenteuse. On le voit en A contenant une bouteille d’eau, et au-dessus de la surface aqueuse se trouve un espace vide pour la vapeur ; — b est une espèce de couvercle, ressemblant à un gobelet renversé, il forme le couvercle du vase contenant. En A on le voit dans sa position normale, tandis que en B les côtés du vase sont figurés en diagramme. Le fond du gobelet forme le couvercle du vase et les côtés du gobelet plongent dans ce dernier en laissant en Ire les deux une chambre à air. Lorsque le vase contient une quantité suffisante d’eau les côtés du gobelet renversé ou le couvercle, s’enfoncent à peine de 12 millimètres au-dessous du niveau du liquide. La circonférence du couvercle est perforée de petits trous comme on le voit en x et la circonférence de ce qui serait le bord du gobelet est perforée également en x. Les ouvertures en haut et enbàs communiquent avec la chambre à air. Lorsque le malade inhale, l’air se précipite à travers les différents trous en z, puis à travers la chambre à air par l’autre série de trous en z, et va jusqu’à l’embouchure comme l’indiquent les flèches. Au centre de la surface supérieure du couvercle se trouve un tuyau en saillie auquel est adapté un tube flexible muni à son extrémité d’une embouchure en faïence à double valvule. Il existe sur le couvercle une ouverture par laquelle on enfonce un thermomètre destiné à marquer la température de l’eau ; — c, est pn support pour le vase, il est creusé pour recevoir une lampe à alcool.
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Fig. 43. — Inhalateur portatif de Martindale
A montre l’appareil prêt à fonctionner recouvert d’une laine qui empêche le refroidissement rapide. L’inhalateur B. n’est point recouvert ; c. est sa s partie supérieure qu’on peut retirer pour permettre de nettoyer l’appareil, et faciliter son emballage.
Fig. 44. — Inhalateur de Bullock pour hôpital
A» montre l’appareil prêt à fonctionner. — B. est le couvercule avec !e bout nasal pour les inhalations du nez
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L’inhalateur portatif de Martindale est un excellent appareil qui remplit la plupart des conditions de l’inhalateur écleclic, il est moins coûteux, et, étant fait en fer-blanc, il peut facilement se transporter sans courir aucun risque de se briser, (fig. 43).
L’inhalateur hospitalier de Bullock est pratique et peu coûteux. Il est en grés, mais son couvercle et le tuyau sont en fer blanc, la pièce buccale est recouverte de caoutchouc.
L’inhalateur à vapeur du D1' Lee (1) est un instrument fort utile, car il produit de la vapeur et dispense ainsi de faire des efforts inspiratoires. Pour l’inhalation des substances combustibles, telles que le sel de nitre, le stramonium, l’arsenic, etc., il n’est point nécessaire d’avoir un appareil, et on peut s’en
Fig. 45. — Inhalateur fumant
Cet appareil consiste en un vase de faïencé cylindrique (un vasé par le fait) qui mesure 4 pouces (5 cent.) de haut et 2 pouces (2 1/2 cent.) de diamètre. Un diaphragmé métallique ouvert occupe la partie supérieure du cylindre.
servir en les. brûlant simplement - dans une substance non inflammable. Néanmoins, il est utile d’avoir un appareil spécial, tel que l’inhalateur fumant surtout pour employer le papier nitré.
(1) Fabriquée par MM. Mawson et Tompson à Londres, et par Mathieu et fils à Paris.
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Les bouillottes à vapeur sont utiles dans les laryngites et la diphthérie. Le meilleur appareil de ce genre est la bouilotte à air pour le croup (ventilating croup-kettle) de MM. Allen
Fig. 46. — Bouillote a air pour le croup de MM. Allen
(fig. 47) qui donne constamment une petite quantité de vapeur à un état de division très fine.
Fig. 47. — Injecteur du D(' Rauchfuss a. est ua manche mobile. — b. la cavité où l’on place la poudre.
Insufflateurs. — Les substances réduites en poudre peuvent être introduites dans le larynx soit par l’insufflation, soit à l’aide de différents injecteurs. Ce moyen de traitement est déjà très ancien, il a. été introduit dans la pratique médicale par Aretée. Les insufflateurs en usage sont : 1° celui de Rauchfuss (fig. 47) dans lequel la poudre est chassée en pressant sur une boule élastique, située à l’extrémité de l’instrument ; 2° le tube à insufflation (fig. 48 ). Dans cet instrument, un morceau de tube élastique est attaché à l’extrémité libre d’un tube en
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caoutchouc vulcanisé. Mettant le bout libre du tube dans sa bouche, l’opérateur insuffle la poudre dans le larynx du malade.
Cet instrument est préférable à celui de Rauchfuss, car la pression subite du pouce sur la bouche de ce dernier instrument change la direction de l’extrémité de l’injecteur, et rend ainsi très difficile l’application exacte du médicament.
Fig. 48. — Tube insufflateur
a. est un manche mobile. — b. la cavité où l’on place la poudre. — c. un point d’arrêt qui ferme le passage jusqu’au moment où l’on presse. — d. valve qui permet à l'air dépasser près de l’extrémité laryngienne de l’instrument, mais qui empêche le malade d’expirer ou de tousser à travers le tube.
Porte-caustiques. — Pour appliquer du nitrate d’argent solide dans le larynx, le seul instrument véritablement sûr et commode pour la pratique est le porte-caustique recommandé par Lewin. Il est formé d’une tige d’aluminium, ayant la même courbure et la même longueur au-dessus et au-dessous de l’angle de l’instrument, que le pinceau laryngien. On rougit la tige à son extrémité, et on la trempe dans un peu de nitrate d’argent fondu au-dessus de la flamme d’une lampe à alcool, de telle sorte qu’une certaine quantité de nitrate adhère intimement au fil.
Le Dr Ch. Fauvel a imaginé un porte-caustique ingénieux, dans lequel, tandis que la tige de nitrate d’argent est bien renfermée, la pointe, grâce à un ressort à boudin qui la pousse par derrière, fait toujours saillie au dehors.
Le professeur Stœrk de Vienne, alors que la laryngoscopie ôtait encore dans l’enfance, fit également construire un portecaustique dans lequel le caustique restait caché jusqu’au
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moment où il était placé sur le point que l’on désirait toucher, alors en pressant sur un ressort placé sur le manche, le caustique sortait.
Ma lancette laryngienne contient un petit morceau de 111 d’aluminium qui peut se mettre à la place de la lame tranchante, et servir alors de porte-caustique sûr. Le nitrate d’argent s’attache au fil en le faisant fondre par le procédé que nous venons de décrire.
On a inventé d’autres instruments, mais la tige d’aluminium suffit à tous les besoins.
Electrodes laryngiens. — Ces instruments sont employés journellement par la plupart des laryngoscopistes.
A. Électrode laryngien : a. anneau métallique qui relie l'électrode à une chaîne, à une batterie ou à une machine électro-magnétique. — b. Extrémité du fil communiquant avec a. — c. pointe métallique, qui au moment où l’on appuie sur le manche d’ivoire d. vient se mettre en communication avec le point b. Le courant passe le long du fil e (qui est isolé .à l’aide de caoutchouc), à la boule métallique f. Cette dernière complète l’électrode n° 1. — ■ g. représente un électrode en forme de bêche qui sert à appliquer l’électricité sur les muscles crico-aryténoïdiens postérieurs. Le manche de l’instrument est en bois ou en verre.
B. est unecravate que porte le malade. — eh. est la chaîne qui relie la cravate à l’appareil qui fournit l’électricité.
Ils sont construits de telle manière que le courant ne doit pas passer à travers le métal ou l’éponge, tant que ces parties ne sont pas en contact avec les cordes vocales. L’instrument se tient à la main entre le pouce et le deuxième doigt ;
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lorsque l’éponge est placée dans la position voulue, l’opérateur presse avec son index sur la tige placée sur le manche, et le courant passe à travers le larynx et la peau extérieurement. En même temps, le malade se sert d’une cravate communiquant avec le second fil de la batterie.
Mon appareil a été modifié par le Dr Ch. Fauvel (fig. 50 A.), qui a réuni les deux pôles sur le même manche. Les deux branches sont isolées avec soin, et ce n’est que lorsque l’on touche la petite tige située sur la partie supérieure de l’instrument que le courant passe dans les deux boules de cuivre.
Dans un troisième instrument (fig. 50, B.), les électrodes sont plus largement séparés de telle sorte que l’on peut les mettre à cheval sur les replis ary-épiglottiques et embrasser le muscle crico-aryténoïdien latéral. Cette disposition est utile pour limiter le courant au muscle thyro-aryténoïdien.
Fig. 50. — Électrodes laryngiens n° 2 et 3
A. représente mon instrument modifié par le Dr Ch. Fauvel, et appelé électrode n° 2. Le courant passe entre les deux boutons en c. — B représente l’adducteur ou électrode n° 3. On l’introduit dans le larynx de telle façon que le pôle O soit en contact avec la corde vocale et le pôle U dans la fosse hyoïde. De cette manière, le muscle crico-aryténoïdien latéral se trouve embrassé entre les deux pôles. L’extrémité de l’électrode hyoïdien doit être à 5/8“ de pouce de distance et un peu en arrière du pôle qui s’applique sur la corde vocale.
Lancettes laryngiennes. —Il en existe de diiférentes sortes. Mon instrument est (formé d’un petit couteau ou d’une lancette à deux bords contenue dans un tube creux, convenablement recourbé pour être introduit dans le larynx. La lancette se trouve cachée dans V extrémité, en bee deeanard, du tube, jusqu’au moment où on la fait saillir en pressant sur un bouton
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